différence orthopédagogue neuropsychologue

Orthopédagogue et neuropsychologue : quelles différences ?

troubles neurodéveloppementaux : de quoi parle t on ?

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différences entre une orthopédagogue et un neuropsychologue

Orthopédagogue et neuropsychologue : quelles différences ?

différences entre une orthopédagogue et un orthophoniste

Dans le monde de l’accompagnement des enfants et adolescents en difficulté scolaire, les termes "orthopédagogue" et "neuropsychologue" reviennent souvent. Si ces deux professionnels jouent un rôle essentiel pour mieux comprendre et aider les élèves, ils ont des missions, des méthodes et des champs d’intervention très différents. Cet article vous aide à mieux cerner leurs spécificités et à comprendre leur complémentarité.

conseils d’une orthopédagogue

1. Qu'est-ce qu'un orthopédagogue ?

L’orthopédagogue est un spécialiste de la pédagogie qui accompagne les élèves rencontrant des difficultés dans leurs apprentissages (lecture, écriture, mathématiques, organisation). Sa pratique repose sur une approche éducative et individualisée, orientée vers la remédiation pédagogique.

Contrairement à un professionnel de santé, l’orthopédagogue ne pose pas de diagnostic. Son rôle est de :

  • Évaluer les obstacles pédagogiques : identifier les difficultés spécifiques dans le contexte scolaire.
  • Proposer des stratégies de contournement : enseigner des outils et méthodes permettant de surmonter ces obstacles (ex. : utilisation d’un logiciel pour un élève dysgraphique).
  • Renforcer les compétences transversales : attention, organisation, gestion du stress ou des émotions.

Par exemple, face à un élève ayant des difficultés en lecture, l’orthopédagogue peut enseigner des techniques de repérage des mots-clés ou proposer des outils pour faciliter la compréhension des textes.

2. Qu'est-ce qu'un neuropsychologue ?

Le neuropsychologue est un professionnel de santé spécialisé dans le lien entre les fonctions cognitives (mémoire, attention, fonctions exécutives, etc.) et le comportement. En France, il s’agit d’un psychologue ayant suivi une formation spécifique en neuropsychologie.

Le rôle du neuropsychologue inclut :

  1. L’évaluation cognitive :

    • À travers des tests standardisés (ex. : WISC pour le quotient intellectuel, TEA-Ch pour l’attention), il identifie les forces et faiblesses cognitives d’un individu.
    • Cette évaluation permet de diagnostiquer des troubles comme les troubles spécifiques des apprentissages (dyslexie, dyscalculie), le TDAH ou encore les troubles de la mémoire.

  2. La remédiation cognitive :

    • En France, le neuropsychologue propose également des séances de remédiation cognitive pour améliorer les fonctions déficitaires.
    • Par exemple, pour un enfant ayant un déficit attentionnel, il peut mettre en place des exercices visant à renforcer la concentration ou à améliorer la mémoire de travail.

La remédiation cognitive se distingue de la remédiation pédagogique : elle se concentre sur le développement des capacités cognitives en elles-mêmes, tandis que l’orthopédagogue travaille sur l’utilisation de ces capacités dans un contexte scolaire.

Différences entre orthopédagogue et neuropsychologue

Pour mieux comprendre les spécificités de chaque profession, voici un tableau comparatif :

Critères Orthopédagogue Neuropsychologue
Objectif principal Remédiation pédagogique : surmonter les obstacles dans le contexte école. Évaluation et remédiation cognitive : travailler sur les bases cognitives.
Approche Éducative et individualisée. Scientifique et médicale.
Méthodes Observation pédagogique, mise en place de stratégies pratiques. Tests standardisés, exercices spécifiques pour améliorer les fonctions cognitives.
Public concerné Apprenant avec ou sans diagnostic, en difficulté scolaire ou professionnelle. Personnes avec troubles cognitifs ou neurodéveloppementaux (enfants, adultes).
Lieu d’intervention Écoles, cabinets privés, contextes éducatifs. Cabinets médicaux, centres hospitaliers ou libéraux.

Exemple concret : Hugo, 9 ans, avec des troubles de l’attention

Hugo, 9 ans, a été diagnostiqué avec un trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH). Ses enseignants remarquent qu’il a du mal à se concentrer en classe et qu’il abandonne rapidement les tâches complexes.

1. L’intervention du neuropsychologue
 
  • Après avoir diagnostiqué le TDAH grâce à des tests spécifiques, le neuropsychologue propose des séances de remédiation cognitive.
  • Ces séances incluent des exercices pour renforcer les capacités attentionnelles d’Hugo, comme des jeux de mémorisation, des activités d’inhibition ou des tâches de double attention.
  • L’objectif est d’améliorer directement les fonctions cognitives sous-jacentes, pour qu’Hugo soit mieux équipé dans sa vie quotidienne et scolaire.
 
2. L’intervention de l’orthopédagogue
 
En complément, l’orthopédagogue aide Hugo à gérer les conséquences de son TDAH sur ses apprentissages. Par exemple :
      • Il lui enseigne des stratégies de régulation attentionnelle, comme faire des pauses courtes pendant les devoirs ou utiliser un minuteur pour rythmer son travail.
      • Il l’aide à organiser son matériel scolaire et à planifier ses tâches pour limiter les oublis.
      • Il valorise les progrès d’Hugo pour renforcer sa confiance en lui et réduire l’impact émotionnel de ses difficultés.

En combinant remédiation cognitive et remédiation pédagogique, Hugo bénéficie d’un accompagnement global, ciblé sur ses besoins spécifiques.

Complémentarité entre orthopédagogue et neuropsychologue

Les orthopédagogues et neuropsychologues ne jouent pas le même rôle, mais leurs interventions sont complémentaires. Tandis que le neuropsychologue agit sur les fonctions cognitives de base, l’orthopédagogue accompagne l’élève pour utiliser ces fonctions en contexte.

Cette collaboration est particulièrement précieuse pour les élèves ayant des troubles diagnostiqués, mais elle peut aussi s’étendre à des contextes plus larges, en impliquant enseignants, familles et autres professionnels de l’éducation.

En conclusion

Si l’orthopédagogue et le neuropsychologue interviennent tous deux auprès des élèves en difficulté, leurs approches diffèrent. Le neuropsychologue se concentre sur la compréhension et l’amélioration des fonctions cognitives grâce à des outils d’évaluation et de remédiation scientifique, tandis que l’orthopédagogue accompagne les apprenants dans l’application de ces compétences en situation pour surmonter leurs difficultés.

Leur collaboration permet une prise en charge complète et personnalisée, en s’adaptant aux besoins uniques de chaque élève. Que vous soyez parent, enseignant ou professionnel de l’éducation, travailler avec ces deux experts peut faire toute la différence dans le parcours d’un enfant.

Votre expérience avec ces professionnels a-t-elle fait évoluer votre compréhension ? Partagez vos témoignages en commentaire !

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Différences orthopédagogue orthophoniste

Orthopédagogue et orthophoniste : quelles différences ?

troubles neurodéveloppementaux : de quoi parle t on ?

Différences orthopédagogue orthophoniste

différences entre une orthopédagogue et un orthophoniste

Orthopédagogue et orthophoniste : quelles différences ?

différences entre une orthopédagogue et un orthophoniste

Dans l'univers de l'accompagnement, les termes "orthopédagogue" et "orthophoniste" sont souvent évoqués, mais ces deux professions ne recouvrent pas les mêmes réalités. L’un se concentre sur la rééducation, tandis que l’autre s’oriente davantage vers la remédiation pédagogique. Cet article explore ces deux métiers, leurs spécificités et leurs complémentarités.

conseils d’une orthopédagogue

1. Qu'est-ce qu'un orthopédagogue ?

L’orthopédagogue est un expert en pédagogie, dont le rôle principal est de soutenir les élèves rencontrant des difficultés d’apprentissage. En France, cette profession reste encore peu connue et n’est pas réglementée comme dans d’autres pays, tels que le Canada, où elle est bien structurée.  

L’objectif principal de l’orthopédagogue est de proposer des stratégies personnalisées à l’apprenant, en fonction de ses besoins et son potentiel pour surmonter des difficultés d’apprentissage. Ce travail s’appuie sur :  
 
Des observations et une évaluation fine : l’orthopédagogue identifie les obstacles spécifiques dans le processus d’apprentissage. 
 
Une approche de remédiation : il met en place des outils, des méthodes et des stratégies permettant à l’apprenant de contourner ou de dépasser ses difficultés.  
 
Le développement des compétences transversales : il renforce des capacités comme l’attention, la planification ou la gestion des émotions, qui impactent indirectement les apprentissages.  
 
L’orthopédagogue intervient sur les « symptômes » des difficultés scolaires, dans l’idée de mettre en place des stratégies de contournement de ceux-ci, sans aucune visée à « réparer » un trouble spécifique.  

2. Qu'est-ce qu'un orthophoniste ?

L’orthophoniste est un professionnel de santé paramédical spécialisé dans la rééducation des troubles de la communication, du langage et des apprentissages. En France, sa pratique est réglementée et nécessite un diplôme d’État obtenu après une formation de cinq ans.  
 
L’orthophoniste intervient dans le cadre de troubles diagnostiqués, tels que :  
– Les troubles du langage oral : retard de langage, dysphasie.  
– Les troubles du langage écrit : dyslexie, dysorthographie.  
– Les troubles liés à des pathologies neurologiques, auditives ou développementales.  
 
L’objectif de l’orthophoniste est d’effectuer une rééducation, c’est-à-dire de travailler directement sur la cause du trouble pour en atténuer les effets. Par exemple, en cas de dyslexie, l’orthophoniste propose des exercices visant à améliorer la reconnaissance des sons et des mots pour renforcer les bases du langage.  

Rééducation vs remédiation : une distinction clé

La rééducation vise à traiter un trouble ou une déficience identifiée. L’orthophoniste agit comme un thérapeute pour « réparer » des mécanismes défaillants ou inexistants. Par exemple, dans le cas d’une dysphasie, il travaille sur la structuration des phrases et l’articulation des sons.  

La remédiation, en revanche, cherche à contourner les difficultés en proposant des solutions adaptées. L’orthopédagogue aide l’apprenant à compenser ses faiblesses des stratégies spécifiques. Par exemple, un enfant dyslexique peut apprendre à s’appuyer sur des indices visuels pour comprendre un texte malgré ses difficultés de décodage.  
 
En d’autres termes, l’orthophoniste agit sur la cause, tandis que l’orthopédagogue agit sur les conséquences. 
 
Cette distinction souligne la première richesse du travail partenarial entre ces deux professions. En effet, sur un objectif commun, l’orthophoniste peut proposer une rééducation, tout en s’assurant le transfert et la généralisation des compétences travaillées le biais du travail de l’orthopédagogue, notamment dans la mise en place et l’exécution en contexte des adaptations soutenantes.

Un exemple concret : Maxime, 8 ans, dyslexique

Maxime, 8 ans, a un trouble spécifique des apprentissages avec déficit en lecture (anciennement nommé dyslexie). Il rencontre des difficultés à décoder les mots et à comprendre les textes qu’il lit. Voici comment un orthophoniste et un orthopédagogue peuvent intervenir de manière complémentaire :  
 
1. L’intervention de l’orthophoniste
 
   – L’orthophoniste commence une évaluation approfondie pour comprendre les spécificités du trouble de Maxime.  
 
   – Il met en place une rééducation ciblée pour renforcer les bases du langage écrit : reconnaissance des lettres, association des sons, amélioration de la mémoire phonologique.  
 
   – Grâce à des exercices réguliers, il vise à atténuer les impacts de la dyslexie en agissant directement sur les mécanismes cognitifs déficitaires.  
 
2. L’intervention de l’orthopédagogue
 
   – En parallèle, l’orthopédagogue travaille sur les conséquences de la dyslexie dans le contexte scolaire. Il aide Maxime à développer des stratégies pour compenser ses difficultés, comme l’utilisation d’outils numériques (logiciels de lecture vocale, correcteurs orthographiques) ou de techniques de repérage visuel dans un texte.  
 
   – Il accompagne également Maxime dans la gestion des émotions liées à ses échecs en lecture, en renforçant sa confiance en lui et en valorisant ses réussites.  
 
   – Enfin, il travaille sur des compétences transversales comme l’attention ou la planification, qui peuvent améliorer la capacité de Maxime à lire et à comprendre un texte.  
 
En combinant leurs efforts, l’orthophoniste et l’orthopédagogue offrent à Maxime un accompagnement global, alliant rééducation des bases et remédiation pratique.  
 

Complémentarité entre orthopédagogue et orthophoniste

Si l’orthophoniste agit dans le cadre médical pour traiter un trouble identifié, l’orthopédagogue s’inscrit dans une logique éducative en aidant l’élève à surmonter ses difficultés. Leur collaboration est particulièrement bénéfique dans des situations où le trouble du langage impacte directement les apprentissages.  

En conclusion

Orthopédagogue et orthophoniste sont deux professionnels clés pour accompagner les élèves en difficulté, mais ils ont des missions et des approches distinctes. Tandis que l’orthophoniste se concentre sur la rééducation des troubles de la communication, l’orthopédagogue met en place des stratégies de remédiation pour compenser les obstacles dans les apprentissages.  
 
Ces deux métiers, bien qu’indépendants, sont hautement complémentaires. En travaillant main dans la main, ils permettent d’offrir un soutien sur mesure aux élèves comme Maxime, leur permettant ainsi de développer leurs compétences et leur confiance en eux.  
 
Vous êtes orthopédagogue ou orthophoniste ? Partagez votre expérience et vos points de vue en commentaire pour enrichir cette réflexion !

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titre article : les différences entre un orthopédagogue et un enseignant spécialisé

Orthopédagogue et enseignant spécialisé : quelles différences ?

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différences entre une orthopédagogue et un enseignant spécialisé

Orthopédagogue et enseignant spécialisé : quelles différences ?

différences entre une orthopédagogue et un enseignant spécialisé

Dans le champ de l'éducation en France, les termes "orthopédagogue" et "enseignant spécialisé" sont souvent confondus. Pourtant, leurs rôles, leurs formations et leurs objectifs diffèrent considérablement. Cet article vise à éclaircir ces distinctions afin de mieux comprendre comment ces professionnels contribuent à la réussite des élèves ayant des besoins spécifiques.

conseils d’une orthopédagogue

1. Qu'est-ce qu'un orthopédagogue ?

L’orthopédagogue est un expert en pédagogie, dont le rôle principal est de soutenir les élèves rencontrant des difficultés d’apprentissage. En France, cette profession reste encore peu connue et n’est pas réglementée comme dans d’autres pays, tels que le Canada, où elle est bien structurée.  
Le travail de l’orthopédagogue repose sur une évaluation fine des difficultés de l’apprenant afin de lui proposer des stratégies pédagogiques adaptées. Ces interventions ne se concentrent pas directement aux matières scolaires : elles visent à renforcer des compétences transversales telles que l’organisation, l’autonomie, la motivation, l’activation, nécessaires à une entrée dans les apprentissages plus académiques.
 
Un orthopédagogue n’est pas un thérapeute ni un enseignant au sens strict. Il se situe à l’intersection de la pédagogie, de la psychologie de l’apprentissage et de l’éducation spécialisée, avec une approche individualisée, en fonction des besoins des apprenants.  

2. Qui est l'enseignant spécialisé ?

L’enseignant spécialisé est, comme son nom l’indique, un professeur ayant une formation spécifique pour travailler avec des élèves en situation de handicap ou de grande difficulté scolaire. En France, ces enseignants obtiennent leur certification grâce au CAPPEI (Certificat d’Aptitude Professionnelle aux Pratiques de l’Éducation Inclusive).  
Ils interviennent généralement dans des structures spécialisées (ULIS, SEGPA, ITEP) ou directement en classe ordinaire pour accompagner l’inclusion scolaire. Leur mission consiste notamment à adapter les contenus pédagogiques pour permettre à chaque élève d’atteindre son plein potentiel dans un cadre scolaire.

Les principales différences entre orthopédagogue et enseignant spécialisé

  • Le cadre d’intervention
– L’enseignant spécialisé exerce généralement au sein du système éducatif public ou privé sous contrat, avec un rôle institutionnalisé.  
 
L’orthopédagogue, en revanche, intervient souvent de manière privée, à domicile ou dans des centres spécialisés. Son action complète ou renforce celle des enseignants, mais il n’est pas rattaché directement à une école.  
 
  • La nature de l’accompagnement
– L’enseignant spécialisé adapte le programme scolaire en fonction des besoins spécifiques des élèves, tout en suivant les directives officielles de l’Éducation nationale.  
 
– L’orthopédagogue, quant à lui, élabore des stratégies individualisées pour surmonter des difficultés spécifiques. Son approche est centrée sur le processus d’apprentissage et non sur les contenus scolaires.  
 
  • La formation et la reconnaissance  
– En France, l’enseignant spécialisé dispose d’une formation reconnue l’État et d’un statut officiel.  
 
– L’orthopédagogue, bien qu’il possède souvent des compétences solides en pédagogie, exerce dans un cadre encore mal défini. Il peut être issu de formations variées (sciences de l’éducation, orthophonie, psychologie). Le métier cherche à se structurer et à être reconnu, notamment autour de l’Union des orthopédagogues de France et en proposant des formations spécifiques qualitatives en orthopédagogie.
 
  • Le public concerné
– Les enseignants spécialisés travaillent avec des élèves ayant des troubles avérés ou des situations de handicap identifiées, souvent dans le cadre d’un Projet Personnalisé de Scolarisation (PPS). Ils peuvent aussi, en fonction de leur spécialité, intervenir au sein du groupe classe pour des élèves identifiés à besoins éducatifs particuliers. Les ES-ADP (enseignants spécialisés chargés des aides à dominance pédagogique) sont d’ailleurs les enseignants dont les missions se rapprocheraient le plus de celles de l’orthopédagogue.
 
– Les orthopédagogues interviennent principalement auprès d’élèves qui ne sont pas forcément reconnus comme en situation de handicap (troubles des apprentissages, TDA/H, TSA, etc.) mais qui rencontrent des difficultés passagères ou récurrentes, qui deviennent des défis dans leur quotidien d’apprenant. 
Les orthopédagogues interviennent également auprès d’autres publics, en lien à l’apprentissage tout au long de la vie (jeunes adultes, adultes en reconversion, seniors, etc.) 
 

4. Un exemple concret : Adrien, 10 ans, et son défaut de fluence en lecture

Adrien, 10 ans, est en classe de CM2 et présente un défaut de fluence en lecture : il lit lentement, de façon saccadée, et cela impacte sa compréhension des textes. Dans ce cas, l’enseignant spécialisé et l’orthopédagogue peuvent collaborer pour l’accompagner, chacun selon ses compétences spécifiques.  
 
1. Intervention de l’enseignant spécialisé : 
 
   – L’enseignant spécialisé travaille directement sur la fluence de lecture d’Adrien. Il propose des exercices ciblés pour automatiser la reconnaissance des mots et fluidifier le passage de l’identification des mots à leur compréhension. Par exemple, il peut utiliser :  
 
     – Des relectures répétées pour permettre à Adrien de gagner en vitesse et en précision.  
 
     – Des outils comme les textes adaptés ou syllabés, qui diminuent la charge cognitive en rendant les mots plus accessibles.  
 
     – Des séances de lecture à voix haute guidées pour entraîner un rythme plus régulier et améliorer l’intonation. 
 
   – En classe, il adapte également les supports pédagogiques pour encourager la participation d’Adrien et le mettre dans des situations de réussite, tout en collaborant avec l’enseignant généraliste pour ajuster les attentes.  
 
2. Intervention de l’orthopédagogue :  
 
   – L’orthopédagogue intervient sur des aspects complémentaires en dehors de la classe, avec un focus sur les compétences transversales et les stratégies d’apprentissage. Son objectif n’est pas de « faire lire plus vite » directement mais d’aider Adrien à mieux gérer les obstacles liés à la lecture. Il peut :  
 
     – Travailler sur l’attention et la concentration, afin de s’assurer qu’Adrien se met bien en projet et maintient une activation face à l’exercice de lecture (un jeune qui décroche systématiquement au niveau attentionnel ne pourra forcément pas avoir une fluence efficiente).
  
     – Enseigner des stratégies de régulation, comme la manière de repérer les mots clés d’un texte ou de reformuler mentalement une phrase pour s’assurer de sa compréhension.  
 
     – Renforcer la confiance en soi d’Adrien face à ses difficultés en lecture, en le sensibilisant à ses points forts et en valorisant ses efforts.
  
   – L’orthopédagogue peut aussi aider Adrien à développer des compétences en organisation : comment planifier une lecture, gérer son temps ou identifier quand demander de l’aide.  
 
3. Une collaboration efficace :  
 
   – Ces deux approches se complètent parfaitement : tandis que l’enseignant spécialisé agit directement sur les compétences de fluence, l’orthopédagogue outille Adrien pour qu’il puisse mobiliser efficacement ses capacités malgré ses difficultés.  
 
   – Par exemple, si Adrien a un texte long à lire, l’orthopédagogue peut lui apprendre à segmenter sa lecture, à s’appuyer sur des aides visuelles ou à prendre des pauses stratégiques pour maintenir son attention.
 
Pendant ce temps, l’enseignant spécialisé continue d’entraîner les bases nécessaires à une lecture fluide.

5. Complémentarité des deux professions

Dans ce scénario, l’enseignant spécialisé et l’orthopédagogue travaillent en synergie pour accompagner Adrien de manière globale. Cette approche combinée lui permet non seulement de progresser en fluence, mais aussi de développer des outils pour mieux gérer sa lecture dans toutes les situations.  
 
Il est à noter que l’orthopédagogue aura beaucoup plus de facilités à atteindre les objectifs définis avec la famille et le jeune si le lien est fait avec l’équipe enseignante et qu’un travail partenarial se met en place. Cela permettra en effet de plus facilement transférer et généraliser des compétences acquises. 
 

En conclusion

Alors que l’enseignant spécialisé agit principalement au sein de l’école pour garantir l’inclusion des élèves à besoins éducatifs particuliers, l’orthopédagogue intervient en complément pour cibler des problématiques d’apprentissage spécifiques. Ces deux métiers, bien qu’encore trop souvent méconnus ou confondus, participent à un objectif commun : permettre à chaque élève de progresser à son rythme et de développer son plein potentiel.  
 
Vous êtes orthopédagogue ou enseignant spécialisé ? Partagez votre expérience en commentaire pour enrichir cette réflexion sur des pratiques professionnelles encore en évolution en France.  

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la neuroéducation

Réussir sa rentrée scolaire : 10 conseils d’une orthopédagogue…

troubles neurodéveloppementaux : de quoi parle t on ?

la neuroéducation

Conseils d'une orthopédagogue

Réussir sa rentrée scolaire : 10 conseils d’une orthopédagogue pour la passer en douceur

conseils d'une orthopédagogue

La rentrée scolaire peut être une période de défis et d'opportunités pour chaque apprenant, petit ou grand. Découvrez les conseils d'une orthopédagogue pour une rentrée réussie, où la connaissance de soi, la planification efficace, et la promotion de l'autodétermination sont les clés d'une rentrée sereine. Apprendre à mettre en place un environnement propice à la réussite tout en valorisant et en encourageant chacun à prendre en charge ses propres apprentissages, voici le programme !

conseils d’une orthopédagogue

La rentrée est un moment crucial dans la vie de chaque apprenant, qu’il s’agisse d’un enfant qui fait ses premiers pas à l’école, d’un étudiant qui entame une nouvelle année académique ou d’un salarié qui s’engage vers une nouvelle voie professionnelle. 

C’est une période qui peut susciter des inquiétudes et des défis, mais avec les conseils d’une orthopédagogue, vous pouvez faire en sorte que cette transition soit fluide et couronnée de succès.

Voici donc 10 conseils d’orthopédagogue, précieux pour réussir sa rentrée.

1. Préparez-vous mentalement

La première étape pour réussir votre rentrée est de vous préparer mentalement.

Prenez le temps de réfléchir à vos objectifs, à ce que vous souhaitez accomplir cette année et à ce qui vous motive et vous engage. Une attitude positive et une vision claire de vos aspirations sont essentielles pour vous aider à rester concentré tout au long de l’année, à vous engager dans le bon projet et de ce fait à apprendre mieux !

2. Établissez un planning de travail

La gestion du temps est une compétence cruciale pour atteindre ses objectifs. 

Créez un planning de travail qui inclut le temps alloué aux devoirs/tâches professionnelles, aux activités parascolaires et aux moments de détente. Avoir un planning organisé vous aidera à éviter le stress de dernière minute et à maintenir un équilibre sain entre le travail et les loisirs.

ATTENTION de bien différencier le temps que vous pensez mettre sur une tâche et celui que vous y passez réellement.

3. Organisez votre espace de travail

Un environnement de travail bien organisé favorise la concentration et la productivité. 

Assurez-vous d’avoir un espace de travail propre et rangé, avec tout le matériel nécessaire à portée de main. Identifiez et éliminez les distracteurs qui vous entourent, autant que possible, pour maximiser votre efficacité. 

4. Apprenez à vous connaître

La connaissance de soi est une compétence précieuse qui peut vous aider à réussir. Prenez le temps de réfléchir à vos forces et à vos points d’effort en tant qu’apprenant, à vos préférences d’apprentissage et à vos déclencheurs de stress. 

En comprenant mieux qui vous êtes en tant qu’apprenant et en vous exerçant à vous autoréguler, vous pourrez adapter au mieux vos méthodes d’étude et vos stratégies d’apprentissage, pour maximiser votre atteinte d’objectifs.

5. Fixez des objectifs réalistes

Établir des objectifs réalistes est crucial pour maintenir votre motivation tout au long de l’année. 

Les objectifs doivent être spécifiques, mesurables, atteignables, pertinents et limités dans le temps (SMART). En travaillant vers des objectifs concrets, vous serez plus susceptible de rester engagé et de réussir.

6. Prenez soin de votre bien-être

Réussir votre rentrée ne doit pas se faire au détriment de votre santé physique et mentale. Assurez-vous de dormir suffisamment, de manger équilibré, de pratiquer régulièrement une activité physique et d’avoir des relations sociales de qualité. En respectant ces quelques règles, vous faites du bien à votre corps et … à votre cerveau !

Le bien-être est la clé de la concentration et de la performance.

7. Demandez de l'aide en cas de besoin

N’ayez pas peur de demander de l’aide si vous rencontrez des difficultés. Votre famille, vos amis, vos enseignants ou collègues et votre orthopédagogue sont là pour vous soutenir. 

Plus tôt vous demandez de l’aide, plus facilement vous surmonterez les obstacles.

8. Utilisez des techniques d'organisation

Les techniques d’organisation, telles que la prise de notes efficace (vive les outils de pensée visuelle), la planification des révisions (on espace ces temps de révision et on met en place un apprentissage actif à l’aide de flashcards) et la gestion des devoirs sont des compétences essentielles pour assurer votre année. 

Apprenez ces techniques et utilisez les régulièrement pour optimiser votre apprentissage.

9. Restez motivé et persévérez

La motivation peut diminuer au fil du temps, mais il est essentiel de rester motivé et persévérant. Rappelez-vous pourquoi vous avez choisi la voie que vous suivez actuellement et visualisez les bénéfices à long terme. Visualisez le chemin déjà parcouru et au besoin réajustez vos objectifs.

Souvenez-vous aussi du fait qu’un apprentissage nouveau passe forcément une phase d’effort et entrainera de la fatigabilité. Accrochez-vous !

Les moments de doute font partie du parcours, mais la persévérance est la clé du succès.

10. Célébrez vos réussites

N’oubliez pas de célébrer vos réussites, grandes ou petites. Reconnaître vos accomplissements vous donnera une motivation supplémentaire pour continuer à vous accrocher. 

En suivant ces 10 conseils orthopédagogiques, vous serez bien préparé pour réussir votre rentrée. Et pour aller plus loin, vous pouvez télécharger le petit guide « Un temps de devoirs zen ».

Enfin, n’oubliez pas que chaque apprenant est unique, alors adaptez ces conseils en fonction de vos propres besoins personnels. Avec une attitude positive, de la persévérance et un bon plan en place, vous pouvez atteindre vos objectifs et réaliser votre plein potentiel. Bonne rentrée !

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Magazine Innovation en education

Magazine Innovation en education – Ressources supplémentaires

Magazine Innovation en education

Magazine Innovation en education – Ressources supplémentaires

J'ai dernièrement eu la chance, suite à la demande de Julien Peron, de rédiger un article dans le magazine Innovation en education.

Ce numéro, intitulé « Ces perles que l’on apprend pas à l’école » met en avant les soft skills, les compétences psycho sociales et autres pépites trop peu souvent mises en avant dans les écoles. 
Et si Julien m’a contactée, c’est pour parler Inclusion évidemment. Un article pour dépoussiérer les idées préconçues mais aussi des idées et astuces pour sensibiliser à la différence et entrer dans une réelle inclusivité. On y parlera besoins, pédagogie de projet, compétences psycho sociales, métacognition, etc. A découvrir prochainement donc…

ressources pratiques supplémentaires

  • Pour précommander ce numéro, rdv sur le site du magazine : Innovation en education
  • Ci-dessous, l’article en question, intitulé : « Inclusion, que mettre en place pour que ça ne soit plus une option »
  • Ci-dessous, un padlet (enrichi les prochianes semaines, qui reprend des ressources et outils complémentaires à l’article.

Fait avec Padlet

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