compréhension de consignes

Compréhension de consignes : un enjeu majeur de l’apprentissage

troubles neurodéveloppementaux : de quoi parle t on ?

compréhension de consignes

présomption de compétences

Compréhension de consignes : un enjeu majeur de l’apprentissage

compréhension de consignes

La compréhension de consignes est l’un des fondements de tous les apprentissages, quel que soit l’âge ou le contexte d’enseignement. Pourtant, c’est aussi l’une des sources de difficulté les plus sous-estimées dans les environnements éducatifs. Un apprenant peut disposer de connaissances solides, de compétences réelles, et néanmoins se retrouver en échec… simplement parce que le traitement de la consigne n’a pas été possible.

compréhension de consignes

Comprendre une consigne ne se résume pas à la lire ou à l’entendre. C’est un processus complexe, qui mobilise :

  • l’inhibition,

  • l’attention,

  • la flexibilité cognitive,

  • la mémoire de travail,

  • la planification,

  • le langage,

  • et la capacité à s’auto-observer.

Cet ensemble forme un écosystème invisible, souvent négligé. Cet article propose une analyse complète des enjeux liés à la compréhension de consignes, ainsi que des outils concrets pour soutenir les apprenants, en particulier ceux qui bénéficient d’un accompagnement orthopédagogique.

Compréhension de consignes : de quoi parle-t-on réellement ?

Dans la plupart des situations éducatives, une consigne représente un pont entre l’intention de l’accompagnant et l’action de l’apprenant.
Elle peut sembler simple… mais elle mobilise en réalité une chaîne d’opérations mentales :

✔ 1. L’attention sélective

Repérer que la consigne commence. Se tourner cognitivement vers elle.

✔ 2. L’inhibition

Mettre en pause ce que l’on faisait avant. Ne pas agir trop vite.

✔ 3. Le repérage du verbe d’action

Entourer mentalement le mot-clé qui donne la direction : décrire, classer, justifier, comparer, trier…

✔ 4. Le traitement des contraintes

Repérer les éléments importants mais souvent discrets :
« en deux phrases », « sans calculatrice », « avec justification », « dans l’ordre », « en respectant le modèle ».

✔ 5. Le séquençage

Organiser les étapes dans un ordre logique.

✔ 6. La planification

Décider comment réaliser la tâche, avec quels outils, et dans quel délai.

✔ 7. L’auto-vérification

Relire la consigne, vérifier que l’action correspond bien à ce qui est demandé.

Chaque étape peut devenir un point de fragilité. Mais surtout : chaque apprenant peut se perdre à un endroit différent du parcours.

2. Pourquoi la compréhension de consignes pose-t-elle autant de défis ?

🔸 Raison 1 : Les consignes sont souvent implicites

Certaines consignes supposent des habitudes, des références implicites, des sous-entendus.
Pour un apprenant qui n’a pas internalisé ces codes, elles deviennent un casse-tête.

🔸 Raison 2 : La surcharge cognitive

Une consigne trop longue ou trop dense mobilise plus de ressources que ce que la mémoire de travail peut contenir.

🔸 Raison 3 : Le décalage entre la perception et le traitement

Comprendre les mots d’une consigne ≠ comprendre la tâche cognitive attendue.

🔸 Raison 4 : Les fonctions exécutives

Un grand nombre d’erreurs de consigne ne sont pas des erreurs de savoir, mais des difficultés liées à :

  • l’attention,

  • la flexibilité(changer de piste),

  • l’inhibition (ne pas foncer trop vite),

  • la planification.

🔸 Raison 5 : Le manque d’explicitation

Les consignes sont souvent données comme si elles étaient naturellement évidentes, alors qu’elles nécessitent une réelle pédagogie.

Identifier le point de blocage : la clé d’un accompagnement efficace

La plupart des outils orthopédagogiques structurés s’accordent sur un point : Pour aider un apprenant à comprendre une consigne, il faut d’abord repérer la compréhension se perd.

C’est le principe de La Carte des Points de Blocage, un outil qui distingue quatre moments critiques :

1️⃣ Début — blocage d’activation

L’apprenant n’enclenche pas le traitement de la consigne.

2️⃣ Milieu — blocage de séquençage

La consigne est comprise partiellement, mais l’ordre des actions se perd.

3️⃣ Fin — contrainte oubliée

La tâche est faite, mais une contrainte essentielle n’a pas été respectée.

4️⃣ Vérification — attendus évaporés

L’apprenant ne parvient pas à relire la consigne ou à vérifier son travail.

Cette analyse simple permet d’adapter la stratégie exactement au bon endroit, au lieu de répéter la consigne en entier (ce qui ne résout pas le problème).

Des stratégies efficaces pour améliorer la compréhension de consignes

Les pratiques les plus efficaces reposent sur trois principes :
expliciter, structurer, rendre visible.

✔ 1. Expliciter les verbes d’action

Classer, décrire, justifier, comparer…
Chaque verbe correspond à une tâche mentale.
Les expliciter transforme immédiatement la clarté de la consigne.

✔ 2. Segmenter la consigne

Diviser en 2–4 briques cognitives permet :

  • de réduire la charge mentale ;

  • d’installer un fil conducteur ;

  • de donner des repères concrets.

✔ 3. Visualiser

Les supports visuels facilitent le traitement :
flèches, encadrés, étapes, pictogrammes.

✔ 4. Intégrer un rituel de vérification

Un apprenant qui ne vérifie jamais ne progresse jamais.
Un rituel simple — objectif / contrainte / relecture — change tout.

✔ 5. Développer la métacognition

L’apprenant apprend à reconnaître :

  • ce qui lui manque,

  • à quel moment il décroche,

  • ce qu’il peut faire pour se ré-ancrer.

✔ 6. Travailler l’autonomie progressive

Quand l’apprenant demande systématiquement « On fait quoi ? », il ne manque pas de compréhension : il manque d’ancrage.
Les outils comme PACTE permettent d’installer une autonomie réelle.

Le rôle de l’orthopédagogue dans la compréhension des consignes

Analyser finement le fonctionnement d’apprentissage de l’apprenant
L’orthopédagogue observe les moments où la compréhension bascule : les hésitations, les micro-pauses, les erreurs de verbes, les ruptures dans le séquençage.
L’objectif n’est pas de juger, mais de comprendre comment l’apprenant traite l’information afin d’adapter l’accompagnement.


Rendre visible l’invisible
Dans les premières secondes d’une consigne, énormément d’éléments se jouent :
activation, inhibition, repérage du verbe, hiérarchisation.
L’orthopédagogue aide à déplier ce processus métacognitif pour l’apprenant mais aussi pour l’adulte qui l’accompagne.
Ce sont des mécanismes souvent silencieux, quasi automatiques et les rendre visibles change profondément la posture d’accompagnement.


Outiller l’apprenant
L’accompagnement passe des supports concrets :

  • cartes visuelles,

  • systèmes de repérage,

  • étapes simplifiées,

  • routines de vérification,

  • outils de segmentation.

L’objectif est de rendre la consigne manipulable, observable et moins abstraite.
Ces outils deviennent des repères sécurisants qui soutiennent l’autonomie et la compréhension.


Ajuster les stratégies
Une même consigne peut être mal comprise pour des raisons très différentes.
L’orthopédagogue aide à choisir la stratégie qui correspond exactement au point de blocage :
ralentir, découper, reformuler, visualiser, mettre en relief les contraintes, etc.
Il s’agit de passer d’un accompagnement “général” à un accompagnement ciblé, précis, et réajusté.


Responsabiliser les apprenants
Au cœur de l’approche orthopédagogique se trouve l’idée de rendre l’apprenant acteur :
observer → évaluer → réagir.
Cela passe des phrases-rituels, des auto-questions simples, des moments de pause active.
On développe ainsi :

  • l’auto-observation,

  • la compréhension de son propre fonctionnement,

  • la capacité à corriger le tir en cours de tâche.

C’est la clé de l’autodétermination.


Sensibiliser les équipes éducatives
Partage d’observations, mise en lumière des mécanismes, transmission d’outils simples, repères concrets et adaptés, pour découvrir :

  • comment une consigne se construit,

  • pourquoi certains apprenants “ratent” le début,

  • comment repérer les signes,

  • comment adapter la consigne sans tout réécrire.

Cette sensibilisation vise avant tout à créer une culture commune : celle de la consigne explicite, accessible et sécurisante.

Compréhension de consignes : un levier d’inclusion

Améliorer la compréhension des consignes ne relève pas seulement de l’efficacité pédagogique :
c’est une démarche d’accessibilité.

👉 Rendre une consigne accessible, c’est rendre la tâche faisable.
👉 Rendre la tâche faisable, c’est rendre la réussite possible.

Et cela vaut pour tous les apprenants, en particulier ceux en situation de handicap, ceux non oralisants, ceux en autorégulation, ceux à besoins spécifiques.

Conclusion

La compréhension de consignes est bien plus qu’un prérequis technique : c’est un pilier de l’autonomie, de la confiance, et du développement des fonctions exécutives.
Avec les bons outils, les bonnes observations et une pédagogie explicite, chaque apprenant peut devenir capable de traiter, analyser et suivre une consigne… sans surcharge, sans décrochage, et avec un sentiment réel de compétence.

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Compréhension de consignes : un levier d’inclusion

Compréhension de consignes : un levier d’inclusion

différences entre orthopédagogue et psychopédagogue

Différences entre orthopédagogue et psychopédagogue : comprendre pour mieux…

troubles neurodéveloppementaux : de quoi parle t on ?

différences entre orthopédagogue et psychopédagogue

présomption de compétences

Différences entre orthopédagogue et psychopédagogue : comprendre pour mieux accompagner

accompagnement orthopédagogique

De plus en plus de familles recherchent des professionnels capables d’accompagner leur apprenant dans ses apprentissages. Difficultés scolaires, perte de confiance, démotivation ou encore troubles neuro développementaux : les besoins sont variés, et les parents veulent trouver l’aide la plus adaptée. Mais face à la diversité des métiers, une confusion fréquente apparaît : « Quelle est la différence entre un orthopédagogue et un psychopédagogue ? »

différences entre orthopédagogue et psychopédagogue

Les deux professions s’inscrivent dans le champ de l’accompagnement, mais leur angle d’approche diffère. Le psychopédagogue agit plutôt sur la cause des difficultés d’apprentissage : émotions, vécu, rapport à l’école. L’orthopédagogue, quant à lui, accompagne davantage la régulation des apprentissages : il observe les stratégies de l’apprenant, les rend conscientes et les renforce ou les ajuste pour qu’il gagne en autonomie.

Plutôt que d’opposer ces deux métiers, il est plus juste de les voir comme complémentaires : deux regards différents sur un même objectif, celui de permettre à chaque apprenant de progresser avec confiance et efficacité.

L’orthopédagogue : soutenir la régulation et développer des stratégies

Une approche centrée sur « comment » l’apprenant apprend

Le cœur de l’orthopédagogie est de s’intéresser à la manière dont un apprenant s’y prend pour apprendre. Quels outils utilise-t-il ? Comment planifie-t-il son travail ? Sait-il observer sa propre démarche, évaluer ses réussites, réagir quand une méthode échoue ? Ces questions touchent directement aux stratégies de régulation.

L’orthopédagogue n’ pas vocation à enseigner une compétence scolaire pure. Il analyse et accompagne les processus qui sous-tendent les apprentissages : la planification, l’organisation, la flexibilité cognitive, la gestion de l’effort et du temps, la capacité à persévérer ou à se réorienter.

Une pédagogie explicite et métacognitive

Concrètement, l’orthopédagogue utilise une pédagogie explicite : il montre, décompose, verbalise les stratégies. Il aide l’apprenant à réfléchir sur sa façon d’apprendre (c’est la métacognition) pour qu’il puisse ensuite ajuster ses méthodes en autonomie.

Exemple : un apprenant peine à résoudre des problèmes de mathématiques. L’orthopédagogue ne se contente pas de lui donner la formule. Il l’aide à analyser les étapes, à repérer les indices dans l’énoncé, à planifier sa démarche, puis à vérifier sa réponse. À chaque étape, il l’invite à se poser des questions : « Qu’est-ce qui a marché ? Qu’est-ce que tu pourrais faire autrement la prochaine fois ? ».

Une intervention sur les conséquences visibles… mais pas seulement

On dit souvent que l’orthopédagogue travaille sur la conséquence : c’est vrai dans la mesure où il agit sur ce qui se manifeste dans les apprentissages (les erreurs, les blocages méthodologiques, les difficultés scolaires). Mais il ne se limite pas à la tâche : il s’intéresse à la personne dans sa capacité à réguler ses apprentissages.

En ce sens, l’orthopédagogue ne contourne pas seulement les difficultés. Il accompagne l’apprenant dans la construction d’une posture réflexive : apprendre à observer son fonctionnement, à évaluer ses stratégies et à s’autoréguler. C’est une approche profondément personnalisée, qui prend en compte la singularité de chaque apprenant.

Le psychopédagogue : agir sur les causes et restaurer la disponibilité à apprendre

Comprendre l’agent causal

Le psychopédagogue, de son côté, cherche à identifier les causes qui empêchent l’apprenant d’entrer dans les apprentissages. Ces causes sont souvent d’ordre émotionnel, relationnel ou motivationnel. Il peut s’agir de :

  • l’anxiété face aux évaluations,

  • une perte de confiance en soi,

  • une démotivation après des échecs répétés,

  • un vécu scolaire douloureux (moqueries, harcèlement),

  • des tensions familiales qui perturbent l’équilibre.

Là où l’orthopédagogue s’intéresse au « comment » l’apprenant apprend, le psychopédagogue explore le « pourquoi » il n’arrive pas à apprendre dans de bonnes conditions.

Une approche qui restaure le désir d’apprendre

L’accompagnement psychopédagogique passe l’écoute, la verbalisation et des outils pour apaiser les émotions, renforcer l’estime de soi et redonner du sens aux apprentissages. Le psychopédagogue aide l’apprenant à se réconcilier avec l’école, à dépasser ses peurs et à retrouver la motivation d’apprendre.

Exemple : un apprenant refuse d’ouvrir son cahier de mathématiques, persuadé qu’il est « nul » dans cette matière. Le psychopédagogue va travailler sur l’origine de cette croyance, l’accompagner pour reconstruire une image positive de ses capacités et l’aider à aborder les mathématiques avec moins de crainte.

Cause et régulation : deux focales complémentaires

Dire que le psychopédagogue agit sur la cause et l’orthopédagogue sur la régulation permet de clarifier les rôles sans réduire la complexité.

  • Le psychopédagogue libère la disponibilité à apprendre en levant les freins internes.

  • L’orthopédagogue transforme cette disponibilité en stratégies concrètes, en renforçant la régulation des apprentissages.

L’un ne va pas sans l’autre. Un apprenant peut retrouver confiance grâce à un psychopédagogue, mais il aura besoin d’un orthopédagogue pour apprendre à organiser son travail. Inversement, un apprenant peut progresser en méthodologie avec un orthopédagogue, mais si son anxiété reste paralysante, l’apport psychopédagogique sera indispensable.

Illustrations concrètes

1. Apprenant en difficulté de lecture

Un apprenant de CE2 peine à décoder les mots. L’orthopédagogue intervient pour enseigner des stratégies de lecture et automatiser les étapes. Mais si cet apprenant refuse de lire à voix haute peur du ridicule, le psychopédagogue travaille sur la confiance et l’acceptation de l’erreur.

2. Adolescent démotivé

Un collégien dit : « Ça ne sert à rien, je n’y arriverai jamais ». Le psychopédagogue explore les causes de cette démotivation, aide à restaurer une image positive de soi et redonne du sens aux apprentissages. Ensuite, l’orthopédagogue intervient pour proposer des stratégies concrètes (gestion du temps, méthodes de révision) afin de transformer cette motivation retrouvée en progrès visibles.

3. Trouble de l’attention

Un apprenant avec TDAH a du mal à s’organiser et se décourage. L’orthopédagogue propose des outils visuels, des routines et des techniques de régulation de l’attention. Mais si l’apprenant vit des remarques constantes sur son « agitation » et développe une faible estime de lui-même, l’apport psychopédagogique est nécessaire pour travailler sur la cause émotionnelle.

Comment choisir en tant que parent ?

  • Observer la difficulté principale

    • Si le problème est d’abord émotionnel (anxiété, refus scolaire, découragement), la psychopédagogie peut être le point de départ.

    • Si le problème est méthodologique (organisation, stratégies, compréhension), l’orthopédagogie est prioritaire.

  • Tenir compte du contexte

    • Avant un examen ou une échéance proche, l’orthopédagogie peut apporter des stratégies rapides.

    • En cas de blocage global, la psychopédagogie permet de reconstruire la disponibilité à apprendre.

  • Penser complémentarité

    • Les deux métiers se renforcent mutuellement : travailler sur les causes tout en développant des stratégies maximise les chances de réussite.

  • Dialoguer avec les professionnels

    • N’hésite pas à poser la question : « Selon vous, faut-il d’abord travailler sur les causes ou sur les stratégies de régulation ? ». Un professionnel compétent saura situer son rôle et, si nécessaire, orienter vers une approche complémentaire.

Conclusion

Les différences entre orthopédagogue et psychopédagogue tiennent avant tout à leur angle d’approche. Le psychopédagogue agit sur la cause des difficultés : il restaure la motivation, apaise les émotions, libère l’envie d’apprendre. L’orthopédagogue, lui, accompagne la régulation des apprentissages : il observe les stratégies de l’apprenant, les rend conscientes et les développe pour qu’il gagne en autonomie.

Deux métiers différents, mais un même objectif : que chaque apprenant puisse avancer avec confiance, découvrir ses ressources et trouver le plaisir d’apprendre.

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FAQ – Différences entre orthopédagogue et psychopédagogue

1. Quelles sont les principales différences entre orthopédagogue et psychopédagogue ?
Le psychopédagogue agit sur la cause (émotions, motivation, vécu scolaire), tandis que l’orthopédagogue accompagne la régulation (méthodes, stratégies, organisation).

2. Qui consulter en priorité ?
Tout dépend de la difficulté principale : blocage émotionnel → psychopédagogie ; besoin de méthodes et d’outils concrets → orthopédagogie.

3. Est-il possible de consulter les deux ?
Oui, et c’est souvent pertinent : les approches se complètent, l’une levant les freins, l’autre apportant des stratégies concrètes.

4. L’orthopédagogue s’occupe-t-il uniquement des apprentissages scolaires ?
Il s’occupe surtout de la régulation des apprentissages, mais cela inclut aussi l’organisation, la gestion de l’effort et le développement de l’autonomie.

5. Le psychopédagogue remplace-t-il un psychologue ?
Non. Le psychopédagogue intervient dans le champ des apprentissages, mais n’a pas vocation à poser un diagnostic clinique ou à traiter une pathologie.

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autorégulation dans les apprentissages

Autorégulation dans les apprentissages : rôle des parents

troubles neurodéveloppementaux : de quoi parle t on ?

autorégulation dans les apprentissages

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Autorégulation dans les apprentissages : rôle des parents

accompagnement orthopédagogique

La scène se répète dans bien des foyers. C’est la fin de la journée, l’heure des devoirs. Un apprenant s’installe à la table, cahier ouvert, crayon en main. Au bout de quelques minutes, les soupirs s’enchaînent : « C’est trop dur… Je comprends rien… ». Le parent, témoin de cette bataille silencieuse, hésite. Faut-il expliquer la consigne ? Donner un exemple ? Laisser l’apprenant se débrouiller ? Ou, au contraire, intervenir rapidement pour éviter la crise de larmes qui s’annonce ?

accompagnement orthopédagogique

Ces moments, que beaucoup de familles connaissent, révèlent toute la complexité de l’accompagnement scolaire à la maison. Car l’enjeu n’est pas seulement de vérifier que les devoirs sont faits. Il est beaucoup plus profond : il s’agit d’aider l’apprenant à développer une compétence clé qui l’accompagnera toute sa vie, bien au-delà des bancs de l’école. Cette compétence, c’est l’autorégulation dans les apprentissages.

Mais que recouvre exactement cette notion ? Pourquoi est-elle si importante ? Et surtout, comment les parents peuvent-ils jouer un rôle actif, sans se transformer en enseignants bis ? C’est à ces questions que nous allons répondre, en mêlant explications simples, exemples concrets et conseils pratico-pratiques.

Comprendre l’autorégulation dans les apprentissages

Une compétence qui fait la différence

L’autorégulation dans les apprentissages, c’est la capacité qu’a un apprenant à gérer son propre processus d’apprentissage. Concrètement, cela veut dire qu’il est capable de planifier son travail, observer ce qu’il fait, évaluer si cela fonctionne, puis ajuster ses stratégies en conséquence.

Les chercheurs en sciences de l’éducation s’accordent : les apprenants qui développent tôt cette compétence réussissent mieux à l’école, non pas parce qu’ils sont « plus intelligents », mais parce qu’ils savent comment apprendre. Ils deviennent capables d’anticiper une difficulté, de chercher une autre méthode quand la première échoue, de persévérer malgré un obstacle.

Le lien avec les fonctions exécutives

L’autorégulation repose sur ce que les neurosciences appellent les fonctions exécutives. Ces capacités cognitives se situent dans le cortex préfrontal, et elles agissent comme un véritable chef d’orchestre :

  • La planification permet d’organiser une tâche, de prévoir les étapes nécessaires.

  • L’inhibition aide à résister aux distractions (exemple, ne pas céder à l’envie de jouer avec son crayon au lieu de finir un exercice).

  • La flexibilité cognitive permet de changer de stratégie lorsqu’une méthode ne fonctionne pas.

Ces fonctions se développent progressivement, de la petite enfance jusqu’à l’âge adulte. Et elles se renforcent la pratique, notamment grâce à l’accompagnement des parents.

Un exemple concret

Imaginons un apprenant de CM2 qui prépare une dictée. En se relisant, il observe qu’il oublie souvent les accents : c’est l’étape d’observation. Il constate que sa méthode – relire une seule fois – ne suffit pas : c’est l’évaluation. Il choisit alors de surligner les mots difficiles et de les vérifier deux fois : c’est la réaction.

Ce cycle, apparemment simple, est le cœur de l’autorégulation dans les apprentissages. Chaque fois qu’un apprenant vit ce processus, il muscle son autonomie.

Le rôle des parents : accompagner sans remplacer

Les parents ont une place essentielle dans le développement de cette compétence. Mais attention : il ne s’agit pas de se transformer en professeur de mathématiques ou en coach scolaire permanent. Le rôle parental est d’un autre ordre : créer les conditions pour que l’apprenant devienne acteur de son propre apprentissage.

Créer un environnement propice

Avant même de parler de méthodes, il est important de soigner le cadre. Un espace calme, dégagé des distractions, avec le matériel nécessaire à portée de main, facilite la concentration. Des routines régulières – exemple toujours commencer les devoirs à la même heure – sécurisent l’apprenant et l’aident à entrer dans la tâche plus facilement.

Un parent peut aussi instaurer des pauses planifiées. Les apprenants ne peuvent pas rester concentrés indéfiniment : une pause toutes les 20 à 30 minutes permet de souffler et d’éviter la saturation.

Encourager plutôt que faire à la place

C’est l’un des points les plus délicats. Face à la difficulté de leur apprenant, beaucoup de parents ressentent le besoin de donner la réponse pour éviter la souffrance ou la perte de temps. Pourtant, l’apprentissage ne se fait pas en recevant des solutions toutes prêtes, mais en cherchant soi-même.

Le rôle du parent est donc d’accompagner le questionnement. Quelques exemples :

  • « Qu’est-ce que tu comprends dans cette consigne ? »

  • « Qu’est-ce que tu pourrais essayer ? »

  • « Est-ce que tu as déjà réussi un exercice de ce type ? Comment avais-tu fait ? »

Ces questions guident l’apprenant, tout en le laissant maître de ses choix.

Valoriser l’effort et normaliser l’erreur

Apprendre, c’est accepter de se tromper. Malheureusement, beaucoup d’apprenants associent l’erreur à l’échec et perdent confiance en eux. Les parents peuvent jouer un rôle clé en valorisant l’effort : « Je vois que tu as persévéré », « Tu as essayé une autre stratégie ».

L’idée est de déplacer le regard du résultat vers le processus. Ainsi, l’apprenant comprend que se tromper n’est pas grave, tant qu’il réfléchit à ce qu’il pourrait faire différemment la prochaine fois.

Stratégies concrètes pour soutenir l’autorégulation dans les apprentissages

Le pouvoir des questions métacognitives

Les questions métacognitives sont de petites phrases qui aident l’apprenant à réfléchir sur sa façon d’apprendre. Elles peuvent être intégrées à trois moments clés :

  • Avant : « Comment vas-tu t’y prendre ? »

  • Pendant : « Est-ce que ta stratégie marche ? »

  • Après : « Qu’est-ce qui a bien fonctionné ? Qu’est-ce que tu feras différemment la prochaine fois ? »

Ces questions, répétées régulièrement, deviennent peu à peu des réflexes que l’apprenant se posera lui-même.

Des outils visuels simples et efficaces

Certains apprenants ont besoin de supports concrets pour mieux se repérer. Une check-list peut les aider à découper une tâche en étapes. Un minuteur visuel (comme un Time Timer) leur permet de gérer le temps sans se décourager. Un schéma en arbre peut aider à choisir une stratégie quand on se sent bloqué.

L’idée n’est pas d’accumuler les outils, mais de trouver ceux qui correspondent à l’apprenant et de les utiliser régulièrement.

Instaurer un rituel d’auto-évaluation

En fin de séance de travail, le parent peut proposer un petit rituel simple :

  • une réussite du jour,

  • une difficulté rencontrée,

  • une idée pour progresser.

Ce moment de recul, court mais régulier, installe une habitude réflexive. C’est exactement ce qui nourrit l’autorégulation dans les apprentissages.

Coopérer avec l’école

Enfin, il est essentiel de maintenir un dialogue entre la maison et l’école. Parfois, un apprenant réussit à s’autoréguler dans un contexte mais pas dans l’autre. Partager les observations avec l’enseignant ou l’orthopédagogue permet de mieux comprendre son profil et d’harmoniser les pratiques.

Les pièges à éviter

Le contrôle excessif

Beaucoup de parents, peur de l’échec, contrôlent chaque étape du travail. Mais à force de tout vérifier, ils privent leur apprenant de l’occasion d’expérimenter. L’autorégulation se construit l’expérience, pas la surveillance.

La punition de l’erreur

Lorsque chaque erreur est sanctionnée ou critiquée, l’apprenant finit craindre l’apprentissage lui-même. Il évite de prendre des risques et n’ose plus essayer. Or, l’erreur est une étape normale et même nécessaire dans le processus.

La comparaison avec les autres

Dire à un apprenant : « Regarde ton frère, il a fini plus vite » ou « Tes camarades y arrivent mieux » est décourageant. Chaque apprenant a son rythme. Comparer ne motive pas : cela mine la confiance et peut provoquer le décrochage.

Conclusion

L’autorégulation dans les apprentissages n’est pas un luxe ou une compétence réservée aux « bons élèves ». C’est un savoir-faire universel, indispensable pour avancer avec autonomie, confiance et persévérance.

Les parents, leur posture, leurs encouragements et les petits gestes du quotidien, jouent un rôle central dans ce développement. Leur mission n’est pas d’apporter toutes les réponses, mais de créer un environnement où leur apprenant ose chercher, se tromper, essayer à nouveau.

Accompagner un apprenant dans l’autorégulation, c’est l’aider à devenir autonome. Mais c’est aussi, à plus long terme, l’accompagner vers une vie d’adulte capable de s’adapter, d’apprendre et de se former tout au long de son parcours.

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FAQ – Autorégulation dans les apprentissages

1. Qu’est-ce que l’autorégulation dans les apprentissages ?
C’est la capacité d’un apprenant à planifier, observer, évaluer et ajuster ses stratégies afin de mieux apprendre et progresser de manière autonome.

2. Pourquoi l’autorégulation dans les apprentissages est-elle importante ?
Parce qu’elle favorise la confiance en soi, la persévérance et l’autonomie, trois piliers de la réussite scolaire et de la vie adulte.

3. Comment les parents peuvent-ils encourager cette compétence ?
En créant un cadre adapté, en posant des questions métacognitives et en valorisant les efforts plutôt que les résultats.

4. Quels sont les pièges les plus fréquents ?
Contrôler chaque étape, punir les erreurs ou comparer l’apprenant à d’autres. Ces attitudes freinent le développement de l’autonomie.

5. Quels outils simples peuvent être utilisés à la maison ?
Des check-lists, des minuteurs visuels, des rituels d’auto-évaluation ou des schémas pour aider à choisir une stratégie.

6. À quel âge commence l’autorégulation dans les apprentissages ?
Elle émerge dès la primaire, se développe au collège et au lycée, et continue de s’affiner à l’âge adulte.

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Orthopédagogie et accompagnement des élèves à besoins particuliers

Orthopédagogie et accompagnement des élèves à besoins particuliers :…

troubles neurodéveloppementaux : de quoi parle t on ?

Orthopédagogie et accompagnement des élèves à besoins particuliers

présomption de compétences

Orthopédagogie et accompagnement des élèves à besoins particuliers : une approche centrée sur les besoins

accompagnement orthopédagogique

L’école est aujourd’hui confrontée à une mission ambitieuse : accueillir et accompagner chaque apprenant dans sa singularité. Parmi eux, les élèves dits « à besoins particuliers » représentent une réalité de plus en plus visible. Derrière cette expression, on retrouve une grande diversité de profils : enfants présentant des troubles du langage ou des apprentissages, jeunes avec un TDAH ou un TSA, apprenants ayant vécu des parcours scolaires chaotiques, ou encore élèves en situation de handicap. Si la loi et les politiques éducatives ont inscrit l’inclusion comme un principe incontournable, la mise en pratique reste un défi quotidien. Comment proposer un accompagnement efficace, qui respecte à la fois les besoins spécifiques des apprenants et les contraintes d’une classe ordinaire ? Comment éviter de réduire l’apprenant à son diagnostic tout en lui permettant d’avancer dans ses apprentissages ? C’est précisément à ces questions que l’orthopédagogie et l’accompagnement des élèves à besoins particuliers apportent des réponses. Cette discipline, encore peu connue en France mais en plein essor, propose une approche originale et profondément humaine : partir des besoins réels de l’apprenant plutôt que de son trouble, travailler à partir de ses forces, et construire des passerelles entre le monde scolaire et le monde paramédical pour favoriser le transfert et la généralisation.

accompagnement orthopédagogique

Dépasser le trouble : accompagner besoins

L’une des principales spécificités de l’orthopédagogie réside dans son refus de réduire l’apprenant à une étiquette. Trop souvent, le parcours d’un enfant est défini un diagnostic : dyslexique, dyspraxique, TDAH, TSA… Ces termes permettent certes d’identifier des profils, mais ils enferment aussi parfois dans des catégories rigides.

L’orthopédagogie adopte une autre perspective. Elle considère qu’au-delà d’un diagnostic, ce sont les besoins réels de l’apprenant qui doivent guider l’accompagnement. Deux enfants ayant reçu le même diagnostic n’auront pas forcément les mêmes besoins. Par exemple, deux apprenants dyslexiques : l’un pourra avoir besoin de renforcer le décodage et l’identification rapide des mots, tandis que l’autre, à l’aise dans ce domaine, aura surtout besoin de travailler la compréhension en lecture ou la production écrite.

Centrer l’accompagnement sur les besoins plutôt que sur le trouble, c’est aussi éviter de figer l’apprenant dans une identité déficitaire. C’est lui rappeler qu’il n’est pas « un trouble », mais un apprenant avec des forces, des fragilités, et un potentiel à déployer. Cette approche change radicalement la posture : on ne cherche pas à corriger ce qui manque, mais à soutenir ce qui est nécessaire pour progresser.

Un rôle de passerelle entre scolaire et paramédical

L’autre force de l’orthopédagogie, c’est sa place singulière entre deux univers : le scolaire et le paramédical.

Le monde scolaire est celui de la classe, de l’enseignant et des apprentissages quotidiens. Le paramédical, lui, mobilise orthophonistes, ergothérapeutes, psychomotriciens ou encore psychologues. Chacun de ces acteurs joue un rôle crucial, mais leurs logiques ne sont pas toujours les mêmes. Le paramédical se concentre sur la rééducation d’une fonction cognitive ou motrice, tandis que le scolaire s’attache à la progression dans les programmes.

L’orthopédagogie et l’accompagnement des élèves à besoins particuliers se situent au carrefour de ces deux logiques. L’orthopédagogue traduit le langage des uns pour le rendre utile aux autres. Il prend appui sur les bilans et les observations des professionnels de santé, et les transforme en stratégies concrètes que l’apprenant pourra utiliser en classe.

Prenons un exemple : un bilan orthophonique montre qu’un enfant a des difficultés de mémoire de travail. Le paramédical proposera des exercices spécifiques pour renforcer cette fonction. L’orthopédagogue, lui, se demandera : « Comment cette difficulté se manifeste-t-elle dans les apprentissages scolaires ? Quelles stratégies l’apprenant peut-il mettre en place pour contourner ce frein ? » Cela pourra passer la mise en place d’étapes intermédiaires dans les consignes, l’utilisation de supports visuels ou l’entraînement à la verbalisation des étapes d’un raisonnement.

En ce sens, l’orthopédagogie est un maillon de cohérence. Elle assure que ce qui se travaille en séance spécialisée ne reste pas isolé, mais puisse être transféré dans la classe et dans la vie quotidienne de l’apprenant.

Remédiation plutôt que rééducation : contourner les difficultés

Une confusion fréquente consiste à croire que l’orthopédagogie est une forme de rééducation. Ce n’est pas le cas. La rééducation vise à corriger ou rétablir une fonction défaillante, comme on le ferait avec une rééducation orthophonique ou psychomotrice. L’orthopédagogie, elle, se situe dans une autre logique : celle de la remédiation.

Remédier, c’est identifier comment un apprenant fonctionne et l’aider à trouver des stratégies alternatives pour progresser malgré ses difficultés. Plutôt que de chercher à « réparer » un processus cognitif, on cherche à contourner l’obstacle en passant d’autres chemins.

Cela suppose une observation fine. L’orthopédagogue analyse les réussites et les échecs, identifie les points d’appui cognitifs et construit des solutions pragmatiques. Un apprenant qui peine à écrire un texte long pourra exemple être accompagné dans l’utilisation de cartes mentales pour structurer ses idées, ou d’outils numériques de dictée vocale pour faciliter la production écrite.

La remédiation, ce n’est donc pas « forcer l’apprenant à faire comme les autres », mais lui offrir des moyens adaptés pour atteindre le même objectif. En valorisant ses forces et en lui proposant des alternatives, on transforme la difficulté en opportunité d’apprentissage.

Engager la métacognition : apprendre à apprendre

L’accompagnement orthopédagogique ne se limite pas à transmettre des méthodes. Il cherche à développer chez l’apprenant une compétence encore plus précieuse : la capacité de réfléchir sur sa propre manière d’apprendre. C’est ce qu’on appelle la métacognition.

Concrètement, il s’agit d’amener l’apprenant à prendre conscience de ce qu’il fait, de ce qui fonctionne ou pas, et de ce qu’il pourrait essayer autrement. Cette démarche demande du temps et un guidage progressif. L’orthopédagogue questionne, reformule, propose des moments d’arrêt réflexifs.

Prenons un exemple en mathématiques. Un apprenant résout systématiquement les problèmes en posant des opérations, mais échoue lorsqu’il faut comprendre l’énoncé. L’orthopédagogue peut alors lui demander : « Qu’as-tu fait pour résoudre ce problème ? Est-ce que cela t’a aidé à comprendre ? Qu’aurais-tu pu faire autrement ? » Peu à peu, l’apprenant apprend à évaluer ses propres démarches et à ajuster ses choix.

Cette capacité métacognitive est un levier puissant. Elle permet non seulement d’améliorer les apprentissages scolaires, mais aussi de transférer les stratégies d’un contexte à l’autre : ce que j’ai appris à faire en mathématiques, je peux aussi l’utiliser en sciences, en lecture, ou dans la vie quotidienne.

Vers l’autodétermination : rendre l’apprenant acteur

Si l’orthopédagogie soutient la réussite scolaire, son ambition va bien au-delà. L’objectif ultime est de favoriser l’autodétermination des apprenants. L’autodétermination, c’est la capacité à faire des choix, à exprimer ses préférences, à se fixer des objectifs et à croire en sa capacité de réussir.

Un apprenant autodéterminé n’attend pas passivement que les solutions viennent de l’adulte. Il devient acteur de son parcours. Cela suppose que l’orthopédagogue lui donne les moyens de s’auto-observer, de s’auto-évaluer et de choisir parmi différentes options celle qui lui convient le mieux.

Imaginons un adolescent qui a du mal à s’organiser dans son travail scolaire. L’orthopédagogue ne lui impose pas une méthode unique. Il lui propose plusieurs outils : un agenda papier, une application numérique, un planning mural. L’adolescent essaie, compare, ajuste, et finit choisir l’outil qui lui correspond. Ce choix, parce qu’il est le sien, a plus de chances d’être durable et efficace.

En développant l’autodétermination,l’orthopédagogie prépare l’apprenant non seulement à réussir à l’école, mais aussi à devenir un adulte capable de s’adapter, de décider et de prendre en main son avenir.

En résumé : une approche globale et inclusive

Parler d’orthopédagogie et accompagnement des élèves à besoins particuliers, c’est mettre en lumière une approche éducative profondément inclusive. C’est refuser de réduire les apprenants à leur trouble et reconnaître leurs besoins spécifiques. C’est bâtir des passerelles entre le scolaire et le paramédical pour favoriser le transfert et la généralisation. C’est préférer la remédiation à la rééducation, afin d’ouvrir des voies alternatives vers la réussite.

C’est aussi engager les apprenants dans une démarche métacognitive, leur donner les clés pour apprendre à apprendre, et les accompagner sur le chemin de l’autodétermination.

Conclusion

L’école inclusive ne peut se contenter de discours. Elle nécessite des pratiques concrètes, ancrées dans une compréhension fine des besoins des apprenants. L’orthopédagogie et accompagnement des élèves à besoins particuliers apporte cette réponse. En se plaçant au service des apprenants à besoins particuliers, elle rappelle une évidence : chaque jeune a la capacité d’apprendre, à condition qu’on lui donne les bons outils et qu’on l’accompagne avec bienveillance et expertise.

Plus qu’un soutien scolaire, l’orthopédagogie est une démarche d’émancipation. Elle aide les apprenants à contourner leurs difficultés, à prendre conscience de leurs forces et à construire un chemin d’apprentissage qui leur ressemble. En ce sens, elle participe pleinement à une école où chacun trouve sa place et où la réussite devient possible pour tous.

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accompagnement orthopédagogique & présomption de compétences

Croire avant de voir : la présomption de compétences…

troubles neurodéveloppementaux : de quoi parle t on ?

accompagnement orthopédagogique & présomption de compétences

présomption de compétences

Croire avant de voir : la présomption de compétences au cœur de l’accompagnement orthopédagogique

accompagnement orthopédagogique

La présomption de compétences est un principe fondamental dans l'accompagnement orthopédagogique des apprenants, en particulier ceux à besoins éducatifs particuliers. Il repose sur l'idée que chaque apprenant, quel que soit son profil, possède des compétences et un potentiel à valoriser. Pourtant, dans de nombreuses situations éducatives, les élèves en difficulté sont perçus à travers leurs limites plutôt que leurs forces, ce qui peut freiner leur développement et leur engagement dans les apprentissages. Dans cet article, nous allons explorer en profondeur le concept de présomption de compétences, son impact sur les pratiques pédagogiques et les stratégies d'accompagnement qui favorisent un environnement éducatif plus inclusif et efficace.

accompagnement orthopédagogique

Présumer de leurs compétences, même quand elles ne sont pas visibles

La présomption de compétences, c’est cette posture qui invite à dire : « Je pars du principe que tu es capable, même si tu ne me l’as pas encore montré. »

Dans l’univers de l’orthopédagogie, elle est essentielle. Pourquoi ? Parce que nombre d’apprenants accompagnés vivent avec une accumulation de doutes, d’étiquettes, de diagnostics parfois lourds, et d’attentes réduites. Ils sont souvent confrontés à des adultes qui n’osent plus attendre d’eux une réussite possible. Pourtant, c’est dans le regard porté sur eux que commence souvent leur transformation.

L’accompagnement orthopédagogique ne peut être efficient que si ce regard est nourri de cette confiance : celle que les compétences sont là, parfois invisibles, parfois dormantes, parfois entravées… mais jamais absentes.

Une collection de posters pour incarner la présomption de compétences

Face à ce constat, j’ai conçu une collection de 10 posters illustrés à destination des apprenants et des adultes qui les accompagnent. Ces visuels sont pensés comme des déclencheurs de discussion, de réflexion, d’introspection pédagogique.

Chaque affiche met en scène une situation courante, un dialogue bref mais percutant, et une métaphore accessible à tous les âges : la graine qui pousse lentement, le puzzle incomplet, le masque invisible, le trésor caché…

🎯 Objectif : donner à voir ce que la présomption de compétences peut transformer, dans la posture de l’adulte comme dans le vécu de l’apprenant.

Pourquoi des images ? Parce que l’impact visuel est immédiat

Dans l’accompagnement orthopédagogique, on travaille souvent à reconstruire l’estime de soi, à relancer la motivation, à retisser des liens de confiance. Les mots sont importants… mais parfois, les images parlent plus fort.

Ces posters ont été pensés pour cela :

  • être affichés en classe, en salle d’attente, en réunion d’équipe, en cabinet

  • être commentés avec les apprenants, en groupe ou en individuel

  • ouvrir des discussions sur ce que l’on attend d’eux… et ce que l’on croit d’eux

Chaque poster inclut une bulle violette finale qui interpelle :
Et toi ? Qu’est-ce que tu pourrais faire si on croyait en toi ?

Une approche d'accompagnement orthopédagogique inclusive

  • L’enjeu n’est pas seulement d’accompagner « ceux qui réussissent moins », mais de bâtir une culture éducative où chaque apprenant est présumé compétent défaut.

    Cela suppose :

    • d’adapter avant de supposer une incapacité

    • de laisser le temps de comprendre, d’oser, d’échouer, de recommencer

    • de ne pas réduire l’apprenant à ce qu’il montre ici et maintenant

    • de traduire les comportements non pas comme des oppositions, mais comme des expressions d’un besoin

    Dans une séance d’accompagnement orthopédagogique, cette posture change tout. Elle rend l’adulte plus attentif, plus inventif, plus patient. Et l’apprenant, lui, se sent reconnu, légitime, capable.

Les 10 posters de la collection

Voici un aperçu des 10 métaphores visuelles qui composent la série :

  1. La graine à faire pousser
    👉 Parfois, il suffit de croire en l’apprenant et de lui laisser le temps d’éclore.

  2. Le puzzle incomplet
    👉 L’apprenant a des idées, mais il lui manque parfois les bons outils pour les assembler.

  3. Le volcan endormi
    👉 Ce n’est pas parce qu’un apprenant est silencieux qu’il n’a rien à dire.

  4. Le labyrinthe intérieur
    👉 Les idées sont là, elles cherchent simplement la sortie.

  5. Le masque invisible
    👉 Certains comportements masquent une peur, une fragilité, un besoin.

  6. La lampe à allumer
    👉 Une simple reformulation peut parfois faire jaillir la lumière.

  7. La montagne à gravir
    👉 L’effort fourni est parfois immense, même pour une tâche simple en apparence.

  8. Le ballon qui met plus de temps à gonfler
    👉 Chaque apprenant avance à son propre rythme. Et c’est ok.

  9. Le fil emmêlé
    👉 La pensée est là, mais elle demande un peu d’aide pour se dérouler.

  10. Le trésor caché
    👉 Derrière les apparences, il y a toujours quelque chose à découvrir.

L’impact sur les apprenants… et les adultes

Ce que nous croyons de l’autre influence profondément notre manière d’être avec lui. Un apprenant à qui l’on répète implicitement qu’il est incapable finira souvent y croire. À l’inverse, un apprenant que l’on regarde comme capable, même dans le doute, commence à se comporter comme tel.

💬 Ces affiches sont là pour rappeler à l’adulte le pouvoir de son regard.
💬 Elles sont là pour donner à l’apprenant le droit d’être autre chose que ses résultats.

Un outil pour les orthopédagogues, enseignants, AESH, parents, professionnels

La collection est gratuite et téléchargeable. Elle peut être utilisée pour :

  • introduire la présomption de compétences dans un atelier ou une formation

  • sensibiliser une équipe éducative

  • animer un groupe d’apprenants en situation de décrochage ou de doute

  • accompagner un changement de posture dans un établissement ou une structure médico-sociale

Conclusion : croire avant de voir, c’est le premier rôle d'un accompagnement orthopédagogique

L’accompagnement orthopédagogique est un art délicat. Il ne s’agit pas de “faire à la place”, ni de “faire plus” que ce que font les enseignants ou les thérapeutes. Il s’agit de croire assez fort en la personne accompagnée pour qu’elle se sente digne d’apprendre, digne de progresser, digne d’essayer.

Et parfois, tout commence une image, un mot, un geste.
Par une affiche sur un mur qui dit : « Je crois en toi, même quand tu n’y crois pas encore. »

🔎 À télécharger : la collection complète

👉 Collection « Croire avant de voir, une collection pour présumer de leurs compétences »
📥 Format PDF imprimable + version numérique (réseaux, carrousels, etc.)
📚 Licence libre pour un usage éducatif et pédagogique, avec OBLIGATION de la mention suivante « Réalisation Noémie COURTAIS, orthopédagogue – www.orthopedagogue-nord.com

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présomption de compétences

Présomption de compétences et accompagnement : un levier pour…

troubles neurodéveloppementaux : de quoi parle t on ?

présomption de compétences

présomption de compétences

Présomption de compétences et accompagnement : un levier pour la réussite éducative

rôle de l'orthopédagogue

La présomption de compétences est un principe fondamental dans l'accompagnement des élèves, en particulier ceux à besoins éducatifs particuliers. Il repose sur l'idée que chaque apprenant, quel que soit son profil, possède des compétences et un potentiel à valoriser. Pourtant, dans de nombreuses situations éducatives, les élèves en difficulté sont perçus à travers leurs limites plutôt que leurs forces, ce qui peut freiner leur développement et leur engagement dans les apprentissages. Dans cet article, nous allons explorer en profondeur le concept de présomption de compétences, son impact sur les pratiques pédagogiques et les stratégies d'accompagnement qui favorisent un environnement éducatif plus inclusif et efficace.

présomption de compétences

Qu'est-ce que la présomption de compétences ?

Le concept de présomption de compétences repose sur l’idée que chaque individu, y compris ceux en situation de difficulté ou de handicap, possède un potentiel à exploiter. Il s’oppose aux approches déficitaires qui se concentrent uniquement sur ce que l’élève ne sait pas faire.

Dans une approche basée sur la présomption de compétences, l’accompagnant (enseignant, orthopédagogue, éducateur) part du postulat que l’élève peut apprendre et progresser, à condition que l’environnement et les stratégies mises en place soutiennent son développement.

Ce principe trouve son origine dans les modèles pédagogiques inclusifs, notamment les approches inspirées du modèle RAI (Réponse à l’Intervention) et de l’accessibilité universelle en éducation.

🔹 Présomption de compétences vs. déficit de compétences

  • Approche déficitaire : Focalisation sur les difficultés, croyance selon laquelle certains élèves sont incapables d’apprendre sans aide constante.
  • Approche présomption de compétences : Croyance en la capacité d’apprendre de chacun, valorisation des forces et des stratégies d’adaptation.

Cette vision change profondément l’accompagnement éducatif et favorise une approche plus inclusive.

Pourquoi la présomption de compétences est essentielle dans l’accompagnement éducatif ?

2.1. Un impact direct sur la motivation et l’estime de soi

Lorsqu’un élève est constamment perçu comme incapable ou limité, il risque d’adopter une posture d’impuissance apprise : il intègre inconsciemment l’idée qu’il ne peut pas réussir et se désengage des apprentissages.

À l’inverse, en présumant de ses compétences, l’accompagnant lui envoie un message positif : « Tu es capable, tu as des ressources, et nous allons trouver ensemble comment les mobiliser. »

2.2. Une approche qui favorise l’inclusion

L’éducation inclusive repose sur l’adaptation des méthodes pédagogiques afin que tous les élèves puissent apprendre ensemble, sans être séparés selon leurs difficultés. La présomption de compétences est un levier clé pour éviter les effets de stigmatisation et favoriser une approche centrée sur les capacités plutôt que sur les limitations.

Exemple concret :

  • Un élève dyslexique peut être perçu comme ayant de grandes difficultés en lecture. Pourtant, il peut avoir une excellente « mémoire auditive » et être capable d’apprendre autrement (livres audio, reconnaissance vocale…).
  • Un enfant avec un trouble du spectre de l’autisme peut rencontrer des difficultés dans les interactions sociales, mais posséder des compétences analytiques et logiques remarquables.

En valorisant ces forces, on encourage une participation active plutôt qu’une mise à l’écart.

2.3. Un levier pour le développement des compétences de vie

Les compétences de vie (ou compétences psychosociales) sont essentielles à la réussite éducative et sociale. Parmi elles, on retrouve la gestion des émotions, la résolution de problèmes, la communication efficace

Or, ces compétences se développent mieux dans un climat de confiance et de valorisation des capacités. Un élève à qui l’on répète qu’il est capable d’apprendre développera davantage son sentiment d’efficacité personnelle, facteur clé de réussite.

Comment intégrer la présomption de compétences dans l’accompagnement ?

3.1. Adopter une posture de facilitateur

L’accompagnant joue un rôle clé : il doit croire au potentiel de l’élève et lui fournir les outils nécessaires pour qu’il prenne conscience de ses propres compétences. Cela passe :

  • Une écoute active et une reformulation positive des difficultés.
  • L’encouragement à l’autonomie en évitant le sur-accompagnement.
  • Une adaptation multimodale des supports d’apprentissage .

3.2. Miser sur des stratégies pédagogiques adaptées

Les méthodes d’enseignement doivent permettre à chaque élève d’exploiter ses compétences. Quelques exemples de stratégies efficaces :

  • L’enseignement explicite : Donner des consignes claires, modéliser les processus cognitifs.
  • L’auto-observation et l’autorégulation : Encourager les élèves à identifier ce qui fonctionne pour eux.
  • L’apprentissage coopératif : Travailler en binômes ou en groupes pour favoriser l’entraide et la valorisation des forces de chacun.

3.3. Valoriser les réussites et les efforts

Plutôt que de se focaliser uniquement sur la performance finale, il est important de reconnaître le chemin parcouru. Cela peut se faire à travers :

  • Des feedbacks positifs et constructifs.
  • La mise en place de journaux de progrès où l’élève note ses avancées.
  • Des rituels de reconnaissance des réussites, même minimes, pour renforcer la motivation

Défis et limites de la présomption de compétences

Bien que cette approche soit bénéfique, elle nécessite des ajustements et une réflexion continue :

  • Formation des professionnels : Certains enseignants ou accompagnants peuvent être influencés des croyances limitantes et avoir besoin d’un accompagnement pour changer leur posture.
  • Équilibre entre soutien et autonomie : Il ne s’agit pas de nier les difficultés, mais de trouver un juste milieu entre aide et responsabilisation.

Conclusion : la présomption de compétences, un changement de paradigme éducatif

La présomption de compétences est un levier puissant pour transformer l’accompagnement éducatif. Elle permet de créer un environnement plus inclusif, motivant et favorable à l’épanouissement des élèves.

En tant qu’orthopédagogue, il est essentiel de s’appuyer sur ce principe pour :
✅ Encourager la motivation et la persévérance scolaire.
✅ Favoriser l’inclusion et éviter la stigmatisation.
✅ Développer les compétences de vie et le sentiment d’efficacité personnelle.

Adopter cette posture, c’est croire en la capacité d’apprentissage de chacun et offrir aux élèves l’opportunité de révéler leur plein potentiel.

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rôle de l'orthopédagogue

Le rôle de l’orthopédagogue, sous l’angle du modèle RAI

troubles neurodéveloppementaux : de quoi parle t on ?

rôle de l'orthopédagogue

les enjeux liés au métier d'orthopédagogue

Le rôle de l’orthopédagogue, sous l’angle du modèle RAI

rôle de l'orthopédagogue

Le rôle de l’orthopédagogue est essentiel dans l’accompagnement des élèves en difficulté d’apprentissage. Spécialiste de l’apprentissage, il intervient pour identifier les obstacles cognitifs et proposer des stratégies adaptées. Son travail ne s'apparente pas à un soutien scolaire : il vise à développer l’autonomie et l’autodétermination des apprenants. Le modèle RAI (Réponse à l’Intervention) est une approche éducative structurée permettant d’intégrer efficacement les interventions de l’orthopédagogue. En ajustant l’intensité du soutien selon les besoins des élèves, ce modèle favorise une prise en charge progressive et adaptée. Dans cet article, nous allons explorer le rôle de l’orthopédagogue et son articulation avec le modèle RAI, afin de mieux comprendre comment son intervention contribue à la réussite éducative des élèves.

rôle de l’orthopédagogue

Qu’est-ce que le rôle de l’orthopédagogue ?

Le rôle de l’orthopédagogue est de soutenir les élèves en difficulté d’apprentissage en leur proposant des stratégies adaptées à leur profil cognitif et émotionnel. Contrairement à un enseignant, il ne se focalise pas uniquement sur la transmission des savoirs, mais sur l’identification des causes des difficultés scolaires et sur la mise en place de solutions concrètes.

Les missions de l’orthopédagogue incluent :

  • L’analyse des profils d’apprentissage pour adapter les stratégies d’accompagnement
  • La réduction de la charge cognitive, afin de faciliter la compréhension et la mémorisation
  • Le développement des compétences de vie, notamment l’autodétermination et l’autorégulation
  • La collaboration avec les enseignants et les parents, pour assurer une continuité dans le soutien pédagogique

Grâce à cette approche globale, le rôle de l’orthopédagogue dépasse celui d’un simple accompagnateur scolaire. Il agit comme un véritable médiateur de l’apprentissage, permettant aux élèves de mieux comprendre leur propre fonctionnement.

Le modèle RAI : une structure pour organiser le rôle de l’orthopédagogue

Le modèle RAI (Réponse à l’Intervention) repose sur une approche en trois niveaux pour offrir un soutien progressif aux élèves en difficulté :

  1. RAI 1 : L’enseignement universel – Adaptation pédagogique pour tous les élèves
  2. RAI 2 : L’intervention ciblée – Soutien spécifique pour certains élèves
  3. RAI 3 : L’intervention intensive – Accompagnement individualisé pour les élèves en grande difficulté

Ce modèle permet d’organiser le rôle de l’orthopédagogue en fonction des besoins des élèves, en assurant une intervention adaptée et évolutive.

Le rôle de l’orthopédagogue à travers les trois paliers du modèle RAI

RAI 1 : Un soutien pour tous les élèves

Le premier palier du modèle RAI concerne l’ensemble des élèves. L’objectif est de prévenir les difficultés d’apprentissage dès le départ. À ce stade, le rôle de l’orthopédagogue consiste à :

  • Sensibiliser et former les enseignants aux stratégies favorisant une meilleure compréhension pour tous
  • Encourager l’autorégulation des élèves, en leur apprenant à observer et ajuster leurs propres stratégies d’apprentissage
  • Adapter les méthodes pédagogiques pour qu’elles prennent en compte la diversité des profils d’apprentissage
  • Réduire la charge cognitive, en structurant mieux les informations et les consignes

En travaillant en collaboration avec les enseignants, le rôle de l’orthopédagogue est ici préventif, visant à limiter l’apparition des difficultés scolaires.

RAI 2 : Un soutien ciblé pour certains élèves

Quand certains élèves éprouvent des difficultés malgré un enseignement adapté, une intervention plus ciblée est nécessaire. À ce stade, le rôle de l’orthopédagogue est d’apporter un soutien spécifique :

  • Évaluer les forces et défis de l’élève pour proposer des stratégies adaptées
  • Travailler sur la motivation et la confiance en soi, en valorisant les progrès
  • Utiliser des outils adaptés, comme les aides technologiques ou les supports visuels
  • Assurer un suivi en collaboration avec les enseignants et les parents

Dans ce palier, le rôle de l’orthopédagogue devient plus individualisé. Son intervention aide l’élève à développer ses propres stratégies d’apprentissage, pour qu’il puisse mieux gérer ses défis scolaires.

RAI 3 : Un accompagnement intensif pour les élèves en grande difficulté

Le dernier palier du modèle RAI concerne les élèves qui nécessitent un suivi intensif. Le rôle de l’orthopédagogue est ici plus approfondi et repose sur une approche individualisée :

  • Analyser en profondeur les causes des difficultés pour proposer des solutions adaptées
  • Mettre en place un plan d’intervention 
  • Si nécessaire, recourir à des méthodes compensatoires pour contourner les obstacles à l’apprentissage
  • Travailler sur l’autonomie et la gestion du stress, afin d’aider l’élève à retrouver confiance en lui

À ce niveau, le rôle de l’orthopédagogue est essentiel pour éviter le décrochage scolaire et permettre à l’élève de progresser malgré ses défis.

Pourquoi le modèle RAI est essentiel pour organiser le rôle de l’orthopédagogue ?

L’intégration du modèle RAI dans l’accompagnement orthopédagogique permet de structurer le rôle de l’orthopédagogue de manière claire et efficace.

Les principaux avantages sont :

  • Une prise en charge précoce et évolutive, réduisant les risques d’échec scolaire
  • Une approche adaptée aux besoins individuels, favorisant une meilleure intégration des élèves
  • Une collaboration renforcée avec les enseignants, pour assurer une continuité pédagogique
  • Une meilleure autodétermination des élèves, en les aidant à développer leurs propres stratégies d’apprentissage

Grâce à cette approche, le rôle de l’orthopédagogue s’inscrit dans une dynamique proactive, visant à favoriser la réussite éducative à long terme.

Conclusion

En s’intégrant au modèle RAIle rôle de l’orthopédagogue s’organise en trois niveaux : prévention, intervention ciblée et accompagnement intensif. Cette approche permet d’ajuster le soutien en fonction des besoins de chaque élève, assurant ainsi une prise en charge efficace et progressive.

Au-delà de l’apprentissage académique, le rôle de l’orthopédagogue contribue aussi au développement des compétences de vie, comme l’autorégulation et l’autodétermination, permettant aux élèves de devenir acteurs de leurs apprentissages.

En somme, grâce à une intervention structurée et adaptée, le rôle de l’orthopédagogue devient un élément clé de la réussite scolaire et du développement personnel des élèves.

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role de l'orthopédagogue

L’orthopédagogue, un acteur essentiel et complémentaire dans l’accompagnement des…

troubles neurodéveloppementaux : de quoi parle t on ?

role de l'orthopédagogue

les enjeux liés au métier d'orthopédagogue

L’orthopédagogue, un acteur essentiel et complémentaire dans l’accompagnement des apprentissages

différences entre une orthopédagogue et un orthophoniste

Dans un article récemment publié, l’importance de la vigilance quant au choix des professionnels accompagnant les jeunes a été mise en avant. Cette précaution est effectivement cruciale pour permettre aux familles de faire des choix éclairés. Cependant, certains éléments relatifs à l’orthopédagogie méritent d’être clarifiés. En tant qu’orthopédagogue, je souhaite apporter un éclairage détaillé sur ce métier, son rôle, son utilité, ainsi que sa place dans le parcours éducatif et les recommandations de bonnes pratiques actuelles. L’objectif est de montrer en quoi l'orthopédagogie constitue une approche complémentaire et nécessaire, non substitutive, aux autres professionnels de santé et éducatifs, dans le cadre d’une approche globale de l’accompagnement de l’enfant et de l’adolescent.

les enjeux liés au métier d’orthopédagogue

L’orthopédagogue : un professionnel complémentaire, pas un substitut

L’une des idées faussement répandues est que l’orthopédagogie pourrait remplacer d’autres disciplines paramédicales ou éducatives. Il est important de souligner que l’orthopédagogue travaille en complémentarité avec les autres professionnels pour répondre aux besoins spécifiques de l’enfant. Contrairement à ce qui peut être sous-entendu, il ne s’agit pas de faire compétition avec d’autres métiers, mais de créer des synergies.

L’orthopédagogie est une discipline qui se concentre sur l’accompagnement des apprentissages et la prise en compte des particularités cognitives et émotionnelles des élèves. En effet, l’orthopédagogue intervient principalement pour :

  • Analyser le profil cognitif et émotionnel de l’élève sur le plan des apprentissages,
  • Mettre en place des stratégies adaptées pour faciliter l’apprentissage et l’autonomie,
  • Assurer une gestion des émotions et du stress qui peut impacter l’apprentissage.

Cela ne veut pas dire que l’orthopédagogue remplace un psychologue scolaire, un neuropsychologue, un orthophoniste, ou un ergothérapeute. Ces professionnels ont des rôles bien distincts, centrés sur des aspects spécifiques de la prise en charge. Par exemple, l’orthophoniste interviendra sur les troubles du langage, tandis que l’ergothérapeute travaillera sur l’adaptation des tâches motrices. L’orthopédagogue, quant à lui, intervient pour optimiser les capacités d’apprentissage, en travaillant sur des processus cognitifs plus larges.

La collaboration entre tous ces acteurs est indispensable pour garantir une prise en charge holistique et cohérente des jeunes. Ensemble, ces professionnels permettent de s’assurer que chaque enfant bénéficie d’un suivi global et complet.

Une profession en structuration

L’orthopédagogie, bien qu’encore en phase de structuration en France, connaît une évolution positive. Il est important de noter que le manque de cadre réglementaire ne reflète en aucun cas un manque de sérieux ou d’éthique. Au contraire, cela incite à une vigilance accrue en termes de formation, de certification et de pratiques professionnelles.

L’Union des Orthopédagogues de France (UOF), fondée dans le but de structurer et promouvoir la profession, ainsi que les écoles partenaires, œuvrent pour que l’orthopédagogie devienne un métier reconnu et respecté, fondé sur des principes rigoureux de formation continue, de recherche scientifique et de pratiques fondées sur des preuves.

Il est fondamental pour les familles de prendre en compte non seulement la réglementation, mais également la qualité de la formation et les compétences des orthopédagogues, s’assurant que les professionnels répondent à une pratique conforme aux exigences éthiques et pédagogiques.

En l’absence d’un cadre réglementaire strict, la profession d’orthopédagogue repose sur l’engagement et la rigueur des praticiens. Les orthopédagogues doivent s’assurer d’une mise à jour constante de leurs connaissances, pour offrir un accompagnement adapté aux défis cognitifs et émotionnels des élèves.

Orthopédagogie et recommandations des bonnes pratiques

L’orthopédagogie s’inscrit pleinement dans les recommandations de la Stratégie nationale 2023-2027 pour les troubles du neurodéveloppement (TND), qui met l’accent sur des axes-clés tels que la prévention, la formation et l’adaptation des pratiques aux besoins des élèves. Ces recommandations plaident pour un accompagnement individualisé qui inclut l’observation des spécificités cognitives et émotionnelles de l’enfant.

1. Une approche basée sur la prévention et la formation

La Stratégie TND recommande une formation continue des professionnels et une identification précoce des troubles. Dans cette perspective, l’orthopédagogue a un rôle central, non seulement en contribuant à la vigilance précoce des difficultés d’apprentissage, mais aussi en apportant des solutions adaptées. L’orthopédagogue est en mesure de soutenir les enseignants aux meilleures pratiques pédagogiques et de travailler avec eux pour prévenir la persistance des difficultés scolaires.

Le Conseil scientifique de l’éducation nationale (CSEN), dans ses orientations stratégiques, a aussi souligné l’importance de l’inclusion de la recherche scientifique dans les pratiques pédagogiques, soulignant que les enseignants et les praticiens doivent avoir une formation solide et actualisée pour adapter leurs pratiques aux besoins spécifiques de chaque élève.

2. L’accompagnement centré sur les besoins et l’autodétermination

L’un des enjeux majeurs de l’accompagnement des élèves est de développer leur autodétermination. Cela inclut la capacité à prendre des décisions concernant leur propre apprentissage, à comprendre leur fonctionnement cognitif et émotionnel, et à s’engager activement dans le processus d’apprentissage.

Les recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS) sur l’accompagnement des troubles du développement intellectuel insistent sur le fait que l’autodétermination est essentielle pour améliorer l’inclusion scolaire et sociale des élèves. L’orthopédagogue joue un rôle central dans ce processus, en apprenant aux élèves à identifier leurs forces et leurs difficultés et en leur offrant les outils pour mieux gérer leur parcours scolaire.

L’orthopédagogue aide les élèves à comprendre le processus d’apprentissage, ce qui permet d’augmenter leur autonomie, leur motivation, et leur capacité à s’auto-réguler dans leur travail scolaire.

3. Autorégulation et métacognition : une priorité dans l’accompagnement

Le développement de l’autorégulation et de la métacognition est également au cœur des recommandations actuelles. Par exemple avec le déploiement des établissements d’autorégulation, soutenu la délégation interministérielle !

Les recherches montrent que les élèves ayant une bonne maîtrise de leurs stratégies d’apprentissage, et qui savent comment ajuster leurs efforts, réussissent mieux à long terme.

Le dossier métacognition du CSEN explique que les élèves doivent apprendre à se connaître eux-mêmes : comprendre comment ils apprennent, pourquoi ils rencontrent certaines difficultés et comment y remédier. C’est précisément sur cet aspect que l’orthopédagogue intervient : en enseignant aux élèves des stratégies de réflexion sur leurs propres processus cognitifs et en les guidant vers des méthodes plus efficaces d’apprentissage.

En intégrant ces principes dans leur accompagnement, les orthopédagogues aident à réduire les obstacles cognitifs, à renforcer la confiance en soi et à promouvoir une approche autonome de l’apprentissage.

Conclusion : Un regard critique et une collaboration essentielle

Comme pour toutes les professions, y compris celles réglementées, il existe des pratiques diverses et parfois des dérives. L’enjeu, pour chaque parent et professionnel, est de rester vigilant, sans opposer les disciplines, mais en recherchant le meilleur accompagnement possible pour chaque enfant. Le choix d’un professionnel doit se baser sur la qualité de sa formation, son éthique et sa capacité à répondre aux besoins spécifiques de l’enfant.

L’orthopédagogue est un acteur incontournable dans l’accompagnement des élèves. Grâce à sa compréhension des processus cognitifs et émotionnels, il optimise les capacités d’apprentissage, encourage l’autonomie et l’autorégulation, tout en travaillant en étroite collaboration avec les autres professionnels du champ paramédical et éducatif.

L’objectif ultime est clair : offrir à chaque enfant les meilleures chances de réussite et d’épanouissement scolaire et personnel, dans un cadre collaboratif et cohérent.

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différence orthopédagogue neuropsychologue

Orthopédagogue et neuropsychologue : quelles différences ?

troubles neurodéveloppementaux : de quoi parle t on ?

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différences entre une orthopédagogue et un neuropsychologue

Orthopédagogue et neuropsychologue : quelles différences ?

différences entre une orthopédagogue et un orthophoniste

Dans le monde de l’accompagnement des enfants et adolescents en difficulté scolaire, les termes "orthopédagogue" et "neuropsychologue" reviennent souvent. Si ces deux professionnels jouent un rôle essentiel pour mieux comprendre et aider les élèves, ils ont des missions, des méthodes et des champs d’intervention très différents. Cet article vous aide à mieux cerner leurs spécificités et à comprendre leur complémentarité.

conseils d’une orthopédagogue

1. Qu'est-ce qu'un orthopédagogue ?

L’orthopédagogue est un spécialiste de la pédagogie qui accompagne les élèves rencontrant des difficultés dans leurs apprentissages (lecture, écriture, mathématiques, organisation). Sa pratique repose sur une approche éducative et individualisée, orientée vers la remédiation pédagogique.

Contrairement à un professionnel de santé, l’orthopédagogue ne pose pas de diagnostic. Son rôle est de :

  • Évaluer les obstacles pédagogiques : identifier les difficultés spécifiques dans le contexte scolaire.
  • Proposer des stratégies de contournement : enseigner des outils et méthodes permettant de surmonter ces obstacles (ex. : utilisation d’un logiciel pour un élève dysgraphique).
  • Renforcer les compétences transversales : attention, organisation, gestion du stress ou des émotions.

Par exemple, face à un élève ayant des difficultés en lecture, l’orthopédagogue peut enseigner des techniques de repérage des mots-clés ou proposer des outils pour faciliter la compréhension des textes.

2. Qu'est-ce qu'un neuropsychologue ?

Le neuropsychologue est un professionnel de santé spécialisé dans le lien entre les fonctions cognitives (mémoire, attention, fonctions exécutives, etc.) et le comportement. En France, il s’agit d’un psychologue ayant suivi une formation spécifique en neuropsychologie.

Le rôle du neuropsychologue inclut :

  1. L’évaluation cognitive :

    • À travers des tests standardisés (ex. : WISC pour le quotient intellectuel, TEA-Ch pour l’attention), il identifie les forces et faiblesses cognitives d’un individu.
    • Cette évaluation permet de diagnostiquer des troubles comme les troubles spécifiques des apprentissages (dyslexie, dyscalculie), le TDAH ou encore les troubles de la mémoire.

  2. La remédiation cognitive :

    • En France, le neuropsychologue propose également des séances de remédiation cognitive pour améliorer les fonctions déficitaires.
    • Par exemple, pour un enfant ayant un déficit attentionnel, il peut mettre en place des exercices visant à renforcer la concentration ou à améliorer la mémoire de travail.

La remédiation cognitive se distingue de la remédiation pédagogique : elle se concentre sur le développement des capacités cognitives en elles-mêmes, tandis que l’orthopédagogue travaille sur l’utilisation de ces capacités dans un contexte scolaire.

Différences entre orthopédagogue et neuropsychologue

Pour mieux comprendre les spécificités de chaque profession, voici un tableau comparatif :

Critères Orthopédagogue Neuropsychologue
Objectif principal Remédiation pédagogique : surmonter les obstacles dans le contexte école. Évaluation et remédiation cognitive : travailler sur les bases cognitives.
Approche Éducative et individualisée. Scientifique et médicale.
Méthodes Observation pédagogique, mise en place de stratégies pratiques. Tests standardisés, exercices spécifiques pour améliorer les fonctions cognitives.
Public concerné Apprenant avec ou sans diagnostic, en difficulté scolaire ou professionnelle. Personnes avec troubles cognitifs ou neurodéveloppementaux (enfants, adultes).
Lieu d’intervention Écoles, cabinets privés, contextes éducatifs. Cabinets médicaux, centres hospitaliers ou libéraux.

Exemple concret : Hugo, 9 ans, avec des troubles de l’attention

Hugo, 9 ans, a été diagnostiqué avec un trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH). Ses enseignants remarquent qu’il a du mal à se concentrer en classe et qu’il abandonne rapidement les tâches complexes.

1. L’intervention du neuropsychologue
 
  • Après avoir diagnostiqué le TDAH grâce à des tests spécifiques, le neuropsychologue propose des séances de remédiation cognitive.
  • Ces séances incluent des exercices pour renforcer les capacités attentionnelles d’Hugo, comme des jeux de mémorisation, des activités d’inhibition ou des tâches de double attention.
  • L’objectif est d’améliorer directement les fonctions cognitives sous-jacentes, pour qu’Hugo soit mieux équipé dans sa vie quotidienne et scolaire.
 
2. L’intervention de l’orthopédagogue
 
En complément, l’orthopédagogue aide Hugo à gérer les conséquences de son TDAH sur ses apprentissages. Par exemple :
      • Il lui enseigne des stratégies de régulation attentionnelle, comme faire des pauses courtes pendant les devoirs ou utiliser un minuteur pour rythmer son travail.
      • Il l’aide à organiser son matériel scolaire et à planifier ses tâches pour limiter les oublis.
      • Il valorise les progrès d’Hugo pour renforcer sa confiance en lui et réduire l’impact émotionnel de ses difficultés.

En combinant remédiation cognitive et remédiation pédagogique, Hugo bénéficie d’un accompagnement global, ciblé sur ses besoins spécifiques.

Complémentarité entre orthopédagogue et neuropsychologue

Les orthopédagogues et neuropsychologues ne jouent pas le même rôle, mais leurs interventions sont complémentaires. Tandis que le neuropsychologue agit sur les fonctions cognitives de base, l’orthopédagogue accompagne l’élève pour utiliser ces fonctions en contexte.

Cette collaboration est particulièrement précieuse pour les élèves ayant des troubles diagnostiqués, mais elle peut aussi s’étendre à des contextes plus larges, en impliquant enseignants, familles et autres professionnels de l’éducation.

En conclusion

Si l’orthopédagogue et le neuropsychologue interviennent tous deux auprès des élèves en difficulté, leurs approches diffèrent. Le neuropsychologue se concentre sur la compréhension et l’amélioration des fonctions cognitives grâce à des outils d’évaluation et de remédiation scientifique, tandis que l’orthopédagogue accompagne les apprenants dans l’application de ces compétences en situation pour surmonter leurs difficultés.

Leur collaboration permet une prise en charge complète et personnalisée, en s’adaptant aux besoins uniques de chaque élève. Que vous soyez parent, enseignant ou professionnel de l’éducation, travailler avec ces deux experts peut faire toute la différence dans le parcours d’un enfant.

Votre expérience avec ces professionnels a-t-elle fait évoluer votre compréhension ? Partagez vos témoignages en commentaire !

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Différences orthopédagogue orthophoniste

Orthopédagogue et orthophoniste : quelles différences ?

troubles neurodéveloppementaux : de quoi parle t on ?

Différences orthopédagogue orthophoniste

différences entre une orthopédagogue et un orthophoniste

Orthopédagogue et orthophoniste : quelles différences ?

différences entre une orthopédagogue et un orthophoniste

Dans l'univers de l'accompagnement, les termes "orthopédagogue" et "orthophoniste" sont souvent évoqués, mais ces deux professions ne recouvrent pas les mêmes réalités. L’un se concentre sur la rééducation, tandis que l’autre s’oriente davantage vers la remédiation pédagogique. Cet article explore ces deux métiers, leurs spécificités et leurs complémentarités.

conseils d’une orthopédagogue

1. Qu'est-ce qu'un orthopédagogue ?

L’orthopédagogue est un expert en pédagogie, dont le rôle principal est de soutenir les élèves rencontrant des difficultés d’apprentissage. En France, cette profession reste encore peu connue et n’est pas réglementée comme dans d’autres pays, tels que le Canada, où elle est bien structurée.  

L’objectif principal de l’orthopédagogue est de proposer des stratégies personnalisées à l’apprenant, en fonction de ses besoins et son potentiel pour surmonter des difficultés d’apprentissage. Ce travail s’appuie sur :  
 
Des observations et une évaluation fine : l’orthopédagogue identifie les obstacles spécifiques dans le processus d’apprentissage. 
 
Une approche de remédiation : il met en place des outils, des méthodes et des stratégies permettant à l’apprenant de contourner ou de dépasser ses difficultés.  
 
Le développement des compétences transversales : il renforce des capacités comme l’attention, la planification ou la gestion des émotions, qui impactent indirectement les apprentissages.  
 
L’orthopédagogue intervient sur les « symptômes » des difficultés scolaires, dans l’idée de mettre en place des stratégies de contournement de ceux-ci, sans aucune visée à « réparer » un trouble spécifique.  

2. Qu'est-ce qu'un orthophoniste ?

L’orthophoniste est un professionnel de santé paramédical spécialisé dans la rééducation des troubles de la communication, du langage et des apprentissages. En France, sa pratique est réglementée et nécessite un diplôme d’État obtenu après une formation de cinq ans.  
 
L’orthophoniste intervient dans le cadre de troubles diagnostiqués, tels que :  
– Les troubles du langage oral : retard de langage, dysphasie.  
– Les troubles du langage écrit : dyslexie, dysorthographie.  
– Les troubles liés à des pathologies neurologiques, auditives ou développementales.  
 
L’objectif de l’orthophoniste est d’effectuer une rééducation, c’est-à-dire de travailler directement sur la cause du trouble pour en atténuer les effets. Par exemple, en cas de dyslexie, l’orthophoniste propose des exercices visant à améliorer la reconnaissance des sons et des mots pour renforcer les bases du langage.  

Rééducation vs remédiation : une distinction clé

La rééducation vise à traiter un trouble ou une déficience identifiée. L’orthophoniste agit comme un thérapeute pour « réparer » des mécanismes défaillants ou inexistants. Par exemple, dans le cas d’une dysphasie, il travaille sur la structuration des phrases et l’articulation des sons.  

La remédiation, en revanche, cherche à contourner les difficultés en proposant des solutions adaptées. L’orthopédagogue aide l’apprenant à compenser ses faiblesses des stratégies spécifiques. Par exemple, un enfant dyslexique peut apprendre à s’appuyer sur des indices visuels pour comprendre un texte malgré ses difficultés de décodage.  
 
En d’autres termes, l’orthophoniste agit sur la cause, tandis que l’orthopédagogue agit sur les conséquences. 
 
Cette distinction souligne la première richesse du travail partenarial entre ces deux professions. En effet, sur un objectif commun, l’orthophoniste peut proposer une rééducation, tout en s’assurant le transfert et la généralisation des compétences travaillées le biais du travail de l’orthopédagogue, notamment dans la mise en place et l’exécution en contexte des adaptations soutenantes.

Un exemple concret : Maxime, 8 ans, dyslexique

Maxime, 8 ans, a un trouble spécifique des apprentissages avec déficit en lecture (anciennement nommé dyslexie). Il rencontre des difficultés à décoder les mots et à comprendre les textes qu’il lit. Voici comment un orthophoniste et un orthopédagogue peuvent intervenir de manière complémentaire :  
 
1. L’intervention de l’orthophoniste
 
   – L’orthophoniste commence une évaluation approfondie pour comprendre les spécificités du trouble de Maxime.  
 
   – Il met en place une rééducation ciblée pour renforcer les bases du langage écrit : reconnaissance des lettres, association des sons, amélioration de la mémoire phonologique.  
 
   – Grâce à des exercices réguliers, il vise à atténuer les impacts de la dyslexie en agissant directement sur les mécanismes cognitifs déficitaires.  
 
2. L’intervention de l’orthopédagogue
 
   – En parallèle, l’orthopédagogue travaille sur les conséquences de la dyslexie dans le contexte scolaire. Il aide Maxime à développer des stratégies pour compenser ses difficultés, comme l’utilisation d’outils numériques (logiciels de lecture vocale, correcteurs orthographiques) ou de techniques de repérage visuel dans un texte.  
 
   – Il accompagne également Maxime dans la gestion des émotions liées à ses échecs en lecture, en renforçant sa confiance en lui et en valorisant ses réussites.  
 
   – Enfin, il travaille sur des compétences transversales comme l’attention ou la planification, qui peuvent améliorer la capacité de Maxime à lire et à comprendre un texte.  
 
En combinant leurs efforts, l’orthophoniste et l’orthopédagogue offrent à Maxime un accompagnement global, alliant rééducation des bases et remédiation pratique.  
 

Complémentarité entre orthopédagogue et orthophoniste

Si l’orthophoniste agit dans le cadre médical pour traiter un trouble identifié, l’orthopédagogue s’inscrit dans une logique éducative en aidant l’élève à surmonter ses difficultés. Leur collaboration est particulièrement bénéfique dans des situations où le trouble du langage impacte directement les apprentissages.  

En conclusion

Orthopédagogue et orthophoniste sont deux professionnels clés pour accompagner les élèves en difficulté, mais ils ont des missions et des approches distinctes. Tandis que l’orthophoniste se concentre sur la rééducation des troubles de la communication, l’orthopédagogue met en place des stratégies de remédiation pour compenser les obstacles dans les apprentissages.  
 
Ces deux métiers, bien qu’indépendants, sont hautement complémentaires. En travaillant main dans la main, ils permettent d’offrir un soutien sur mesure aux élèves comme Maxime, leur permettant ainsi de développer leurs compétences et leur confiance en eux.  
 
Vous êtes orthopédagogue ou orthophoniste ? Partagez votre expérience et vos points de vue en commentaire pour enrichir cette réflexion !

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