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Accueil » Archives pour Noémie COURTAIS
Fonctions cognitives
troubles neurodéveloppementaux : de quoi parle t on ?
compréhension de consignes
Comprendre une consigne ne se résume pas à la lire ou à l’entendre. C’est un processus complexe, qui mobilise :
l’inhibition,
l’attention,
la flexibilité cognitive,
la mémoire de travail,
la planification,
le langage,
et la capacité à s’auto-observer.
Cet ensemble forme un écosystème invisible, souvent négligé. Cet article propose une analyse complète des enjeux liés à la compréhension de consignes, ainsi que des outils concrets pour soutenir les apprenants, en particulier ceux qui bénéficient d’un accompagnement orthopédagogique.
Dans la plupart des situations éducatives, une consigne représente un pont entre l’intention de l’accompagnant et l’action de l’apprenant.
Elle peut sembler simple… mais elle mobilise en réalité une chaîne d’opérations mentales :
Repérer que la consigne commence. Se tourner cognitivement vers elle.
Mettre en pause ce que l’on faisait avant. Ne pas agir trop vite.
Entourer mentalement le mot-clé qui donne la direction : décrire, classer, justifier, comparer, trier…
Repérer les éléments importants mais souvent discrets :
« en deux phrases », « sans calculatrice », « avec justification », « dans l’ordre », « en respectant le modèle ».
Organiser les étapes dans un ordre logique.
Décider comment réaliser la tâche, avec quels outils, et dans quel délai.
Relire la consigne, vérifier que l’action correspond bien à ce qui est demandé.
Chaque étape peut devenir un point de fragilité. Mais surtout : chaque apprenant peut se perdre à un endroit différent du parcours.
Certaines consignes supposent des habitudes, des références implicites, des sous-entendus.
Pour un apprenant qui n’a pas internalisé ces codes, elles deviennent un casse-tête.
Une consigne trop longue ou trop dense mobilise plus de ressources que ce que la mémoire de travail peut contenir.
Comprendre les mots d’une consigne ≠ comprendre la tâche cognitive attendue.
Un grand nombre d’erreurs de consigne ne sont pas des erreurs de savoir, mais des difficultés liées à :
l’attention,
la flexibilité(changer de piste),
l’inhibition (ne pas foncer trop vite),
la planification.
Les consignes sont souvent données comme si elles étaient naturellement évidentes, alors qu’elles nécessitent une réelle pédagogie.
La plupart des outils orthopédagogiques structurés s’accordent sur un point : Pour aider un apprenant à comprendre une consigne, il faut d’abord repérer où la compréhension se perd.
C’est le principe de La Carte des Points de Blocage, un outil qui distingue quatre moments critiques :
L’apprenant n’enclenche pas le traitement de la consigne.
La consigne est comprise partiellement, mais l’ordre des actions se perd.
La tâche est faite, mais une contrainte essentielle n’a pas été respectée.
L’apprenant ne parvient pas à relire la consigne ou à vérifier son travail.
Cette analyse simple permet d’adapter la stratégie exactement au bon endroit, au lieu de répéter la consigne en entier (ce qui ne résout pas le problème).
Les pratiques les plus efficaces reposent sur trois principes :
expliciter, structurer, rendre visible.
Classer, décrire, justifier, comparer…
Chaque verbe correspond à une tâche mentale.
Les expliciter transforme immédiatement la clarté de la consigne.
Diviser en 2–4 briques cognitives permet :
de réduire la charge mentale ;
d’installer un fil conducteur ;
de donner des repères concrets.
Les supports visuels facilitent le traitement :
flèches, encadrés, étapes, pictogrammes.
Un apprenant qui ne vérifie jamais ne progresse jamais.
Un rituel simple — objectif / contrainte / relecture — change tout.
L’apprenant apprend à reconnaître :
ce qui lui manque,
à quel moment il décroche,
ce qu’il peut faire pour se ré-ancrer.
Quand l’apprenant demande systématiquement « On fait quoi ? », il ne manque pas de compréhension : il manque d’ancrage.
Les outils comme PACTE permettent d’installer une autonomie réelle.
➤ Analyser finement le fonctionnement d’apprentissage de l’apprenant
L’orthopédagogue observe les moments où la compréhension bascule : les hésitations, les micro-pauses, les erreurs de verbes, les ruptures dans le séquençage.
L’objectif n’est pas de juger, mais de comprendre comment l’apprenant traite l’information afin d’adapter l’accompagnement.
➤ Rendre visible l’invisible
Dans les premières secondes d’une consigne, énormément d’éléments se jouent :
activation, inhibition, repérage du verbe, hiérarchisation.
L’orthopédagogue aide à déplier ce processus métacognitif pour l’apprenant mais aussi pour l’adulte qui l’accompagne.
Ce sont des mécanismes souvent silencieux, quasi automatiques et les rendre visibles change profondément la posture d’accompagnement.
➤ Outiller l’apprenant
L’accompagnement passe des supports concrets :
cartes visuelles,
systèmes de repérage,
étapes simplifiées,
routines de vérification,
outils de segmentation.
L’objectif est de rendre la consigne manipulable, observable et moins abstraite.
Ces outils deviennent des repères sécurisants qui soutiennent l’autonomie et la compréhension.
➤ Ajuster les stratégies
Une même consigne peut être mal comprise pour des raisons très différentes.
L’orthopédagogue aide à choisir la stratégie qui correspond exactement au point de blocage :
ralentir, découper, reformuler, visualiser, mettre en relief les contraintes, etc.
Il s’agit de passer d’un accompagnement “général” à un accompagnement ciblé, précis, et réajusté.
➤ Responsabiliser les apprenants
Au cœur de l’approche orthopédagogique se trouve l’idée de rendre l’apprenant acteur :
observer → évaluer → réagir.
Cela passe des phrases-rituels, des auto-questions simples, des moments de pause active.
On développe ainsi :
l’auto-observation,
la compréhension de son propre fonctionnement,
la capacité à corriger le tir en cours de tâche.
C’est la clé de l’autodétermination.
➤ Sensibiliser les équipes éducatives
Partage d’observations, mise en lumière des mécanismes, transmission d’outils simples, repères concrets et adaptés, pour découvrir :
comment une consigne se construit,
pourquoi certains apprenants “ratent” le début,
comment repérer les signes,
comment adapter la consigne sans tout réécrire.
Cette sensibilisation vise avant tout à créer une culture commune : celle de la consigne explicite, accessible et sécurisante.
Améliorer la compréhension des consignes ne relève pas seulement de l’efficacité pédagogique :
c’est une démarche d’accessibilité.
👉 Rendre une consigne accessible, c’est rendre la tâche faisable.
👉 Rendre la tâche faisable, c’est rendre la réussite possible.
Et cela vaut pour tous les apprenants, en particulier ceux en situation de handicap, ceux non oralisants, ceux en autorégulation, ceux à besoins spécifiques.
La compréhension de consignes est bien plus qu’un prérequis technique : c’est un pilier de l’autonomie, de la confiance, et du développement des fonctions exécutives.
Avec les bons outils, les bonnes observations et une pédagogie explicite, chaque apprenant peut devenir capable de traiter, analyser et suivre une consigne… sans surcharge, sans décrochage, et avec un sentiment réel de compétence.
Inclusivité
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différences entre orthopédagogue et psychopédagogue
Les deux professions s’inscrivent dans le champ de l’accompagnement, mais leur angle d’approche diffère. Le psychopédagogue agit plutôt sur la cause des difficultés d’apprentissage : émotions, vécu, rapport à l’école. L’orthopédagogue, quant à lui, accompagne davantage la régulation des apprentissages : il observe les stratégies de l’apprenant, les rend conscientes et les renforce ou les ajuste pour qu’il gagne en autonomie.
Plutôt que d’opposer ces deux métiers, il est plus juste de les voir comme complémentaires : deux regards différents sur un même objectif, celui de permettre à chaque apprenant de progresser avec confiance et efficacité.
Le cœur de l’orthopédagogie est de s’intéresser à la manière dont un apprenant s’y prend pour apprendre. Quels outils utilise-t-il ? Comment planifie-t-il son travail ? Sait-il observer sa propre démarche, évaluer ses réussites, réagir quand une méthode échoue ? Ces questions touchent directement aux stratégies de régulation.
L’orthopédagogue n’ pas vocation à enseigner une compétence scolaire pure. Il analyse et accompagne les processus qui sous-tendent les apprentissages : la planification, l’organisation, la flexibilité cognitive, la gestion de l’effort et du temps, la capacité à persévérer ou à se réorienter.
Concrètement, l’orthopédagogue utilise une pédagogie explicite : il montre, décompose, verbalise les stratégies. Il aide l’apprenant à réfléchir sur sa façon d’apprendre (c’est la métacognition) pour qu’il puisse ensuite ajuster ses méthodes en autonomie.
Exemple : un apprenant peine à résoudre des problèmes de mathématiques. L’orthopédagogue ne se contente pas de lui donner la formule. Il l’aide à analyser les étapes, à repérer les indices dans l’énoncé, à planifier sa démarche, puis à vérifier sa réponse. À chaque étape, il l’invite à se poser des questions : « Qu’est-ce qui a marché ? Qu’est-ce que tu pourrais faire autrement la prochaine fois ? ».
On dit souvent que l’orthopédagogue travaille sur la conséquence : c’est vrai dans la mesure où il agit sur ce qui se manifeste dans les apprentissages (les erreurs, les blocages méthodologiques, les difficultés scolaires). Mais il ne se limite pas à la tâche : il s’intéresse à la personne dans sa capacité à réguler ses apprentissages.
En ce sens, l’orthopédagogue ne contourne pas seulement les difficultés. Il accompagne l’apprenant dans la construction d’une posture réflexive : apprendre à observer son fonctionnement, à évaluer ses stratégies et à s’autoréguler. C’est une approche profondément personnalisée, qui prend en compte la singularité de chaque apprenant.
Le psychopédagogue, de son côté, cherche à identifier les causes qui empêchent l’apprenant d’entrer dans les apprentissages. Ces causes sont souvent d’ordre émotionnel, relationnel ou motivationnel. Il peut s’agir de :
l’anxiété face aux évaluations,
une perte de confiance en soi,
une démotivation après des échecs répétés,
un vécu scolaire douloureux (moqueries, harcèlement),
des tensions familiales qui perturbent l’équilibre.
Là où l’orthopédagogue s’intéresse au « comment » l’apprenant apprend, le psychopédagogue explore le « pourquoi » il n’arrive pas à apprendre dans de bonnes conditions.
L’accompagnement psychopédagogique passe l’écoute, la verbalisation et des outils pour apaiser les émotions, renforcer l’estime de soi et redonner du sens aux apprentissages. Le psychopédagogue aide l’apprenant à se réconcilier avec l’école, à dépasser ses peurs et à retrouver la motivation d’apprendre.
Exemple : un apprenant refuse d’ouvrir son cahier de mathématiques, persuadé qu’il est « nul » dans cette matière. Le psychopédagogue va travailler sur l’origine de cette croyance, l’accompagner pour reconstruire une image positive de ses capacités et l’aider à aborder les mathématiques avec moins de crainte.
Dire que le psychopédagogue agit sur la cause et l’orthopédagogue sur la régulation permet de clarifier les rôles sans réduire la complexité.
Le psychopédagogue libère la disponibilité à apprendre en levant les freins internes.
L’orthopédagogue transforme cette disponibilité en stratégies concrètes, en renforçant la régulation des apprentissages.
L’un ne va pas sans l’autre. Un apprenant peut retrouver confiance grâce à un psychopédagogue, mais il aura besoin d’un orthopédagogue pour apprendre à organiser son travail. Inversement, un apprenant peut progresser en méthodologie avec un orthopédagogue, mais si son anxiété reste paralysante, l’apport psychopédagogique sera indispensable.
Un apprenant de CE2 peine à décoder les mots. L’orthopédagogue intervient pour enseigner des stratégies de lecture et automatiser les étapes. Mais si cet apprenant refuse de lire à voix haute peur du ridicule, le psychopédagogue travaille sur la confiance et l’acceptation de l’erreur.
Un collégien dit : « Ça ne sert à rien, je n’y arriverai jamais ». Le psychopédagogue explore les causes de cette démotivation, aide à restaurer une image positive de soi et redonne du sens aux apprentissages. Ensuite, l’orthopédagogue intervient pour proposer des stratégies concrètes (gestion du temps, méthodes de révision) afin de transformer cette motivation retrouvée en progrès visibles.
Un apprenant avec TDAH a du mal à s’organiser et se décourage. L’orthopédagogue propose des outils visuels, des routines et des techniques de régulation de l’attention. Mais si l’apprenant vit des remarques constantes sur son « agitation » et développe une faible estime de lui-même, l’apport psychopédagogique est nécessaire pour travailler sur la cause émotionnelle.
Observer la difficulté principale
Si le problème est d’abord émotionnel (anxiété, refus scolaire, découragement), la psychopédagogie peut être le point de départ.
Si le problème est méthodologique (organisation, stratégies, compréhension), l’orthopédagogie est prioritaire.
Tenir compte du contexte
Avant un examen ou une échéance proche, l’orthopédagogie peut apporter des stratégies rapides.
En cas de blocage global, la psychopédagogie permet de reconstruire la disponibilité à apprendre.
Penser complémentarité
Les deux métiers se renforcent mutuellement : travailler sur les causes tout en développant des stratégies maximise les chances de réussite.
Dialoguer avec les professionnels
N’hésite pas à poser la question : « Selon vous, faut-il d’abord travailler sur les causes ou sur les stratégies de régulation ? ». Un professionnel compétent saura situer son rôle et, si nécessaire, orienter vers une approche complémentaire.
Les différences entre orthopédagogue et psychopédagogue tiennent avant tout à leur angle d’approche. Le psychopédagogue agit sur la cause des difficultés : il restaure la motivation, apaise les émotions, libère l’envie d’apprendre. L’orthopédagogue, lui, accompagne la régulation des apprentissages : il observe les stratégies de l’apprenant, les rend conscientes et les développe pour qu’il gagne en autonomie.
Deux métiers différents, mais un même objectif : que chaque apprenant puisse avancer avec confiance, découvrir ses ressources et trouver le plaisir d’apprendre.
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1. Quelles sont les principales différences entre orthopédagogue et psychopédagogue ?
Le psychopédagogue agit sur la cause (émotions, motivation, vécu scolaire), tandis que l’orthopédagogue accompagne la régulation (méthodes, stratégies, organisation).
2. Qui consulter en priorité ?
Tout dépend de la difficulté principale : blocage émotionnel → psychopédagogie ; besoin de méthodes et d’outils concrets → orthopédagogie.
3. Est-il possible de consulter les deux ?
Oui, et c’est souvent pertinent : les approches se complètent, l’une levant les freins, l’autre apportant des stratégies concrètes.
4. L’orthopédagogue s’occupe-t-il uniquement des apprentissages scolaires ?
Il s’occupe surtout de la régulation des apprentissages, mais cela inclut aussi l’organisation, la gestion de l’effort et le développement de l’autonomie.
5. Le psychopédagogue remplace-t-il un psychologue ?
Non. Le psychopédagogue intervient dans le champ des apprentissages, mais n’a pas vocation à poser un diagnostic clinique ou à traiter une pathologie.
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accompagnement orthopédagogique
Ces moments, que beaucoup de familles connaissent, révèlent toute la complexité de l’accompagnement scolaire à la maison. Car l’enjeu n’est pas seulement de vérifier que les devoirs sont faits. Il est beaucoup plus profond : il s’agit d’aider l’apprenant à développer une compétence clé qui l’accompagnera toute sa vie, bien au-delà des bancs de l’école. Cette compétence, c’est l’autorégulation dans les apprentissages.
Mais que recouvre exactement cette notion ? Pourquoi est-elle si importante ? Et surtout, comment les parents peuvent-ils jouer un rôle actif, sans se transformer en enseignants bis ? C’est à ces questions que nous allons répondre, en mêlant explications simples, exemples concrets et conseils pratico-pratiques.
L’autorégulation dans les apprentissages, c’est la capacité qu’a un apprenant à gérer son propre processus d’apprentissage. Concrètement, cela veut dire qu’il est capable de planifier son travail, observer ce qu’il fait, évaluer si cela fonctionne, puis ajuster ses stratégies en conséquence.
Les chercheurs en sciences de l’éducation s’accordent : les apprenants qui développent tôt cette compétence réussissent mieux à l’école, non pas parce qu’ils sont « plus intelligents », mais parce qu’ils savent comment apprendre. Ils deviennent capables d’anticiper une difficulté, de chercher une autre méthode quand la première échoue, de persévérer malgré un obstacle.
L’autorégulation repose sur ce que les neurosciences appellent les fonctions exécutives. Ces capacités cognitives se situent dans le cortex préfrontal, et elles agissent comme un véritable chef d’orchestre :
La planification permet d’organiser une tâche, de prévoir les étapes nécessaires.
L’inhibition aide à résister aux distractions (exemple, ne pas céder à l’envie de jouer avec son crayon au lieu de finir un exercice).
La flexibilité cognitive permet de changer de stratégie lorsqu’une méthode ne fonctionne pas.
Ces fonctions se développent progressivement, de la petite enfance jusqu’à l’âge adulte. Et elles se renforcent la pratique, notamment grâce à l’accompagnement des parents.
Imaginons un apprenant de CM2 qui prépare une dictée. En se relisant, il observe qu’il oublie souvent les accents : c’est l’étape d’observation. Il constate que sa méthode – relire une seule fois – ne suffit pas : c’est l’évaluation. Il choisit alors de surligner les mots difficiles et de les vérifier deux fois : c’est la réaction.
Ce cycle, apparemment simple, est le cœur de l’autorégulation dans les apprentissages. Chaque fois qu’un apprenant vit ce processus, il muscle son autonomie.
Les parents ont une place essentielle dans le développement de cette compétence. Mais attention : il ne s’agit pas de se transformer en professeur de mathématiques ou en coach scolaire permanent. Le rôle parental est d’un autre ordre : créer les conditions pour que l’apprenant devienne acteur de son propre apprentissage.
Avant même de parler de méthodes, il est important de soigner le cadre. Un espace calme, dégagé des distractions, avec le matériel nécessaire à portée de main, facilite la concentration. Des routines régulières – exemple toujours commencer les devoirs à la même heure – sécurisent l’apprenant et l’aident à entrer dans la tâche plus facilement.
Un parent peut aussi instaurer des pauses planifiées. Les apprenants ne peuvent pas rester concentrés indéfiniment : une pause toutes les 20 à 30 minutes permet de souffler et d’éviter la saturation.
C’est l’un des points les plus délicats. Face à la difficulté de leur apprenant, beaucoup de parents ressentent le besoin de donner la réponse pour éviter la souffrance ou la perte de temps. Pourtant, l’apprentissage ne se fait pas en recevant des solutions toutes prêtes, mais en cherchant soi-même.
Le rôle du parent est donc d’accompagner le questionnement. Quelques exemples :
« Qu’est-ce que tu comprends dans cette consigne ? »
« Qu’est-ce que tu pourrais essayer ? »
« Est-ce que tu as déjà réussi un exercice de ce type ? Comment avais-tu fait ? »
Ces questions guident l’apprenant, tout en le laissant maître de ses choix.
Apprendre, c’est accepter de se tromper. Malheureusement, beaucoup d’apprenants associent l’erreur à l’échec et perdent confiance en eux. Les parents peuvent jouer un rôle clé en valorisant l’effort : « Je vois que tu as persévéré », « Tu as essayé une autre stratégie ».
L’idée est de déplacer le regard du résultat vers le processus. Ainsi, l’apprenant comprend que se tromper n’est pas grave, tant qu’il réfléchit à ce qu’il pourrait faire différemment la prochaine fois.
Les questions métacognitives sont de petites phrases qui aident l’apprenant à réfléchir sur sa façon d’apprendre. Elles peuvent être intégrées à trois moments clés :
Avant : « Comment vas-tu t’y prendre ? »
Pendant : « Est-ce que ta stratégie marche ? »
Après : « Qu’est-ce qui a bien fonctionné ? Qu’est-ce que tu feras différemment la prochaine fois ? »
Ces questions, répétées régulièrement, deviennent peu à peu des réflexes que l’apprenant se posera lui-même.
Certains apprenants ont besoin de supports concrets pour mieux se repérer. Une check-list peut les aider à découper une tâche en étapes. Un minuteur visuel (comme un Time Timer) leur permet de gérer le temps sans se décourager. Un schéma en arbre peut aider à choisir une stratégie quand on se sent bloqué.
L’idée n’est pas d’accumuler les outils, mais de trouver ceux qui correspondent à l’apprenant et de les utiliser régulièrement.
En fin de séance de travail, le parent peut proposer un petit rituel simple :
une réussite du jour,
une difficulté rencontrée,
une idée pour progresser.
Ce moment de recul, court mais régulier, installe une habitude réflexive. C’est exactement ce qui nourrit l’autorégulation dans les apprentissages.
Enfin, il est essentiel de maintenir un dialogue entre la maison et l’école. Parfois, un apprenant réussit à s’autoréguler dans un contexte mais pas dans l’autre. Partager les observations avec l’enseignant ou l’orthopédagogue permet de mieux comprendre son profil et d’harmoniser les pratiques.
Beaucoup de parents, peur de l’échec, contrôlent chaque étape du travail. Mais à force de tout vérifier, ils privent leur apprenant de l’occasion d’expérimenter. L’autorégulation se construit l’expérience, pas la surveillance.
Lorsque chaque erreur est sanctionnée ou critiquée, l’apprenant finit craindre l’apprentissage lui-même. Il évite de prendre des risques et n’ose plus essayer. Or, l’erreur est une étape normale et même nécessaire dans le processus.
Dire à un apprenant : « Regarde ton frère, il a fini plus vite » ou « Tes camarades y arrivent mieux » est décourageant. Chaque apprenant a son rythme. Comparer ne motive pas : cela mine la confiance et peut provoquer le décrochage.
L’autorégulation dans les apprentissages n’est pas un luxe ou une compétence réservée aux « bons élèves ». C’est un savoir-faire universel, indispensable pour avancer avec autonomie, confiance et persévérance.
Les parents, leur posture, leurs encouragements et les petits gestes du quotidien, jouent un rôle central dans ce développement. Leur mission n’est pas d’apporter toutes les réponses, mais de créer un environnement où leur apprenant ose chercher, se tromper, essayer à nouveau.
Accompagner un apprenant dans l’autorégulation, c’est l’aider à devenir autonome. Mais c’est aussi, à plus long terme, l’accompagner vers une vie d’adulte capable de s’adapter, d’apprendre et de se former tout au long de son parcours.
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1. Qu’est-ce que l’autorégulation dans les apprentissages ?
C’est la capacité d’un apprenant à planifier, observer, évaluer et ajuster ses stratégies afin de mieux apprendre et progresser de manière autonome.
2. Pourquoi l’autorégulation dans les apprentissages est-elle importante ?
Parce qu’elle favorise la confiance en soi, la persévérance et l’autonomie, trois piliers de la réussite scolaire et de la vie adulte.
3. Comment les parents peuvent-ils encourager cette compétence ?
En créant un cadre adapté, en posant des questions métacognitives et en valorisant les efforts plutôt que les résultats.
4. Quels sont les pièges les plus fréquents ?
Contrôler chaque étape, punir les erreurs ou comparer l’apprenant à d’autres. Ces attitudes freinent le développement de l’autonomie.
5. Quels outils simples peuvent être utilisés à la maison ?
Des check-lists, des minuteurs visuels, des rituels d’auto-évaluation ou des schémas pour aider à choisir une stratégie.
6. À quel âge commence l’autorégulation dans les apprentissages ?
Elle émerge dès la primaire, se développe au collège et au lycée, et continue de s’affiner à l’âge adulte.
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accompagnement orthopédagogique
Nous vivons dans une société en mouvement permanent. Les apprentissages scolaires ne sont plus seulement des acquisitions de connaissances, mais aussi des entraînements à l’adaptabilité : apprendre à apprendre, à collaborer, à transférer ses compétences dans des contextes nouveaux.
Or, la flexibilité est précisément cette capacité à changer de perspective, à passer d’une tâche à une autre, à ajuster ses stratégies face à l’imprévu.
En éducation, ce besoin est double :
Préparer les apprenants à la complexité du monde : les métiers de demain nécessitent créativité, pensée critique et adaptabilité.
Répondre aux besoins des apprenants à besoins particuliers : pour qui la rigidité est souvent source de décrochage scolaire, de conflits sociaux ou d’anxiété.
Dans ce contexte, la flexibilité devient une compétence clé de l’inclusion scolaire et de la réussite à long terme.
La rigidité cognitive n’est pas qu’un trait de caractère. Elle a des impacts très concrets dans la vie scolaire et sociale :
Apprentissages scolaires : un apprenant rigide peut refuser une nouvelle méthode de calcul, rester bloqué face à un problème différent de l’habitude, ou stresser à l’idée d’un contrôle surprise.
Relations sociales : insistance sur ses propres règles, refus de compromis dans les jeux, difficultés à accepter d’autres points de vue.
Vie familiale : crises lors des transitions, routines immuables, refus de nouveauté (aliments, activités).
Bien-être personnel : sentiment d’échec face à l’imprévu, incapacité à se projeter autrement que dans ce qui est connu.
Ces manifestations ne relèvent pas d’un manque de bonne volonté, mais traduisent des difficultés liées aux fonctions exécutives, à l’anxiété, à la fatigue cognitive ou encore à un environnement trop rigide.
👉 Autrement dit, sans accompagnement spécifique, la rigidité peut devenir un frein majeur à l’apprentissage, à l’inclusion et à l’autonomie.
Les recherches mettent en évidence que la flexibilité mobilise plusieurs réseaux cérébraux, notamment dans le cortex préfrontal. Elle est étroitement liée à :
L’inhibition : la capacité à résister à une réponse automatique.
La mémoire de travail : garder en tête plusieurs informations pour envisager des alternatives.
La régulation émotionnelle : tolérer l’incertitude ou l’erreur sans paniquer.
Les études montrent aussi que la flexibilité est plasticité-dépendante : elle peut s’entraîner, se renforcer et évoluer avec l’expérience. C’est une bonne nouvelle pour les orthopédagogues : chaque activité sollicitant la créativité, la pensée divergente ou le changement de perspective est une occasion d’exercer cette compétence.
L’orthopédagogie ne se limite pas à « enseigner autrement ». Elle vise à développer des compétences transversales qui soutiennent tous les apprentissages. La flexibilité en fait partie, car elle agit comme un outil de régulation.
Elle permet à l’apprenant de ne pas rester prisonnier d’une seule stratégie.
Elle favorise le transfert des apprentissages d’un contexte à l’autre.
Elle soutient l’inclusion, en aidant à mieux tolérer la diversité des règles et des interactions.
Elle nourrit la métacognition, puisque réfléchir à d’autres options implique une prise de recul sur ses propres processus.
Pour l’orthopédagogue, développer la flexibilité, c’est donc travailler au cœur même de l’autonomie de l’apprenant.
L’accompagnement ne consiste pas seulement à « proposer des jeux », mais à structurer un parcours progressif :
Prendre conscience : amener l’apprenant à s’auto-observer (repérer ses blocages, mettre des mots sur ses réactions).
Analyser : encourager l’auto-évaluation (quelles stratégies marchent, lesquelles échouent).
Expérimenter : oser une réaction alternative (essayer un plan B, demander de l’aide, changer d’approche).
Sécuriser : créer un cadre tolérant à l’erreur et valoriser les petits pas.
Ces étapes se construisent pas à pas, avec un dosage subtil entre sécurité et nouveauté
En mathématiques, un apprenant comprend qu’il existe plusieurs façons de poser une soustraction et qu’aucune n’est « interdite ».
En lecture, il apprend à ajuster sa stratégie : relire, poser une question, chercher un indice plutôt que bloquer.
En jeu de rôle, il explore un autre point de vue et réalise qu’il existe plusieurs « vérités » selon la place occupée.
En projet collectif, il accepte de tester l’idée d’un camarade et découvre que cette option est efficace.
En famille, il apprend à tolérer que le repas ou le trajet change sans perdre ses repères.
Dans toutes ces situations, la flexibilité ouvre une porte vers plus d’adaptation, de confiance et d’autonomie.
Cet article vous propose une réflexion large et approfondie sur l’importance de la flexibilité. Mais dans la pratique, comment passer à l’action avec vos élèves ?
Pour aller plus loin, j’ai préparé un document synthétique à télécharger, qui regroupe :
des exemples précis de signes de rigidité,
des outils pour l’auto-observation, l’auto-évaluation et la réaction,
des activités concrètes pour entraîner la flexibilité en classe et en accompagnement individuel.
Ce PDF devient une boîte à outils pratico-pratique qui complète cette réflexion théorique (cf. lien en bas d’article).
La flexibilité est une compétence invisible mais déterminante pour la réussite scolaire, l’inclusion et l’autonomie des apprenants. Elle ne s’impose pas, elle se construit. Et elle se cultive chaque jour grâce à des expériences variées, des environnements sécurisants et un accompagnement bienveillant.
Pour l’orthopédagogue, travailler la flexibilité, c’est offrir à l’élève la possibilité d’élargir son répertoire de réponses, de s’adapter aux imprévus et de renforcer sa confiance en sa capacité d’apprendre autrement.
Dans un monde où l’incertitude est devenue la norme, accompagner la flexibilité n’est pas un luxe, mais une nécessité.
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accompagnement orthopédagogique
L’une des principales spécificités de l’orthopédagogie réside dans son refus de réduire l’apprenant à une étiquette. Trop souvent, le parcours d’un enfant est défini un diagnostic : dyslexique, dyspraxique, TDAH, TSA… Ces termes permettent certes d’identifier des profils, mais ils enferment aussi parfois dans des catégories rigides.
L’orthopédagogie adopte une autre perspective. Elle considère qu’au-delà d’un diagnostic, ce sont les besoins réels de l’apprenant qui doivent guider l’accompagnement. Deux enfants ayant reçu le même diagnostic n’auront pas forcément les mêmes besoins. Par exemple, deux apprenants dyslexiques : l’un pourra avoir besoin de renforcer le décodage et l’identification rapide des mots, tandis que l’autre, à l’aise dans ce domaine, aura surtout besoin de travailler la compréhension en lecture ou la production écrite.
Centrer l’accompagnement sur les besoins plutôt que sur le trouble, c’est aussi éviter de figer l’apprenant dans une identité déficitaire. C’est lui rappeler qu’il n’est pas « un trouble », mais un apprenant avec des forces, des fragilités, et un potentiel à déployer. Cette approche change radicalement la posture : on ne cherche pas à corriger ce qui manque, mais à soutenir ce qui est nécessaire pour progresser.
L’autre force de l’orthopédagogie, c’est sa place singulière entre deux univers : le scolaire et le paramédical.
Le monde scolaire est celui de la classe, de l’enseignant et des apprentissages quotidiens. Le paramédical, lui, mobilise orthophonistes, ergothérapeutes, psychomotriciens ou encore psychologues. Chacun de ces acteurs joue un rôle crucial, mais leurs logiques ne sont pas toujours les mêmes. Le paramédical se concentre sur la rééducation d’une fonction cognitive ou motrice, tandis que le scolaire s’attache à la progression dans les programmes.
L’orthopédagogie et l’accompagnement des élèves à besoins particuliers se situent au carrefour de ces deux logiques. L’orthopédagogue traduit le langage des uns pour le rendre utile aux autres. Il prend appui sur les bilans et les observations des professionnels de santé, et les transforme en stratégies concrètes que l’apprenant pourra utiliser en classe.
Prenons un exemple : un bilan orthophonique montre qu’un enfant a des difficultés de mémoire de travail. Le paramédical proposera des exercices spécifiques pour renforcer cette fonction. L’orthopédagogue, lui, se demandera : « Comment cette difficulté se manifeste-t-elle dans les apprentissages scolaires ? Quelles stratégies l’apprenant peut-il mettre en place pour contourner ce frein ? » Cela pourra passer la mise en place d’étapes intermédiaires dans les consignes, l’utilisation de supports visuels ou l’entraînement à la verbalisation des étapes d’un raisonnement.
En ce sens, l’orthopédagogie est un maillon de cohérence. Elle assure que ce qui se travaille en séance spécialisée ne reste pas isolé, mais puisse être transféré dans la classe et dans la vie quotidienne de l’apprenant.
Une confusion fréquente consiste à croire que l’orthopédagogie est une forme de rééducation. Ce n’est pas le cas. La rééducation vise à corriger ou rétablir une fonction défaillante, comme on le ferait avec une rééducation orthophonique ou psychomotrice. L’orthopédagogie, elle, se situe dans une autre logique : celle de la remédiation.
Remédier, c’est identifier comment un apprenant fonctionne et l’aider à trouver des stratégies alternatives pour progresser malgré ses difficultés. Plutôt que de chercher à « réparer » un processus cognitif, on cherche à contourner l’obstacle en passant d’autres chemins.
Cela suppose une observation fine. L’orthopédagogue analyse les réussites et les échecs, identifie les points d’appui cognitifs et construit des solutions pragmatiques. Un apprenant qui peine à écrire un texte long pourra exemple être accompagné dans l’utilisation de cartes mentales pour structurer ses idées, ou d’outils numériques de dictée vocale pour faciliter la production écrite.
La remédiation, ce n’est donc pas « forcer l’apprenant à faire comme les autres », mais lui offrir des moyens adaptés pour atteindre le même objectif. En valorisant ses forces et en lui proposant des alternatives, on transforme la difficulté en opportunité d’apprentissage.
L’accompagnement orthopédagogique ne se limite pas à transmettre des méthodes. Il cherche à développer chez l’apprenant une compétence encore plus précieuse : la capacité de réfléchir sur sa propre manière d’apprendre. C’est ce qu’on appelle la métacognition.
Concrètement, il s’agit d’amener l’apprenant à prendre conscience de ce qu’il fait, de ce qui fonctionne ou pas, et de ce qu’il pourrait essayer autrement. Cette démarche demande du temps et un guidage progressif. L’orthopédagogue questionne, reformule, propose des moments d’arrêt réflexifs.
Prenons un exemple en mathématiques. Un apprenant résout systématiquement les problèmes en posant des opérations, mais échoue lorsqu’il faut comprendre l’énoncé. L’orthopédagogue peut alors lui demander : « Qu’as-tu fait pour résoudre ce problème ? Est-ce que cela t’a aidé à comprendre ? Qu’aurais-tu pu faire autrement ? » Peu à peu, l’apprenant apprend à évaluer ses propres démarches et à ajuster ses choix.
Cette capacité métacognitive est un levier puissant. Elle permet non seulement d’améliorer les apprentissages scolaires, mais aussi de transférer les stratégies d’un contexte à l’autre : ce que j’ai appris à faire en mathématiques, je peux aussi l’utiliser en sciences, en lecture, ou dans la vie quotidienne.
Si l’orthopédagogie soutient la réussite scolaire, son ambition va bien au-delà. L’objectif ultime est de favoriser l’autodétermination des apprenants. L’autodétermination, c’est la capacité à faire des choix, à exprimer ses préférences, à se fixer des objectifs et à croire en sa capacité de réussir.
Un apprenant autodéterminé n’attend pas passivement que les solutions viennent de l’adulte. Il devient acteur de son parcours. Cela suppose que l’orthopédagogue lui donne les moyens de s’auto-observer, de s’auto-évaluer et de choisir parmi différentes options celle qui lui convient le mieux.
Imaginons un adolescent qui a du mal à s’organiser dans son travail scolaire. L’orthopédagogue ne lui impose pas une méthode unique. Il lui propose plusieurs outils : un agenda papier, une application numérique, un planning mural. L’adolescent essaie, compare, ajuste, et finit choisir l’outil qui lui correspond. Ce choix, parce qu’il est le sien, a plus de chances d’être durable et efficace.
En développant l’autodétermination,l’orthopédagogie prépare l’apprenant non seulement à réussir à l’école, mais aussi à devenir un adulte capable de s’adapter, de décider et de prendre en main son avenir.
Parler d’orthopédagogie et accompagnement des élèves à besoins particuliers, c’est mettre en lumière une approche éducative profondément inclusive. C’est refuser de réduire les apprenants à leur trouble et reconnaître leurs besoins spécifiques. C’est bâtir des passerelles entre le scolaire et le paramédical pour favoriser le transfert et la généralisation. C’est préférer la remédiation à la rééducation, afin d’ouvrir des voies alternatives vers la réussite.
C’est aussi engager les apprenants dans une démarche métacognitive, leur donner les clés pour apprendre à apprendre, et les accompagner sur le chemin de l’autodétermination.
L’école inclusive ne peut se contenter de discours. Elle nécessite des pratiques concrètes, ancrées dans une compréhension fine des besoins des apprenants. L’orthopédagogie et accompagnement des élèves à besoins particuliers apporte cette réponse. En se plaçant au service des apprenants à besoins particuliers, elle rappelle une évidence : chaque jeune a la capacité d’apprendre, à condition qu’on lui donne les bons outils et qu’on l’accompagne avec bienveillance et expertise.
Plus qu’un soutien scolaire, l’orthopédagogie est une démarche d’émancipation. Elle aide les apprenants à contourner leurs difficultés, à prendre conscience de leurs forces et à construire un chemin d’apprentissage qui leur ressemble. En ce sens, elle participe pleinement à une école où chacun trouve sa place et où la réussite devient possible pour tous.
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accompagnement orthopédagogique
La présomption de compétences, c’est cette posture qui invite à dire : « Je pars du principe que tu es capable, même si tu ne me l’as pas encore montré. »
Dans l’univers de l’orthopédagogie, elle est essentielle. Pourquoi ? Parce que nombre d’apprenants accompagnés vivent avec une accumulation de doutes, d’étiquettes, de diagnostics parfois lourds, et d’attentes réduites. Ils sont souvent confrontés à des adultes qui n’osent plus attendre d’eux une réussite possible. Pourtant, c’est dans le regard porté sur eux que commence souvent leur transformation.
L’accompagnement orthopédagogique ne peut être efficient que si ce regard est nourri de cette confiance : celle que les compétences sont là, parfois invisibles, parfois dormantes, parfois entravées… mais jamais absentes.
Face à ce constat, j’ai conçu une collection de 10 posters illustrés à destination des apprenants et des adultes qui les accompagnent. Ces visuels sont pensés comme des déclencheurs de discussion, de réflexion, d’introspection pédagogique.
Chaque affiche met en scène une situation courante, un dialogue bref mais percutant, et une métaphore accessible à tous les âges : la graine qui pousse lentement, le puzzle incomplet, le masque invisible, le trésor caché…
🎯 Objectif : donner à voir ce que la présomption de compétences peut transformer, dans la posture de l’adulte comme dans le vécu de l’apprenant.
Dans l’accompagnement orthopédagogique, on travaille souvent à reconstruire l’estime de soi, à relancer la motivation, à retisser des liens de confiance. Les mots sont importants… mais parfois, les images parlent plus fort.
Ces posters ont été pensés pour cela :
être affichés en classe, en salle d’attente, en réunion d’équipe, en cabinet
être commentés avec les apprenants, en groupe ou en individuel
ouvrir des discussions sur ce que l’on attend d’eux… et ce que l’on croit d’eux
Chaque poster inclut une bulle violette finale qui interpelle :
Et toi ? Qu’est-ce que tu pourrais faire si on croyait en toi ?
L’enjeu n’est pas seulement d’accompagner « ceux qui réussissent moins », mais de bâtir une culture éducative où chaque apprenant est présumé compétent défaut.
Cela suppose :
d’adapter avant de supposer une incapacité
de laisser le temps de comprendre, d’oser, d’échouer, de recommencer
de ne pas réduire l’apprenant à ce qu’il montre ici et maintenant
de traduire les comportements non pas comme des oppositions, mais comme des expressions d’un besoin
Dans une séance d’accompagnement orthopédagogique, cette posture change tout. Elle rend l’adulte plus attentif, plus inventif, plus patient. Et l’apprenant, lui, se sent reconnu, légitime, capable.
Voici un aperçu des 10 métaphores visuelles qui composent la série :
La graine à faire pousser
👉 Parfois, il suffit de croire en l’apprenant et de lui laisser le temps d’éclore.
Le puzzle incomplet
👉 L’apprenant a des idées, mais il lui manque parfois les bons outils pour les assembler.
Le volcan endormi
👉 Ce n’est pas parce qu’un apprenant est silencieux qu’il n’a rien à dire.
Le labyrinthe intérieur
👉 Les idées sont là, elles cherchent simplement la sortie.
Le masque invisible
👉 Certains comportements masquent une peur, une fragilité, un besoin.
La lampe à allumer
👉 Une simple reformulation peut parfois faire jaillir la lumière.
La montagne à gravir
👉 L’effort fourni est parfois immense, même pour une tâche simple en apparence.
Le ballon qui met plus de temps à gonfler
👉 Chaque apprenant avance à son propre rythme. Et c’est ok.
Le fil emmêlé
👉 La pensée est là, mais elle demande un peu d’aide pour se dérouler.
Le trésor caché
👉 Derrière les apparences, il y a toujours quelque chose à découvrir.
Ce que nous croyons de l’autre influence profondément notre manière d’être avec lui. Un apprenant à qui l’on répète implicitement qu’il est incapable finira souvent y croire. À l’inverse, un apprenant que l’on regarde comme capable, même dans le doute, commence à se comporter comme tel.
💬 Ces affiches sont là pour rappeler à l’adulte le pouvoir de son regard.
💬 Elles sont là pour donner à l’apprenant le droit d’être autre chose que ses résultats.
La collection est gratuite et téléchargeable. Elle peut être utilisée pour :
introduire la présomption de compétences dans un atelier ou une formation
sensibiliser une équipe éducative
animer un groupe d’apprenants en situation de décrochage ou de doute
accompagner un changement de posture dans un établissement ou une structure médico-sociale
L’accompagnement orthopédagogique est un art délicat. Il ne s’agit pas de “faire à la place”, ni de “faire plus” que ce que font les enseignants ou les thérapeutes. Il s’agit de croire assez fort en la personne accompagnée pour qu’elle se sente digne d’apprendre, digne de progresser, digne d’essayer.
Et parfois, tout commence une image, un mot, un geste.
Par une affiche sur un mur qui dit : « Je crois en toi, même quand tu n’y crois pas encore. »
👉 Collection « Croire avant de voir, une collection pour présumer de leurs compétences »
📥 Format PDF imprimable + version numérique (réseaux, carrousels, etc.)
📚 Licence libre pour un usage éducatif et pédagogique, avec OBLIGATION de la mention suivante « Réalisation Noémie COURTAIS, orthopédagogue – www.orthopedagogue-nord.com
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présomption de compétences
Le concept de présomption de compétences repose sur l’idée que chaque individu, y compris ceux en situation de difficulté ou de handicap, possède un potentiel à exploiter. Il s’oppose aux approches déficitaires qui se concentrent uniquement sur ce que l’élève ne sait pas faire.
Dans une approche basée sur la présomption de compétences, l’accompagnant (enseignant, orthopédagogue, éducateur) part du postulat que l’élève peut apprendre et progresser, à condition que l’environnement et les stratégies mises en place soutiennent son développement.
Ce principe trouve son origine dans les modèles pédagogiques inclusifs, notamment les approches inspirées du modèle RAI (Réponse à l’Intervention) et de l’accessibilité universelle en éducation.
Cette vision change profondément l’accompagnement éducatif et favorise une approche plus inclusive.
Lorsqu’un élève est constamment perçu comme incapable ou limité, il risque d’adopter une posture d’impuissance apprise : il intègre inconsciemment l’idée qu’il ne peut pas réussir et se désengage des apprentissages.
À l’inverse, en présumant de ses compétences, l’accompagnant lui envoie un message positif : « Tu es capable, tu as des ressources, et nous allons trouver ensemble comment les mobiliser. »
L’éducation inclusive repose sur l’adaptation des méthodes pédagogiques afin que tous les élèves puissent apprendre ensemble, sans être séparés selon leurs difficultés. La présomption de compétences est un levier clé pour éviter les effets de stigmatisation et favoriser une approche centrée sur les capacités plutôt que sur les limitations.
Exemple concret :
En valorisant ces forces, on encourage une participation active plutôt qu’une mise à l’écart.
Les compétences de vie (ou compétences psychosociales) sont essentielles à la réussite éducative et sociale. Parmi elles, on retrouve la gestion des émotions, la résolution de problèmes, la communication efficace…
Or, ces compétences se développent mieux dans un climat de confiance et de valorisation des capacités. Un élève à qui l’on répète qu’il est capable d’apprendre développera davantage son sentiment d’efficacité personnelle, facteur clé de réussite.
L’accompagnant joue un rôle clé : il doit croire au potentiel de l’élève et lui fournir les outils nécessaires pour qu’il prenne conscience de ses propres compétences. Cela passe :
Les méthodes d’enseignement doivent permettre à chaque élève d’exploiter ses compétences. Quelques exemples de stratégies efficaces :
Plutôt que de se focaliser uniquement sur la performance finale, il est important de reconnaître le chemin parcouru. Cela peut se faire à travers :
Bien que cette approche soit bénéfique, elle nécessite des ajustements et une réflexion continue :
La présomption de compétences est un levier puissant pour transformer l’accompagnement éducatif. Elle permet de créer un environnement plus inclusif, motivant et favorable à l’épanouissement des élèves.
En tant qu’orthopédagogue, il est essentiel de s’appuyer sur ce principe pour :
✅ Encourager la motivation et la persévérance scolaire.
✅ Favoriser l’inclusion et éviter la stigmatisation.
✅ Développer les compétences de vie et le sentiment d’efficacité personnelle.
Adopter cette posture, c’est croire en la capacité d’apprentissage de chacun et offrir aux élèves l’opportunité de révéler leur plein potentiel.
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rôle de l’orthopédagogue
Le rôle de l’orthopédagogue est de soutenir les élèves en difficulté d’apprentissage en leur proposant des stratégies adaptées à leur profil cognitif et émotionnel. Contrairement à un enseignant, il ne se focalise pas uniquement sur la transmission des savoirs, mais sur l’identification des causes des difficultés scolaires et sur la mise en place de solutions concrètes.
Les missions de l’orthopédagogue incluent :
Grâce à cette approche globale, le rôle de l’orthopédagogue dépasse celui d’un simple accompagnateur scolaire. Il agit comme un véritable médiateur de l’apprentissage, permettant aux élèves de mieux comprendre leur propre fonctionnement.
Le modèle RAI (Réponse à l’Intervention) repose sur une approche en trois niveaux pour offrir un soutien progressif aux élèves en difficulté :
Ce modèle permet d’organiser le rôle de l’orthopédagogue en fonction des besoins des élèves, en assurant une intervention adaptée et évolutive.
Le premier palier du modèle RAI concerne l’ensemble des élèves. L’objectif est de prévenir les difficultés d’apprentissage dès le départ. À ce stade, le rôle de l’orthopédagogue consiste à :
En travaillant en collaboration avec les enseignants, le rôle de l’orthopédagogue est ici préventif, visant à limiter l’apparition des difficultés scolaires.
Quand certains élèves éprouvent des difficultés malgré un enseignement adapté, une intervention plus ciblée est nécessaire. À ce stade, le rôle de l’orthopédagogue est d’apporter un soutien spécifique :
Dans ce palier, le rôle de l’orthopédagogue devient plus individualisé. Son intervention aide l’élève à développer ses propres stratégies d’apprentissage, pour qu’il puisse mieux gérer ses défis scolaires.
Le dernier palier du modèle RAI concerne les élèves qui nécessitent un suivi intensif. Le rôle de l’orthopédagogue est ici plus approfondi et repose sur une approche individualisée :
À ce niveau, le rôle de l’orthopédagogue est essentiel pour éviter le décrochage scolaire et permettre à l’élève de progresser malgré ses défis.
L’intégration du modèle RAI dans l’accompagnement orthopédagogique permet de structurer le rôle de l’orthopédagogue de manière claire et efficace.
Les principaux avantages sont :
Grâce à cette approche, le rôle de l’orthopédagogue s’inscrit dans une dynamique proactive, visant à favoriser la réussite éducative à long terme.
En s’intégrant au modèle RAI, le rôle de l’orthopédagogue s’organise en trois niveaux : prévention, intervention ciblée et accompagnement intensif. Cette approche permet d’ajuster le soutien en fonction des besoins de chaque élève, assurant ainsi une prise en charge efficace et progressive.
Au-delà de l’apprentissage académique, le rôle de l’orthopédagogue contribue aussi au développement des compétences de vie, comme l’autorégulation et l’autodétermination, permettant aux élèves de devenir acteurs de leurs apprentissages.
En somme, grâce à une intervention structurée et adaptée, le rôle de l’orthopédagogue devient un élément clé de la réussite scolaire et du développement personnel des élèves.
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les enjeux liés au métier d’orthopédagogue
L’une des idées faussement répandues est que l’orthopédagogie pourrait remplacer d’autres disciplines paramédicales ou éducatives. Il est important de souligner que l’orthopédagogue travaille en complémentarité avec les autres professionnels pour répondre aux besoins spécifiques de l’enfant. Contrairement à ce qui peut être sous-entendu, il ne s’agit pas de faire compétition avec d’autres métiers, mais de créer des synergies.
L’orthopédagogie est une discipline qui se concentre sur l’accompagnement des apprentissages et la prise en compte des particularités cognitives et émotionnelles des élèves. En effet, l’orthopédagogue intervient principalement pour :
Cela ne veut pas dire que l’orthopédagogue remplace un psychologue scolaire, un neuropsychologue, un orthophoniste, ou un ergothérapeute. Ces professionnels ont des rôles bien distincts, centrés sur des aspects spécifiques de la prise en charge. Par exemple, l’orthophoniste interviendra sur les troubles du langage, tandis que l’ergothérapeute travaillera sur l’adaptation des tâches motrices. L’orthopédagogue, quant à lui, intervient pour optimiser les capacités d’apprentissage, en travaillant sur des processus cognitifs plus larges.
La collaboration entre tous ces acteurs est indispensable pour garantir une prise en charge holistique et cohérente des jeunes. Ensemble, ces professionnels permettent de s’assurer que chaque enfant bénéficie d’un suivi global et complet.
L’orthopédagogie, bien qu’encore en phase de structuration en France, connaît une évolution positive. Il est important de noter que le manque de cadre réglementaire ne reflète en aucun cas un manque de sérieux ou d’éthique. Au contraire, cela incite à une vigilance accrue en termes de formation, de certification et de pratiques professionnelles.
L’Union des Orthopédagogues de France (UOF), fondée dans le but de structurer et promouvoir la profession, ainsi que les écoles partenaires, œuvrent pour que l’orthopédagogie devienne un métier reconnu et respecté, fondé sur des principes rigoureux de formation continue, de recherche scientifique et de pratiques fondées sur des preuves.
Il est fondamental pour les familles de prendre en compte non seulement la réglementation, mais également la qualité de la formation et les compétences des orthopédagogues, s’assurant que les professionnels répondent à une pratique conforme aux exigences éthiques et pédagogiques.
En l’absence d’un cadre réglementaire strict, la profession d’orthopédagogue repose sur l’engagement et la rigueur des praticiens. Les orthopédagogues doivent s’assurer d’une mise à jour constante de leurs connaissances, pour offrir un accompagnement adapté aux défis cognitifs et émotionnels des élèves.
L’orthopédagogie s’inscrit pleinement dans les recommandations de la Stratégie nationale 2023-2027 pour les troubles du neurodéveloppement (TND), qui met l’accent sur des axes-clés tels que la prévention, la formation et l’adaptation des pratiques aux besoins des élèves. Ces recommandations plaident pour un accompagnement individualisé qui inclut l’observation des spécificités cognitives et émotionnelles de l’enfant.
La Stratégie TND recommande une formation continue des professionnels et une identification précoce des troubles. Dans cette perspective, l’orthopédagogue a un rôle central, non seulement en contribuant à la vigilance précoce des difficultés d’apprentissage, mais aussi en apportant des solutions adaptées. L’orthopédagogue est en mesure de soutenir les enseignants aux meilleures pratiques pédagogiques et de travailler avec eux pour prévenir la persistance des difficultés scolaires.
Le Conseil scientifique de l’éducation nationale (CSEN), dans ses orientations stratégiques, a aussi souligné l’importance de l’inclusion de la recherche scientifique dans les pratiques pédagogiques, soulignant que les enseignants et les praticiens doivent avoir une formation solide et actualisée pour adapter leurs pratiques aux besoins spécifiques de chaque élève.
L’un des enjeux majeurs de l’accompagnement des élèves est de développer leur autodétermination. Cela inclut la capacité à prendre des décisions concernant leur propre apprentissage, à comprendre leur fonctionnement cognitif et émotionnel, et à s’engager activement dans le processus d’apprentissage.
Les recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS) sur l’accompagnement des troubles du développement intellectuel insistent sur le fait que l’autodétermination est essentielle pour améliorer l’inclusion scolaire et sociale des élèves. L’orthopédagogue joue un rôle central dans ce processus, en apprenant aux élèves à identifier leurs forces et leurs difficultés et en leur offrant les outils pour mieux gérer leur parcours scolaire.
L’orthopédagogue aide les élèves à comprendre le processus d’apprentissage, ce qui permet d’augmenter leur autonomie, leur motivation, et leur capacité à s’auto-réguler dans leur travail scolaire.
Le développement de l’autorégulation et de la métacognition est également au cœur des recommandations actuelles. Par exemple avec le déploiement des établissements d’autorégulation, soutenu la délégation interministérielle !
Les recherches montrent que les élèves ayant une bonne maîtrise de leurs stratégies d’apprentissage, et qui savent comment ajuster leurs efforts, réussissent mieux à long terme.
Le dossier métacognition du CSEN explique que les élèves doivent apprendre à se connaître eux-mêmes : comprendre comment ils apprennent, pourquoi ils rencontrent certaines difficultés et comment y remédier. C’est précisément sur cet aspect que l’orthopédagogue intervient : en enseignant aux élèves des stratégies de réflexion sur leurs propres processus cognitifs et en les guidant vers des méthodes plus efficaces d’apprentissage.
En intégrant ces principes dans leur accompagnement, les orthopédagogues aident à réduire les obstacles cognitifs, à renforcer la confiance en soi et à promouvoir une approche autonome de l’apprentissage.
Comme pour toutes les professions, y compris celles réglementées, il existe des pratiques diverses et parfois des dérives. L’enjeu, pour chaque parent et professionnel, est de rester vigilant, sans opposer les disciplines, mais en recherchant le meilleur accompagnement possible pour chaque enfant. Le choix d’un professionnel doit se baser sur la qualité de sa formation, son éthique et sa capacité à répondre aux besoins spécifiques de l’enfant.
L’orthopédagogue est un acteur incontournable dans l’accompagnement des élèves. Grâce à sa compréhension des processus cognitifs et émotionnels, il optimise les capacités d’apprentissage, encourage l’autonomie et l’autorégulation, tout en travaillant en étroite collaboration avec les autres professionnels du champ paramédical et éducatif.
L’objectif ultime est clair : offrir à chaque enfant les meilleures chances de réussite et d’épanouissement scolaire et personnel, dans un cadre collaboratif et cohérent.