différences entre orthopédagogue et psychopédagogue Inclusivité

Différences entre orthopédagogue et psychopédagogue : comprendre pour mieux…

troubles neurodéveloppementaux : de quoi parle t on ?

différences entre orthopédagogue et psychopédagogue

présomption de compétences

Différences entre orthopédagogue et psychopédagogue : comprendre pour mieux accompagner

accompagnement orthopédagogique

De plus en plus de familles recherchent des professionnels capables d’accompagner leur apprenant dans ses apprentissages. Difficultés scolaires, perte de confiance, démotivation ou encore troubles neuro développementaux : les besoins sont variés, et les parents veulent trouver l’aide la plus adaptée. Mais face à la diversité des métiers, une confusion fréquente apparaît : « Quelle est la différence entre un orthopédagogue et un psychopédagogue ? »

différences entre orthopédagogue et psychopédagogue

Les deux professions s’inscrivent dans le champ de l’accompagnement, mais leur angle d’approche diffère. Le psychopédagogue agit plutôt sur la cause des difficultés d’apprentissage : émotions, vécu, rapport à l’école. L’orthopédagogue, quant à lui, accompagne davantage la régulation des apprentissages : il observe les stratégies de l’apprenant, les rend conscientes et les renforce ou les ajuste pour qu’il gagne en autonomie.

Plutôt que d’opposer ces deux métiers, il est plus juste de les voir comme complémentaires : deux regards différents sur un même objectif, celui de permettre à chaque apprenant de progresser avec confiance et efficacité.

L’orthopédagogue : soutenir la régulation et développer des stratégies

Une approche centrée sur « comment » l’apprenant apprend

Le cœur de l’orthopédagogie est de s’intéresser à la manière dont un apprenant s’y prend pour apprendre. Quels outils utilise-t-il ? Comment planifie-t-il son travail ? Sait-il observer sa propre démarche, évaluer ses réussites, réagir quand une méthode échoue ? Ces questions touchent directement aux stratégies de régulation.

L’orthopédagogue n’ pas vocation à enseigner une compétence scolaire pure. Il analyse et accompagne les processus qui sous-tendent les apprentissages : la planification, l’organisation, la flexibilité cognitive, la gestion de l’effort et du temps, la capacité à persévérer ou à se réorienter.

Une pédagogie explicite et métacognitive

Concrètement, l’orthopédagogue utilise une pédagogie explicite : il montre, décompose, verbalise les stratégies. Il aide l’apprenant à réfléchir sur sa façon d’apprendre (c’est la métacognition) pour qu’il puisse ensuite ajuster ses méthodes en autonomie.

Exemple : un apprenant peine à résoudre des problèmes de mathématiques. L’orthopédagogue ne se contente pas de lui donner la formule. Il l’aide à analyser les étapes, à repérer les indices dans l’énoncé, à planifier sa démarche, puis à vérifier sa réponse. À chaque étape, il l’invite à se poser des questions : « Qu’est-ce qui a marché ? Qu’est-ce que tu pourrais faire autrement la prochaine fois ? ».

Une intervention sur les conséquences visibles… mais pas seulement

On dit souvent que l’orthopédagogue travaille sur la conséquence : c’est vrai dans la mesure où il agit sur ce qui se manifeste dans les apprentissages (les erreurs, les blocages méthodologiques, les difficultés scolaires). Mais il ne se limite pas à la tâche : il s’intéresse à la personne dans sa capacité à réguler ses apprentissages.

En ce sens, l’orthopédagogue ne contourne pas seulement les difficultés. Il accompagne l’apprenant dans la construction d’une posture réflexive : apprendre à observer son fonctionnement, à évaluer ses stratégies et à s’autoréguler. C’est une approche profondément personnalisée, qui prend en compte la singularité de chaque apprenant.

Le psychopédagogue : agir sur les causes et restaurer la disponibilité à apprendre

Comprendre l’agent causal

Le psychopédagogue, de son côté, cherche à identifier les causes qui empêchent l’apprenant d’entrer dans les apprentissages. Ces causes sont souvent d’ordre émotionnel, relationnel ou motivationnel. Il peut s’agir de :

  • l’anxiété face aux évaluations,

  • une perte de confiance en soi,

  • une démotivation après des échecs répétés,

  • un vécu scolaire douloureux (moqueries, harcèlement),

  • des tensions familiales qui perturbent l’équilibre.

Là où l’orthopédagogue s’intéresse au « comment » l’apprenant apprend, le psychopédagogue explore le « pourquoi » il n’arrive pas à apprendre dans de bonnes conditions.

Une approche qui restaure le désir d’apprendre

L’accompagnement psychopédagogique passe l’écoute, la verbalisation et des outils pour apaiser les émotions, renforcer l’estime de soi et redonner du sens aux apprentissages. Le psychopédagogue aide l’apprenant à se réconcilier avec l’école, à dépasser ses peurs et à retrouver la motivation d’apprendre.

Exemple : un apprenant refuse d’ouvrir son cahier de mathématiques, persuadé qu’il est « nul » dans cette matière. Le psychopédagogue va travailler sur l’origine de cette croyance, l’accompagner pour reconstruire une image positive de ses capacités et l’aider à aborder les mathématiques avec moins de crainte.

Cause et régulation : deux focales complémentaires

Dire que le psychopédagogue agit sur la cause et l’orthopédagogue sur la régulation permet de clarifier les rôles sans réduire la complexité.

  • Le psychopédagogue libère la disponibilité à apprendre en levant les freins internes.

  • L’orthopédagogue transforme cette disponibilité en stratégies concrètes, en renforçant la régulation des apprentissages.

L’un ne va pas sans l’autre. Un apprenant peut retrouver confiance grâce à un psychopédagogue, mais il aura besoin d’un orthopédagogue pour apprendre à organiser son travail. Inversement, un apprenant peut progresser en méthodologie avec un orthopédagogue, mais si son anxiété reste paralysante, l’apport psychopédagogique sera indispensable.

Illustrations concrètes

1. Apprenant en difficulté de lecture

Un apprenant de CE2 peine à décoder les mots. L’orthopédagogue intervient pour enseigner des stratégies de lecture et automatiser les étapes. Mais si cet apprenant refuse de lire à voix haute peur du ridicule, le psychopédagogue travaille sur la confiance et l’acceptation de l’erreur.

2. Adolescent démotivé

Un collégien dit : « Ça ne sert à rien, je n’y arriverai jamais ». Le psychopédagogue explore les causes de cette démotivation, aide à restaurer une image positive de soi et redonne du sens aux apprentissages. Ensuite, l’orthopédagogue intervient pour proposer des stratégies concrètes (gestion du temps, méthodes de révision) afin de transformer cette motivation retrouvée en progrès visibles.

3. Trouble de l’attention

Un apprenant avec TDAH a du mal à s’organiser et se décourage. L’orthopédagogue propose des outils visuels, des routines et des techniques de régulation de l’attention. Mais si l’apprenant vit des remarques constantes sur son « agitation » et développe une faible estime de lui-même, l’apport psychopédagogique est nécessaire pour travailler sur la cause émotionnelle.

Comment choisir en tant que parent ?

  • Observer la difficulté principale

    • Si le problème est d’abord émotionnel (anxiété, refus scolaire, découragement), la psychopédagogie peut être le point de départ.

    • Si le problème est méthodologique (organisation, stratégies, compréhension), l’orthopédagogie est prioritaire.

  • Tenir compte du contexte

    • Avant un examen ou une échéance proche, l’orthopédagogie peut apporter des stratégies rapides.

    • En cas de blocage global, la psychopédagogie permet de reconstruire la disponibilité à apprendre.

  • Penser complémentarité

    • Les deux métiers se renforcent mutuellement : travailler sur les causes tout en développant des stratégies maximise les chances de réussite.

  • Dialoguer avec les professionnels

    • N’hésite pas à poser la question : « Selon vous, faut-il d’abord travailler sur les causes ou sur les stratégies de régulation ? ». Un professionnel compétent saura situer son rôle et, si nécessaire, orienter vers une approche complémentaire.

Conclusion

Les différences entre orthopédagogue et psychopédagogue tiennent avant tout à leur angle d’approche. Le psychopédagogue agit sur la cause des difficultés : il restaure la motivation, apaise les émotions, libère l’envie d’apprendre. L’orthopédagogue, lui, accompagne la régulation des apprentissages : il observe les stratégies de l’apprenant, les rend conscientes et les développe pour qu’il gagne en autonomie.

Deux métiers différents, mais un même objectif : que chaque apprenant puisse avancer avec confiance, découvrir ses ressources et trouver le plaisir d’apprendre.

👉 Pour en savoir plus sur l’orthopédagogie et découvrir nos accompagnements, rendez-vous sur orthopedagogue-nord.com.

FAQ – Différences entre orthopédagogue et psychopédagogue

1. Quelles sont les principales différences entre orthopédagogue et psychopédagogue ?
Le psychopédagogue agit sur la cause (émotions, motivation, vécu scolaire), tandis que l’orthopédagogue accompagne la régulation (méthodes, stratégies, organisation).

2. Qui consulter en priorité ?
Tout dépend de la difficulté principale : blocage émotionnel → psychopédagogie ; besoin de méthodes et d’outils concrets → orthopédagogie.

3. Est-il possible de consulter les deux ?
Oui, et c’est souvent pertinent : les approches se complètent, l’une levant les freins, l’autre apportant des stratégies concrètes.

4. L’orthopédagogue s’occupe-t-il uniquement des apprentissages scolaires ?
Il s’occupe surtout de la régulation des apprentissages, mais cela inclut aussi l’organisation, la gestion de l’effort et le développement de l’autonomie.

5. Le psychopédagogue remplace-t-il un psychologue ?
Non. Le psychopédagogue intervient dans le champ des apprentissages, mais n’a pas vocation à poser un diagnostic clinique ou à traiter une pathologie.

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Autorégulation dans les apprentissages : rôle des parents

troubles neurodéveloppementaux : de quoi parle t on ?

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Autorégulation dans les apprentissages : rôle des parents

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La scène se répète dans bien des foyers. C’est la fin de la journée, l’heure des devoirs. Un apprenant s’installe à la table, cahier ouvert, crayon en main. Au bout de quelques minutes, les soupirs s’enchaînent : « C’est trop dur… Je comprends rien… ». Le parent, témoin de cette bataille silencieuse, hésite. Faut-il expliquer la consigne ? Donner un exemple ? Laisser l’apprenant se débrouiller ? Ou, au contraire, intervenir rapidement pour éviter la crise de larmes qui s’annonce ?

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Ces moments, que beaucoup de familles connaissent, révèlent toute la complexité de l’accompagnement scolaire à la maison. Car l’enjeu n’est pas seulement de vérifier que les devoirs sont faits. Il est beaucoup plus profond : il s’agit d’aider l’apprenant à développer une compétence clé qui l’accompagnera toute sa vie, bien au-delà des bancs de l’école. Cette compétence, c’est l’autorégulation dans les apprentissages.

Mais que recouvre exactement cette notion ? Pourquoi est-elle si importante ? Et surtout, comment les parents peuvent-ils jouer un rôle actif, sans se transformer en enseignants bis ? C’est à ces questions que nous allons répondre, en mêlant explications simples, exemples concrets et conseils pratico-pratiques.

Comprendre l’autorégulation dans les apprentissages

Une compétence qui fait la différence

L’autorégulation dans les apprentissages, c’est la capacité qu’a un apprenant à gérer son propre processus d’apprentissage. Concrètement, cela veut dire qu’il est capable de planifier son travail, observer ce qu’il fait, évaluer si cela fonctionne, puis ajuster ses stratégies en conséquence.

Les chercheurs en sciences de l’éducation s’accordent : les apprenants qui développent tôt cette compétence réussissent mieux à l’école, non pas parce qu’ils sont « plus intelligents », mais parce qu’ils savent comment apprendre. Ils deviennent capables d’anticiper une difficulté, de chercher une autre méthode quand la première échoue, de persévérer malgré un obstacle.

Le lien avec les fonctions exécutives

L’autorégulation repose sur ce que les neurosciences appellent les fonctions exécutives. Ces capacités cognitives se situent dans le cortex préfrontal, et elles agissent comme un véritable chef d’orchestre :

  • La planification permet d’organiser une tâche, de prévoir les étapes nécessaires.

  • L’inhibition aide à résister aux distractions (exemple, ne pas céder à l’envie de jouer avec son crayon au lieu de finir un exercice).

  • La flexibilité cognitive permet de changer de stratégie lorsqu’une méthode ne fonctionne pas.

Ces fonctions se développent progressivement, de la petite enfance jusqu’à l’âge adulte. Et elles se renforcent la pratique, notamment grâce à l’accompagnement des parents.

Un exemple concret

Imaginons un apprenant de CM2 qui prépare une dictée. En se relisant, il observe qu’il oublie souvent les accents : c’est l’étape d’observation. Il constate que sa méthode – relire une seule fois – ne suffit pas : c’est l’évaluation. Il choisit alors de surligner les mots difficiles et de les vérifier deux fois : c’est la réaction.

Ce cycle, apparemment simple, est le cœur de l’autorégulation dans les apprentissages. Chaque fois qu’un apprenant vit ce processus, il muscle son autonomie.

Le rôle des parents : accompagner sans remplacer

Les parents ont une place essentielle dans le développement de cette compétence. Mais attention : il ne s’agit pas de se transformer en professeur de mathématiques ou en coach scolaire permanent. Le rôle parental est d’un autre ordre : créer les conditions pour que l’apprenant devienne acteur de son propre apprentissage.

Créer un environnement propice

Avant même de parler de méthodes, il est important de soigner le cadre. Un espace calme, dégagé des distractions, avec le matériel nécessaire à portée de main, facilite la concentration. Des routines régulières – exemple toujours commencer les devoirs à la même heure – sécurisent l’apprenant et l’aident à entrer dans la tâche plus facilement.

Un parent peut aussi instaurer des pauses planifiées. Les apprenants ne peuvent pas rester concentrés indéfiniment : une pause toutes les 20 à 30 minutes permet de souffler et d’éviter la saturation.

Encourager plutôt que faire à la place

C’est l’un des points les plus délicats. Face à la difficulté de leur apprenant, beaucoup de parents ressentent le besoin de donner la réponse pour éviter la souffrance ou la perte de temps. Pourtant, l’apprentissage ne se fait pas en recevant des solutions toutes prêtes, mais en cherchant soi-même.

Le rôle du parent est donc d’accompagner le questionnement. Quelques exemples :

  • « Qu’est-ce que tu comprends dans cette consigne ? »

  • « Qu’est-ce que tu pourrais essayer ? »

  • « Est-ce que tu as déjà réussi un exercice de ce type ? Comment avais-tu fait ? »

Ces questions guident l’apprenant, tout en le laissant maître de ses choix.

Valoriser l’effort et normaliser l’erreur

Apprendre, c’est accepter de se tromper. Malheureusement, beaucoup d’apprenants associent l’erreur à l’échec et perdent confiance en eux. Les parents peuvent jouer un rôle clé en valorisant l’effort : « Je vois que tu as persévéré », « Tu as essayé une autre stratégie ».

L’idée est de déplacer le regard du résultat vers le processus. Ainsi, l’apprenant comprend que se tromper n’est pas grave, tant qu’il réfléchit à ce qu’il pourrait faire différemment la prochaine fois.

Stratégies concrètes pour soutenir l’autorégulation dans les apprentissages

Le pouvoir des questions métacognitives

Les questions métacognitives sont de petites phrases qui aident l’apprenant à réfléchir sur sa façon d’apprendre. Elles peuvent être intégrées à trois moments clés :

  • Avant : « Comment vas-tu t’y prendre ? »

  • Pendant : « Est-ce que ta stratégie marche ? »

  • Après : « Qu’est-ce qui a bien fonctionné ? Qu’est-ce que tu feras différemment la prochaine fois ? »

Ces questions, répétées régulièrement, deviennent peu à peu des réflexes que l’apprenant se posera lui-même.

Des outils visuels simples et efficaces

Certains apprenants ont besoin de supports concrets pour mieux se repérer. Une check-list peut les aider à découper une tâche en étapes. Un minuteur visuel (comme un Time Timer) leur permet de gérer le temps sans se décourager. Un schéma en arbre peut aider à choisir une stratégie quand on se sent bloqué.

L’idée n’est pas d’accumuler les outils, mais de trouver ceux qui correspondent à l’apprenant et de les utiliser régulièrement.

Instaurer un rituel d’auto-évaluation

En fin de séance de travail, le parent peut proposer un petit rituel simple :

  • une réussite du jour,

  • une difficulté rencontrée,

  • une idée pour progresser.

Ce moment de recul, court mais régulier, installe une habitude réflexive. C’est exactement ce qui nourrit l’autorégulation dans les apprentissages.

Coopérer avec l’école

Enfin, il est essentiel de maintenir un dialogue entre la maison et l’école. Parfois, un apprenant réussit à s’autoréguler dans un contexte mais pas dans l’autre. Partager les observations avec l’enseignant ou l’orthopédagogue permet de mieux comprendre son profil et d’harmoniser les pratiques.

Les pièges à éviter

Le contrôle excessif

Beaucoup de parents, peur de l’échec, contrôlent chaque étape du travail. Mais à force de tout vérifier, ils privent leur apprenant de l’occasion d’expérimenter. L’autorégulation se construit l’expérience, pas la surveillance.

La punition de l’erreur

Lorsque chaque erreur est sanctionnée ou critiquée, l’apprenant finit craindre l’apprentissage lui-même. Il évite de prendre des risques et n’ose plus essayer. Or, l’erreur est une étape normale et même nécessaire dans le processus.

La comparaison avec les autres

Dire à un apprenant : « Regarde ton frère, il a fini plus vite » ou « Tes camarades y arrivent mieux » est décourageant. Chaque apprenant a son rythme. Comparer ne motive pas : cela mine la confiance et peut provoquer le décrochage.

Conclusion

L’autorégulation dans les apprentissages n’est pas un luxe ou une compétence réservée aux « bons élèves ». C’est un savoir-faire universel, indispensable pour avancer avec autonomie, confiance et persévérance.

Les parents, leur posture, leurs encouragements et les petits gestes du quotidien, jouent un rôle central dans ce développement. Leur mission n’est pas d’apporter toutes les réponses, mais de créer un environnement où leur apprenant ose chercher, se tromper, essayer à nouveau.

Accompagner un apprenant dans l’autorégulation, c’est l’aider à devenir autonome. Mais c’est aussi, à plus long terme, l’accompagner vers une vie d’adulte capable de s’adapter, d’apprendre et de se former tout au long de son parcours.

👉 Pour aller plus loin dans ce cheminement, découvrez nos accompagnements orthopédagogiques et nos ressources pour les familles sur orthopedagogue-nord.com.

FAQ – Autorégulation dans les apprentissages

1. Qu’est-ce que l’autorégulation dans les apprentissages ?
C’est la capacité d’un apprenant à planifier, observer, évaluer et ajuster ses stratégies afin de mieux apprendre et progresser de manière autonome.

2. Pourquoi l’autorégulation dans les apprentissages est-elle importante ?
Parce qu’elle favorise la confiance en soi, la persévérance et l’autonomie, trois piliers de la réussite scolaire et de la vie adulte.

3. Comment les parents peuvent-ils encourager cette compétence ?
En créant un cadre adapté, en posant des questions métacognitives et en valorisant les efforts plutôt que les résultats.

4. Quels sont les pièges les plus fréquents ?
Contrôler chaque étape, punir les erreurs ou comparer l’apprenant à d’autres. Ces attitudes freinent le développement de l’autonomie.

5. Quels outils simples peuvent être utilisés à la maison ?
Des check-lists, des minuteurs visuels, des rituels d’auto-évaluation ou des schémas pour aider à choisir une stratégie.

6. À quel âge commence l’autorégulation dans les apprentissages ?
Elle émerge dès la primaire, se développe au collège et au lycée, et continue de s’affiner à l’âge adulte.

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Flexibilité et orthopédagogie Fonctions cognitives

Flexibilité : une compétence invisible mais essentielle en éducation…

troubles neurodéveloppementaux : de quoi parle t on ?

Flexibilité et orthopédagogie

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Flexibilité : une compétence invisible mais essentielle en éducation et en orthopédagogie

accompagnement orthopédagogique

Dans le quotidien scolaire, certains élèves semblent traverser les imprévus avec légèreté : un changement d’emploi du temps, une consigne reformulée, un matériel manquant… rien ne les déstabilise. À l’inverse, d’autres se figent, s’énervent ou répètent sans fin la même stratégie inefficace. La différence entre ces deux profils tient en grande partie à une compétence souvent invisible : la flexibilité. En orthopédagogie, travailler la flexibilité ne se résume pas à « corriger la rigidité ». Il s’agit plutôt de permettre à l’apprenant de s’adapter, de développer des stratégies alternatives et de considérer l’imprévu comme une opportunité plutôt qu’une menace. Dans cet article, nous allons explorer pourquoi la flexibilité est un enjeu éducatif majeur aujourd’hui, comment elle se manifeste, et de quelle manière l’orthopédagogie peut la renforcer.

accompagnement orthopédagogique

Pourquoi la flexibilité est un enjeu éducatif aujourd’hui ?

Nous vivons dans une société en mouvement permanent. Les apprentissages scolaires ne sont plus seulement des acquisitions de connaissances, mais aussi des entraînements à l’adaptabilité : apprendre à apprendre, à collaborer, à transférer ses compétences dans des contextes nouveaux.

Or, la flexibilité est précisément cette capacité à changer de perspective, à passer d’une tâche à une autre, à ajuster ses stratégies face à l’imprévu.

En éducation, ce besoin est double :

  1. Préparer les apprenants à la complexité du monde : les métiers de demain nécessitent créativité, pensée critique et adaptabilité.

  2. Répondre aux besoins des apprenants à besoins particuliers : pour qui la rigidité est souvent source de décrochage scolaire, de conflits sociaux ou d’anxiété.

Dans ce contexte, la flexibilité devient une compétence clé de l’inclusion scolaire et de la réussite à long terme.

Quand la rigidité freine les apprentissages

La rigidité cognitive n’est pas qu’un trait de caractère. Elle a des impacts très concrets dans la vie scolaire et sociale :

  • Apprentissages scolaires : un apprenant rigide peut refuser une nouvelle méthode de calcul, rester bloqué face à un problème différent de l’habitude, ou stresser à l’idée d’un contrôle surprise.

  • Relations sociales : insistance sur ses propres règles, refus de compromis dans les jeux, difficultés à accepter d’autres points de vue.

  • Vie familiale : crises lors des transitions, routines immuables, refus de nouveauté (aliments, activités).

  • Bien-être personnel : sentiment d’échec face à l’imprévu, incapacité à se projeter autrement que dans ce qui est connu.

Ces manifestations ne relèvent pas d’un manque de bonne volonté, mais traduisent des difficultés liées aux fonctions exécutives, à l’anxiété, à la fatigue cognitive ou encore à un environnement trop rigide.

👉 Autrement dit, sans accompagnement spécifique, la rigidité peut devenir un frein majeur à l’apprentissage, à l’inclusion et à l’autonomie.

Ce que dit les neurosciences sur la flexibilité

Les recherches mettent en évidence que la flexibilité mobilise plusieurs réseaux cérébraux, notamment dans le cortex préfrontal. Elle est étroitement liée à :

  • L’inhibition : la capacité à résister à une réponse automatique.

  • La mémoire de travail : garder en tête plusieurs informations pour envisager des alternatives.

  • La régulation émotionnelle : tolérer l’incertitude ou l’erreur sans paniquer.

Les études montrent aussi que la flexibilité est plasticité-dépendante : elle peut s’entraîner, se renforcer et évoluer avec l’expérience. C’est une bonne nouvelle pour les orthopédagogues : chaque activité sollicitant la créativité, la pensée divergente ou le changement de perspective est une occasion d’exercer cette compétence.

Pourquoi la flexibilité est un levier central pour l’orthopédagogue

L’orthopédagogie ne se limite pas à « enseigner autrement ». Elle vise à développer des compétences transversales qui soutiennent tous les apprentissages. La flexibilité en fait partie, car elle agit comme un outil de régulation.

  • Elle permet à l’apprenant de ne pas rester prisonnier d’une seule stratégie.

  • Elle favorise le transfert des apprentissages d’un contexte à l’autre.

  • Elle soutient l’inclusion, en aidant à mieux tolérer la diversité des règles et des interactions.

  • Elle nourrit la métacognition, puisque réfléchir à d’autres options implique une prise de recul sur ses propres processus.

Pour l’orthopédagogue, développer la flexibilité, c’est donc travailler au cœur même de l’autonomie de l’apprenant.

Comment soutenir la flexibilité au quotidien ?

L’accompagnement ne consiste pas seulement à « proposer des jeux », mais à structurer un parcours progressif :

  1. Prendre conscience : amener l’apprenant à s’auto-observer (repérer ses blocages, mettre des mots sur ses réactions).

  2. Analyser : encourager l’auto-évaluation (quelles stratégies marchent, lesquelles échouent).

  3. Expérimenter : oser une réaction alternative (essayer un plan B, demander de l’aide, changer d’approche).

  4. Sécuriser : créer un cadre tolérant à l’erreur et valoriser les petits pas.

Ces étapes se construisent pas à pas, avec un dosage subtil entre sécurité et nouveauté

Quelques situations où la flexibilité change tout

  • En mathématiques, un apprenant comprend qu’il existe plusieurs façons de poser une soustraction et qu’aucune n’est « interdite ».

  • En lecture, il apprend à ajuster sa stratégie : relire, poser une question, chercher un indice plutôt que bloquer.

  • En jeu de rôle, il explore un autre point de vue et réalise qu’il existe plusieurs « vérités » selon la place occupée.

  • En projet collectif, il accepte de tester l’idée d’un camarade et découvre que cette option est efficace.

  • En famille, il apprend à tolérer que le repas ou le trajet change sans perdre ses repères.

Dans toutes ces situations, la flexibilité ouvre une porte vers plus d’adaptation, de confiance et d’autonomie.

Lien avec d’autres compétences transversales

Cet article vous propose une réflexion large et approfondie sur l’importance de la flexibilité. Mais dans la pratique, comment passer à l’action avec vos élèves ?

Pour aller plus loin, j’ai préparé un document synthétique à télécharger, qui regroupe :

  • des exemples précis de signes de rigidité,

  • des outils pour l’auto-observation, l’auto-évaluation et la réaction,

  • des activités concrètes pour entraîner la flexibilité en classe et en accompagnement individuel.

Ce PDF devient une boîte à outils pratico-pratique qui complète cette réflexion théorique (cf. lien en bas d’article).

Conclusion

La flexibilité est une compétence invisible mais déterminante pour la réussite scolaire, l’inclusion et l’autonomie des apprenants. Elle ne s’impose pas, elle se construit. Et elle se cultive chaque jour grâce à des expériences variées, des environnements sécurisants et un accompagnement bienveillant.

Pour l’orthopédagogue, travailler la flexibilité, c’est offrir à l’élève la possibilité d’élargir son répertoire de réponses, de s’adapter aux imprévus et de renforcer sa confiance en sa capacité d’apprendre autrement.

Dans un monde où l’incertitude est devenue la norme, accompagner la flexibilité n’est pas un luxe, mais une nécessité.

🔎 À télécharger : Outil complémentaire

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Orthopédagogie et accompagnement des élèves à besoins particuliers Inclusivité

Orthopédagogie et accompagnement des élèves à besoins particuliers :…

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Orthopédagogie et accompagnement des élèves à besoins particuliers

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Orthopédagogie et accompagnement des élèves à besoins particuliers : une approche centrée sur les besoins

accompagnement orthopédagogique

L’école est aujourd’hui confrontée à une mission ambitieuse : accueillir et accompagner chaque apprenant dans sa singularité. Parmi eux, les élèves dits « à besoins particuliers » représentent une réalité de plus en plus visible. Derrière cette expression, on retrouve une grande diversité de profils : enfants présentant des troubles du langage ou des apprentissages, jeunes avec un TDAH ou un TSA, apprenants ayant vécu des parcours scolaires chaotiques, ou encore élèves en situation de handicap. Si la loi et les politiques éducatives ont inscrit l’inclusion comme un principe incontournable, la mise en pratique reste un défi quotidien. Comment proposer un accompagnement efficace, qui respecte à la fois les besoins spécifiques des apprenants et les contraintes d’une classe ordinaire ? Comment éviter de réduire l’apprenant à son diagnostic tout en lui permettant d’avancer dans ses apprentissages ? C’est précisément à ces questions que l’orthopédagogie et l’accompagnement des élèves à besoins particuliers apportent des réponses. Cette discipline, encore peu connue en France mais en plein essor, propose une approche originale et profondément humaine : partir des besoins réels de l’apprenant plutôt que de son trouble, travailler à partir de ses forces, et construire des passerelles entre le monde scolaire et le monde paramédical pour favoriser le transfert et la généralisation.

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Dépasser le trouble : accompagner besoins

L’une des principales spécificités de l’orthopédagogie réside dans son refus de réduire l’apprenant à une étiquette. Trop souvent, le parcours d’un enfant est défini un diagnostic : dyslexique, dyspraxique, TDAH, TSA… Ces termes permettent certes d’identifier des profils, mais ils enferment aussi parfois dans des catégories rigides.

L’orthopédagogie adopte une autre perspective. Elle considère qu’au-delà d’un diagnostic, ce sont les besoins réels de l’apprenant qui doivent guider l’accompagnement. Deux enfants ayant reçu le même diagnostic n’auront pas forcément les mêmes besoins. Par exemple, deux apprenants dyslexiques : l’un pourra avoir besoin de renforcer le décodage et l’identification rapide des mots, tandis que l’autre, à l’aise dans ce domaine, aura surtout besoin de travailler la compréhension en lecture ou la production écrite.

Centrer l’accompagnement sur les besoins plutôt que sur le trouble, c’est aussi éviter de figer l’apprenant dans une identité déficitaire. C’est lui rappeler qu’il n’est pas « un trouble », mais un apprenant avec des forces, des fragilités, et un potentiel à déployer. Cette approche change radicalement la posture : on ne cherche pas à corriger ce qui manque, mais à soutenir ce qui est nécessaire pour progresser.

Un rôle de passerelle entre scolaire et paramédical

L’autre force de l’orthopédagogie, c’est sa place singulière entre deux univers : le scolaire et le paramédical.

Le monde scolaire est celui de la classe, de l’enseignant et des apprentissages quotidiens. Le paramédical, lui, mobilise orthophonistes, ergothérapeutes, psychomotriciens ou encore psychologues. Chacun de ces acteurs joue un rôle crucial, mais leurs logiques ne sont pas toujours les mêmes. Le paramédical se concentre sur la rééducation d’une fonction cognitive ou motrice, tandis que le scolaire s’attache à la progression dans les programmes.

L’orthopédagogie et l’accompagnement des élèves à besoins particuliers se situent au carrefour de ces deux logiques. L’orthopédagogue traduit le langage des uns pour le rendre utile aux autres. Il prend appui sur les bilans et les observations des professionnels de santé, et les transforme en stratégies concrètes que l’apprenant pourra utiliser en classe.

Prenons un exemple : un bilan orthophonique montre qu’un enfant a des difficultés de mémoire de travail. Le paramédical proposera des exercices spécifiques pour renforcer cette fonction. L’orthopédagogue, lui, se demandera : « Comment cette difficulté se manifeste-t-elle dans les apprentissages scolaires ? Quelles stratégies l’apprenant peut-il mettre en place pour contourner ce frein ? » Cela pourra passer la mise en place d’étapes intermédiaires dans les consignes, l’utilisation de supports visuels ou l’entraînement à la verbalisation des étapes d’un raisonnement.

En ce sens, l’orthopédagogie est un maillon de cohérence. Elle assure que ce qui se travaille en séance spécialisée ne reste pas isolé, mais puisse être transféré dans la classe et dans la vie quotidienne de l’apprenant.

Remédiation plutôt que rééducation : contourner les difficultés

Une confusion fréquente consiste à croire que l’orthopédagogie est une forme de rééducation. Ce n’est pas le cas. La rééducation vise à corriger ou rétablir une fonction défaillante, comme on le ferait avec une rééducation orthophonique ou psychomotrice. L’orthopédagogie, elle, se situe dans une autre logique : celle de la remédiation.

Remédier, c’est identifier comment un apprenant fonctionne et l’aider à trouver des stratégies alternatives pour progresser malgré ses difficultés. Plutôt que de chercher à « réparer » un processus cognitif, on cherche à contourner l’obstacle en passant d’autres chemins.

Cela suppose une observation fine. L’orthopédagogue analyse les réussites et les échecs, identifie les points d’appui cognitifs et construit des solutions pragmatiques. Un apprenant qui peine à écrire un texte long pourra exemple être accompagné dans l’utilisation de cartes mentales pour structurer ses idées, ou d’outils numériques de dictée vocale pour faciliter la production écrite.

La remédiation, ce n’est donc pas « forcer l’apprenant à faire comme les autres », mais lui offrir des moyens adaptés pour atteindre le même objectif. En valorisant ses forces et en lui proposant des alternatives, on transforme la difficulté en opportunité d’apprentissage.

Engager la métacognition : apprendre à apprendre

L’accompagnement orthopédagogique ne se limite pas à transmettre des méthodes. Il cherche à développer chez l’apprenant une compétence encore plus précieuse : la capacité de réfléchir sur sa propre manière d’apprendre. C’est ce qu’on appelle la métacognition.

Concrètement, il s’agit d’amener l’apprenant à prendre conscience de ce qu’il fait, de ce qui fonctionne ou pas, et de ce qu’il pourrait essayer autrement. Cette démarche demande du temps et un guidage progressif. L’orthopédagogue questionne, reformule, propose des moments d’arrêt réflexifs.

Prenons un exemple en mathématiques. Un apprenant résout systématiquement les problèmes en posant des opérations, mais échoue lorsqu’il faut comprendre l’énoncé. L’orthopédagogue peut alors lui demander : « Qu’as-tu fait pour résoudre ce problème ? Est-ce que cela t’a aidé à comprendre ? Qu’aurais-tu pu faire autrement ? » Peu à peu, l’apprenant apprend à évaluer ses propres démarches et à ajuster ses choix.

Cette capacité métacognitive est un levier puissant. Elle permet non seulement d’améliorer les apprentissages scolaires, mais aussi de transférer les stratégies d’un contexte à l’autre : ce que j’ai appris à faire en mathématiques, je peux aussi l’utiliser en sciences, en lecture, ou dans la vie quotidienne.

Vers l’autodétermination : rendre l’apprenant acteur

Si l’orthopédagogie soutient la réussite scolaire, son ambition va bien au-delà. L’objectif ultime est de favoriser l’autodétermination des apprenants. L’autodétermination, c’est la capacité à faire des choix, à exprimer ses préférences, à se fixer des objectifs et à croire en sa capacité de réussir.

Un apprenant autodéterminé n’attend pas passivement que les solutions viennent de l’adulte. Il devient acteur de son parcours. Cela suppose que l’orthopédagogue lui donne les moyens de s’auto-observer, de s’auto-évaluer et de choisir parmi différentes options celle qui lui convient le mieux.

Imaginons un adolescent qui a du mal à s’organiser dans son travail scolaire. L’orthopédagogue ne lui impose pas une méthode unique. Il lui propose plusieurs outils : un agenda papier, une application numérique, un planning mural. L’adolescent essaie, compare, ajuste, et finit choisir l’outil qui lui correspond. Ce choix, parce qu’il est le sien, a plus de chances d’être durable et efficace.

En développant l’autodétermination,l’orthopédagogie prépare l’apprenant non seulement à réussir à l’école, mais aussi à devenir un adulte capable de s’adapter, de décider et de prendre en main son avenir.

En résumé : une approche globale et inclusive

Parler d’orthopédagogie et accompagnement des élèves à besoins particuliers, c’est mettre en lumière une approche éducative profondément inclusive. C’est refuser de réduire les apprenants à leur trouble et reconnaître leurs besoins spécifiques. C’est bâtir des passerelles entre le scolaire et le paramédical pour favoriser le transfert et la généralisation. C’est préférer la remédiation à la rééducation, afin d’ouvrir des voies alternatives vers la réussite.

C’est aussi engager les apprenants dans une démarche métacognitive, leur donner les clés pour apprendre à apprendre, et les accompagner sur le chemin de l’autodétermination.

Conclusion

L’école inclusive ne peut se contenter de discours. Elle nécessite des pratiques concrètes, ancrées dans une compréhension fine des besoins des apprenants. L’orthopédagogie et accompagnement des élèves à besoins particuliers apporte cette réponse. En se plaçant au service des apprenants à besoins particuliers, elle rappelle une évidence : chaque jeune a la capacité d’apprendre, à condition qu’on lui donne les bons outils et qu’on l’accompagne avec bienveillance et expertise.

Plus qu’un soutien scolaire, l’orthopédagogie est une démarche d’émancipation. Elle aide les apprenants à contourner leurs difficultés, à prendre conscience de leurs forces et à construire un chemin d’apprentissage qui leur ressemble. En ce sens, elle participe pleinement à une école où chacun trouve sa place et où la réussite devient possible pour tous.

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