troubles neurodéveloppementaux : de quoi parle t on ?

Jeu à la loupe - captain flip

présomption de compétences

Projet 1 jeu à la loupe – Jour 7 | Captain Flip

compréhension de consignes

Décider sans certitude, accepter l’imperfection, s’adapter. Captain Flip met en lumière la façon dont nous faisons des choix sous incertitude et poursuivons malgré un résultat imparfait. Un jeu pertinent pour observer la prise de décision, la flexibilité et la régulation émotionnelle.

compréhension de consignes

Captain Flip : décider sans certitude et avancer malgré tout

Dans la vie réelle, nous sommes rarement face à des choix parfaitement clairs.
Il faut souvent décider sans tout savoir, accepter de ne pas optimiser et continuer même quand le résultat n’est pas celui espéré.

C’est exactement ce que met en scène Captain Flip.

Sous ses airs de jeu léger et coloré, il confronte les joueurs à une compétence centrale dans les apprentissages :
👉 faire un choix en situation d’incertitude, puis l’assumer.

Quand le choix compte plus que la chance

Captain Flip repose sur un mécanisme simple : on pioche une carte, on la révèle… et on décide si on la flippe (retourne) ou non.
La tentation est grande de résumer le jeu à la chance.

Et pourtant.

Ce qui fait la différence, ce n’est pas la carte tirée, mais :

  • le moment où l’on choisit de la retourner (ou non)

  • la capacité à renoncer à une option séduisante

  • la façon dont on s’adapte à ce qui est proposé (une fois la carte retournée, on a pas le droit de la remettre sur son recto)

On retrouve ici des situations très proches du quotidien :

  • choisir une stratégie de résolution sans être sûr qu’elle soit la meilleure

  • répondre à une question sans avoir toutes les informations

  • prendre une décision “suffisamment bonne”, faute de mieux

Le jeu met en lumière une affirmation fréquente :

vouloir le meilleur choix… quand il n’existe pas.

Accepter de ne pas optimiser

Dans Captain Flip, il est rare de réussir un coup parfait à chaque tour.
Il faut souvent se contenter d’un choix “acceptable”.

Certains joueurs ont beaucoup de mal avec cette idée :

  • ils hésitent longuement

  • regrettent immédiatement leur décision

  • se reprochent un flip “raté”

D’autres acceptent plus facilement de faire avec ce qui vient et avancent.

Cette différence est très parlante dans les apprentissages :

  • élèves qui n’osent pas répondre tant que ce n’est pas “parfait”

  • apprenants qui se bloquent peur de mal faire

  • adultes qui retardent une décision crainte de l’erreur

Captain Flip devient alors un support pour questionner :

Est-ce que ce choix est suffisant pour avancer ?

Gérer la frustration liée aux choix

Une mauvaise pioche, un flip décevant, un placement peu rentable…
La frustration est fréquente dans Captain Flip, mais rarement dramatique.

C’est précisément ce qui en fait un bon terrain d’observation.

On peut y voir :

  • la capacité à relativiser un tour “raté”

  • la manière de rebondir au tour suivant

  • la tendance à ruminer ou à ajuster

Ces réactions font écho à :

  • une note décevante

  • un exercice mal engagé

  • un projet qui n’avance pas comme prévu

Le jeu permet alors d’ouvrir une réflexion essentielle :

Que fais-je quand un choix n’a pas donné le résultat attendu ?

Ajuster plutôt que recommencer

Dans Captain Flip, on ne revient pas en arrière. Une carte posée reste en place.

Il faut donc faire avec :

  • ajuster sa stratégie

  • changer de priorité

  • accepter une configuration imparfaite

Cette posture est centrale dans la vie réelle :

  • lorsqu’une méthode ne fonctionne pas

  • quand une organisation est déjà en place

  • quand il est trop tard pour recommencer

Le jeu valorise alors une compétence souvent peu travaillée :
👉 l’adaptation en cours de route.

Pourquoi Captain Flip est un bon point de départ

Captain Flip est un excellent support pour les apprentissages, parce qu’il :

  • met en scène des choix simples mais engageants

  • rend visible la difficulté à décider sous incertitude

  • banalise l’erreur non dramatique

  • encourage l’ajustement plutôt que la perfection

Il permet de travailler :

  • la prise de décision

  • la tolérance à l’imperfection

  • la persévérance

  • la flexibilité 

Du jeu à la vie réelle : créer des ponts

Après une partie de Captain Flip, le dialogue peut naturellement s’ouvrir sur :

  • les situations scolaires où il faut répondre sans être sûr

  • les moments où il faut avancer malgré un résultat imparfait

  • la différence entre “choisir” et “choisir parfaitement”

  • les stratégies pour ne pas rester bloqué la peur de l’erreur

Le jeu devient alors un point d’appui pour comprendre sa façon de décider, bien au-delà du jeu.

RESSOURCE DU jour - A TELECHARGER

👉 PROJET 1 JEU A LA LOUPE – JOUR 7/365 – CAPTAIN FLIP

Parce que parfois, le plus important n’est pas de faire le meilleur choix…
mais d’oser en faire un, et de continuer ensuite.

Partager cet article :

Compréhension de consignes : un levier d’inclusion

Compréhension de consignes : un levier d’inclusion