Jour 13 dodo Un jeu à la loupe

Projet 1 jeu à la loupe – Jour 13…

troubles neurodéveloppementaux : de quoi parle t on ?

Jour 13 dodo

présomption de compétences

Projet 1 jeu à la loupe – Jour 13 | Dodo

compréhension de consignes

DODO, un jeu coopératif pour travailler coordination, mémoire et gestion du stress collectif.

compréhension de consignes

Dodo : coopérer quand le temps ne laisse pas le droit à l’erreur

Dans la vie réelle, on coopère rarement dans des conditions idéales.
À l’école, les projets collectifs avancent sous contrainte de temps.
Au travail, les décisions doivent être prises rapidement, parfois sans avoir toutes les informations.
Dans le quotidien, l’erreur individuelle a souvent des conséquences collectives.

C’est précisément dans ces contextes que DODO devient un jeu particulièrement intéressant.

Non pas parce qu’il apprendrait à “mieux coopérer” magie,
mais parce qu’il met en scène ce qui se passe quand il faut agir ensemble… alors que le temps presse.

Quand l’urgence devient collective

Dans DODO, le temps est un adversaire permanent.
L’œuf glisse inexorablement, et chaque tour compte.

Le joueur n’agit jamais seul :

  • chaque action individuelle a un impact direct sur le groupe,

  • chaque erreur retarde tout le monde,

  • chaque réussite bénéficie à tous.

Cette dynamique est très proche de nombreuses situations réelles :

  • travaux de groupe avec échéance,

  • projets collectifs évalués individuellement,

  • situations professionnelles où une erreur isolée affecte l’ensemble,

  • contextes où il faut “faire vite ensemble”.

Le jeu ne crée pas artificiellement l’urgence.
Il reproduit une pression temporelle collective, familière à beaucoup.

Gérer l’erreur quand elle n’est pas individuelle

Dans DODO, l’erreur n’est jamais “personnelle”.
Elle est immédiatement visible et partagée.

Cette caractéristique est essentielle, car elle met en lumière des réactions très contrastées :

  • certains joueurs se culpabilisent excessivement,

  • d’autres se désengagent pour ne plus “faire d’erreur”,

  • certains accélèrent pour compenser,

  • d’autres cherchent à reprendre le contrôle.

Ces réactions sont fréquentes :

  • chez des élèves en travail de groupe,

  • chez des professionnels confrontés à des projets collectifs,

  • dans toute situation où la responsabilité est partagée.

Le jeu permet alors d’ouvrir une question centrale :

Comment je réagis quand mon erreur impacte les autres ?

Coordonner sans tout contrôler

DODO oblige à coopérer, même s’il n’y a ni chef, ni stratégie parfaitement définie à l’avance.

Les joueurs doivent :

  • partager des informations partielles,

  • écouter les autres,

  • ajuster leurs actions en temps réel,

  • accepter de ne pas tout maîtriser.

On observe alors :

  • des joueurs qui parlent beaucoup, parfois trop,

  • d’autres qui agissent sans communiquer,

  • certains qui attendent des consignes,

  • d’autres qui prennent des initiatives risquées.

Ces profils sont très proches de ceux observés dans les situations de coopération réelle.

Rester engagé malgré la pression

À mesure que l’œuf se rapproche du bord, la tension monte.
La fatigue apparaît.

Certains joueurs décrochent. D’autres s’agitent. Certains maintiennent un engagement stable.

Cette capacité à rester engagé sous pression est essentielle :

  • lors d’évaluations collectives,

  • dans des projets à échéance serrée,

  • dans des contextes où le stress est partagé.

Le jeu rend visibles :

  • les décrochages liés au stress,

  • les sur-engagements épuisants,

  • les stratégies de régulation efficaces.

Quand la coopération devient un objet de réflexion

Dans DODO, la réussite ne dépend pas seulement de “bien jouer”.
Elle dépend de la qualité de la coopération.

Observer le jeu permet de questionner :

  • la circulation de l’information,

  • la répartition implicite des rôles,

  • la gestion des tensions,

  • la manière dont le groupe se régule.

Ces dimensions sont rarement explicitées dans les situations réelles, alors qu’elles sont déterminantes.

Du jeu à l’apprentissage : penser le collectif

DODO ne sert pas à entraîner la coopération répétition.
Il sert à la rendre visible, discutable et analysable.

Quand on prend le temps, après la partie, de mettre des mots sur :

  • ce qui a aidé le groupe,

  • ce qui a freiné,

  • ce qui a généré du stress,

  • ce qui a permis de se réguler,

alors le jeu devient un excellent support métacognitif.

Il permet de faire des liens explicites avec :

  • le travail de groupe à l’école,

  • les projets collectifs,

  • la gestion du stress partagé,

  • la responsabilité commune.

Pourquoi DODO est un excellent point de départ

DODO est un excellent support parce qu’il :

  • met la coopération au centre de l’action,

  • rend le stress collectif visible,

  • expose la gestion de l’erreur partagée,

  • crée une expérience commune facilement verbalisable.

Il offre un terrain sécurisé pour explorer des questions essentielles :

  • Comment je coopère sous pression ?

  • Qu’est-ce que je fais quand le groupe est en difficulté ?

  • Comment je régule mes émotions pour ne pas désorganiser le collectif ?

  • Comment pourrais-je transférer ces stratégies ailleurs que dans le jeu ?

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Compréhension de consignes : un levier d’inclusion

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jour 12 pikit Un jeu à la loupe

Projet 1 jeu à la loupe – Jour 12…

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jour 12 pikit

présomption de compétences

Projet 1 jeu à la loupe – Jour 12 | Pikit

compréhension de consignes

Le jeu est un excellent support pour travailler la planification, la prise de recul et la gestion émotionnelle face aux interactions. Il permet d’aborder la notion de choix stratégiques et de conséquences.

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Pikit : décider quand on ne sait pas tout

Dans la vie réelle, on prend rarement des décisions avec toutes les informations en main.
À l’école, il faut choisir une stratégie sans être sûr qu’elle sera la meilleure.
Au travail, il faut trancher malgré l’incertitude, les contraintes de temps ou les enjeux relationnels.
Dans le quotidien, on arbitre en permanence entre agir maintenant… ou attendre.

C’est précisément dans ces situations que PIKIT devient un jeu particulièrement intéressant.

Non pas parce qu’il apprendrait à “faire les bons choix”, mais parce qu’il met en scène ce qui se passe cognitivement quand on doit décider sans certitude.

Quand choisir implique forcément DE renoncer

Dans PIKIT, chaque lancer de dés ouvre plusieurs possibilités. Aucune n’est parfaite. Choisir une option, c’est renoncer aux autres.

Le joueur doit décider :

  • s’il joue une carte pour son effet immédiat,

  • s’il la conserve pour le score final,

  • s’il prend un risque pour voler,

  • ou s’il sécurise une position moins rentable.

Cette logique est très proche de nombreuses situations réelles :

  • investir de l’énergie maintenant ou plus tard,

  • tenter une réponse risquée ou rester dans le connu,

  • privilégier le court terme ou le long terme,

  • agir sans être sûr du résultat.

Le jeu ne crée pas artificiellement l’incertitude. Il reproduit la réalité du choix imparfait.

Gérer le risque (ou l’éviter à tout prix)

Très vite, des profils se dessinent.

Certains joueurs prennent systématiquement des risques.
D’autres sécurisent presque tout.
D’autres encore hésitent longuement, paralysés la peur de se tromper.

Ces fonctionnements sont omniprésents :

  • chez des élèves qui répondent au hasard pour “tenter”,

  • chez ceux qui n’osent jamais se lancer,

  • chez des adultes qui oscillent entre impulsivité et évitement.

PIKIT permet alors d’ouvrir une question essentielle :

Comment je décide quand aucune option n’est idéale ?

Différer une gratification immédiate

Une spécificité forte de PIKIT réside dans le dilemme permanent entre :

  • utiliser une carte maintenant pour son effet,

  • ou la garder pour un bénéfice futur.

Ce dilemme est cognitivement exigeant.

Il mobilise la capacité à :

  • se projeter dans le temps,

  • accepter de ne pas “voir” immédiatement le résultat,

  • résister à l’envie d’agir tout de suite.

On retrouve exactement ce mécanisme :

  • dans les apprentissages à long terme,

  • dans la gestion de l’effort,

  • dans la capacité à persévérer sans récompense immédiate.

Le jeu rend visible la difficulté à attendre pour mieux gagner.

Composer avec l’interaction et l’imprévisibilité

PIKIT n’est pas un jeu sans interaction. Les autres joueurs peuvent intervenir, voler, modifier l’équilibre.

Cette interaction ajoute une couche d’incertitude supplémentaire :

  • ce qui semblait un bon choix peut être remis en question,

  • une stratégie peut être perturbée l’action d’autrui,

  • l’émotion peut influencer la décision suivante.

Ces situations sont très proches :

  • du travail en groupe,

  • des contextes compétitifs ou collaboratifs,

  • des situations où les décisions des autres impactent directement les nôtres.

Le jeu permet d’observer comment chacun réagit à l’imprévu.

Quand l’émotion prend part à la décision

Dans PIKIT, les décisions ne sont jamais totalement rationnelles.
La frustration d’un vol, la satisfaction d’un bonus, la peur de perdre influencent les choix suivants.

Dans la vie réelle aussi, nos décisions sont rarement neutres émotionnellement.
Observer comment un joueur ajuste (ou non) ses choix après un événement émotionnel est extrêmement riche.

Le jeu rend visible :

  • les décisions impulsives,

  • les stratégies de compensation,

  • les renoncements dictés l’émotion.

Du jeu à l’apprentissage : rendre le choix conscient

PIKIT ne sert pas à apprendre à “bien choisir”. Il sert à rendre le processus de décision observable et discutable.

Quand on prend le temps, après la partie, de questionner :

  • pourquoi ce choix a été fait,

  • ce qui a pesé dans la balance,

  • ce qui a été anticipé ou non,

  • ce qui a été influencé l’émotion,

alors le jeu devient un support métacognitif intéressant.

Il permet de faire des liens explicites avec :

  • les choix scolaires (stratégies, méthodes),

  • les décisions professionnelles,

  • la gestion du risque et de l’incertitude au quotidien.

Pourquoi PIKIT est un excellent point de départ

PIKIT est un excellent support parce qu’il :

  • place le choix au cœur de l’action,

  • confronte à l’incertitude réelle,

  • rend visibles les arbitrages internes,

  • expose l’influence des émotions sur la décision.

Il offre un terrain sécurisé pour explorer des questions essentielles :

  • Comment je décide quand je ne sais pas tout ?

  • Qu’est-ce qui me pousse à prendre (ou éviter) le risque ?

  • Comment l’émotion influence mes choix ?

  • Comment pourrais-je décider autrement… ailleurs que dans le jeu ?

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Compréhension de consignes : un levier d’inclusion

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Jour 11 Moustache Un jeu à la loupe

Projet 1 jeu à la loupe – Jour 11…

troubles neurodéveloppementaux : de quoi parle t on ?

Jour 11 Moustache

présomption de compétences

Projet 1 jeu à la loupe – Jour 11 | Moustache

compréhension de consignes

Moustache est un jeu de plis à règles évolutives qui met les joueurs face à une complexité croissante… exactement comme dans de nombreuses situations d’apprentissage.

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Moustache : continuer à penser quand les règles s’accumulent

Dans la vie réelle, les règles ne se remplacent pas. Elles s’ajoutent.

À l’école, ce qui a été appris reste valable, mais de nouvelles exigences apparaissent.
Au travail, les procédures s’enrichissent, les attendus deviennent plus fins, les marges d’erreur se réduisent.
Dans le quotidien, on apprend à composer avec des règles implicites, des exceptions, des contextes changeants.

C’est précisément ce que met en scène Moustache.

Non pas parce que le jeu serait compliqué en soi, mais parce qu’il reproduit une réalité très courante :
faire avec de plus en plus de règles, sans perdre le fil.

Quand les règles ne disparaissent jamais vraiment

Dans Moustache, chaque manche ajoute une nouvelle règle.
Mais (et c’est essentiel) les règles précédentes restent actives.

Le joueur doit alors :

  • se souvenir de ce qui est déjà en place,

  • intégrer la nouveauté,

  • ajuster sa stratégie,

  • et accepter que ce qui fonctionnait avant ne fonctionne plus tout à fait.

C’est exactement ce que vivent de nombreux apprenants :

  • lorsqu’une nouvelle notion s’appuie sur les précédentes,

  • quand une consigne devient plus fine sans être reformulée,

  • quand on attend d’eux qu’ils “sachent déjà” certaines choses,

  • quand l’erreur ne vient pas d’un oubli total, mais d’une règle laissée de côté.

Le jeu ne crée pas artificiellement la complexité.
Il reproduit la logique cumulative des apprentissages.

Maintenir plusieurs règles actives en même temps

Très rapidement, on observe des différences marquées entre les joueurs.

Certains oublient les règles anciennes pour se concentrer sur la nouvelle.
D’autres tentent de tout garder en tête… et saturent.
D’autres encore sélectionnent inconsciemment ce qui leur semble le plus simple ou le plus rentable.

Ces fonctionnements sont extrêmement fréquents :

  • chez des élèves qui “oublient” ce qui a été vu les semaines précédentes,

  • chez ceux qui se perdent dès que plusieurs critères sont attendus,

  • chez des adultes qui simplifient uneÉ excessivement pour continuer à avancer.

Moustache permet d’ouvrir une question centrale :

Comment je fais pour gérer plusieurs règles sans en laisser tomber certaines sans m’en rendre compte ?

Adapter sa stratégie sans repartir de zéro

mesure que les règles s’accumulent, il devient nécessaire de modifier sa manière de jouer.
Pas tout changer, mais ajuster.

Or, ce type d’ajustement est cognitivement coûteux.

On observe alors :

  • des joueurs qui persistent dans une stratégie devenue inefficace,

  • d’autres qui changent trop souvent, sans stabiliser,

  • certains qui abandonnent toute planification et jouent “au coup coup”.

Ces réactions font écho à :

  • des élèves qui n’osent plus changer de méthode,

  • d’autres qui changent sans cesse sans consolider,

  • des apprenants qui perdent confiance dès que la tâche se complexifie.

Composer avec l’incertitude et l’interdépendance

Moustache ajoute une autre dimension essentielle :
les joueurs jouent en équipe, avec des alliances temporaires, tout en conservant un objectif individuel à long terme.

Cela oblige à :

  • coopérer sans tout contrôler,

  • accepter des choix faits d’autres,

  • gérer la frustration quand une décision collective va à l’encontre de sa stratégie personnelle.

Dans la vie réelle, ces situations sont omniprésentes :

  • travail de groupe,

  • projets collectifs évalués individuellement,

  • contextes où il faut faire confiance sans tout maîtriser.

Le jeu rend visible la manière dont chacun gère cette tension entre collectif et individuel.

Quand la surcharge devient visible

Plus la partie avance, plus la charge cognitive augmente.
Et cette montée en complexité agit comme un révélateur.

Elle met en lumière :

  • les seuils de saturation,

  • les stratégies d’évitement,

  • les moments de décrochage,

  • mais aussi les capacités d’adaptation progressive.

On n’observe pas seulement ce que le joueur sait, mais comment il continue à fonctionner quand ça devient plus exigeant.

Du jeu à l’apprentissage : rendre la complexité reflexive

Moustache, seul, ne rend pas “meilleur” face à la complexité. Mais il permet de la rendre visible, partageable et analysable.

Lorsque l’on prend le temps, après la partie, de questionner :

  • ce qui a été oublié,

  • ce qui a été priorisé,

  • ce qui a mis en difficulté,

  • ce qui a permis de s’ajuster,

le jeu devient un support pour travailler la métacognition. Il permet de faire des liens explicites avec :

  • les apprentissages cumulatifs,

  • les consignes complexes,

  • les règles implicites,

  • les situations où “tout compte”.

Pourquoi Moustache est un excellent point d’appui

Moustache est un excellent support parce qu’il :

  • rend la complexité progressive et concrète,

  • expose les limites de la mémoire de travail,

  • met en lumière les stratégies d’adaptation,

  • crée une expérience riche, commune et verbalisable.

Il offre un terrain sécurisé pour explorer des questions essentielles :

  • Comment je fais quand il y a trop de règles ?

  • Qu’est-ce que je priorise… et pourquoi ?

  • À quel moment je perds le fil ?

  • Comment pourrais-je m’y prendre autrement, ailleurs que dans le jeu ?

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Compréhension de consignes : un levier d’inclusion

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jour 10 Panic Lab Un jeu à la loupe

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jour 10 Panic Lab

présomption de compétences

Projet 1 jeu à la loupe – Jour 10 | Panic Lab

compréhension de consignes

Sous ses airs de jeu d’observation rapide, Panic Lab confronte les joueurs à une réalité bien plus complexe : gérer des règles qui changent en permanence.

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Panic Lab : penser juste quand tout change autour de soi

Dans la vie réelle, les règles sont rarement stables longtemps.
À l’école, une consigne se précise, s’enrichit, se complexifie.
Au travail, un détail change, une exception apparaît, un nouveau paramètre s’ajoute.
Dans le quotidien, ce qui était valable hier ne l’est plus tout à fait aujourd’hui.

C’est précisément dans ces situations que Panic Lab devient un jeu particulièrement intéressant.

Non pas parce qu’il entraînerait à observer plus vite, mais parce qu’il met en scène ce qui se passe cognitivement quand le cadre change en permanence.

Quand la bonne réponse dépend du contexte… et pas seulement de la règle

Dans Panic Lab, le joueur ne cherche pas “la bonne réponse” au sens absolu. Il cherche la bonne réponse dans ce contexte précis, à cet instant précis.

Les critères sont multiples :

  • une couleur,

  • un monstre,

  • une caractéristique,

  • parfois une inversion,

  • parfois une exception.

Et surtout :
ce qui était juste une seconde plus tôt peut devenir faux après l’ajout d’une règle.

C’est exactement ce que vivent de nombreux apprenants :

  • quand une consigne comporte des exceptions,

  • quand un détail modifie toute la réponse,

  • quand une règle apprise doit être inhibée temporairement,

  • quand il faut tenir compte d’un “sauf si…”.

Le jeu ne complexifie pas artificiellement la tâche. Il reproduit la réalité des consignes conditionnelles.

Appliquer une règle… ou comprendre quand elle ne s’applique plus

Un premier fonctionnement apparaît très vite :
certains joueurs appliquent une règle même quand elle n’est plus valable.

Ils savent. Mais ils savent trop vite.

On retrouve ce mécanisme :

  • chez des élèves qui répondent juste… dans le mauvais exercice,

  • chez ceux qui appliquent une procédure sans vérifier le contexte,

  • chez des adultes qui continuent “comme avant” malgré un changement annoncé.

Panic Lab permet d’ouvrir une question centrale :

Comment je fais pour vérifier que la règle que j’utilise est bien la bonne… ici et maintenant ?

Gérer la surcharge cognitive sans se figer

À mesure que la partie avance, la charge cognitive augmente.
Il faut maintenir plusieurs critères actifs, en inhiber certains, en activer d’autres.

Face à cette surcharge, on observe des profils très différents :

  • certains accélèrent et se trompent davantage,

  • certains se figent, incapables de trancher,

  • certains simplifient à l’extrême et “oublient” des règles,

  • d’autres ralentissent volontairement pour sécuriser.

Ces réactions sont très proches de celles observées :

  • en situation d’évaluation complexe,

  • face à des tâches multi-consignes,

  • quand trop d’informations arrivent en même temps.

Le jeu rend visible le seuil de surcharge propre à chacun.

Le piège du “presque juste”

Panic Lab est particulièrement intéressant pour une raison souvent sous-estimée :
beaucoup d’erreurs sont presque correctes.

Un bon monstre… mais pas la bonne couleur.
Un bon critère… mais inversé.
Une réponse logique… dans un autre contexte.

C’est exactement ce qui se produit :

  • dans les copies d’élèves “presque réussies”,

  • dans les erreurs d’inattention,

  • dans les situations où l’on comprend… mais pas complètement.

Le jeu permet alors de travailler une compétence essentielle mais rarement explicitée :

apprendre à vérifier avant de valider.

Du jeu à l’apprentissage : rendre l’adaptation consciente

Panic Lab ne sert pas à “entraîner la flexibilité” au sens mécanique.
Il sert à la rendre observable et discutable.

Quand on prend le temps, après la partie, de questionner :

  • ce qui a été oublié,

  • ce qui a été appliqué trop vite,

  • ce qui a déclenché l’erreur,

  • ce qui a aidé à réussir,

alors le jeu devient un outil métacognitif puissant.

Il permet de faire des liens explicites avec :

  • les consignes scolaires complexes,

  • les situations où “il fallait faire autrement”,

  • les contextes où ralentir légèrement change tout,

  • les moments où l’on sait… mais où l’on n’a pas vérifié.

Pourquoi Panic Lab est un excellent point de départ

Panic Lab est un excellent point de départ parce qu’il :

  • met en scène des règles non stables,

  • rend visibles les automatismes cognitifs,

  • expose la surcharge et ses effets,

  • crée une expérience commune facilement verbalisable.

Il offre un terrain sécurisé pour explorer des questions essentielles :

  • Comment je fais quand le cadre change ?

  • À quel moment je dois inhiber une réponse pourtant “logique” ?

  • Qu’est-ce qui me fait perdre en précision ?

  • Comment je peux ajuster ma manière de réfléchir… ailleurs que dans le jeu ?

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